Florimont – Aimon de Varennes

 Florimont

Florimont s’introduisant par ruse chez Romadanaple
Mss, fr. 12566, f. 140 vo
© Bibliothèque nationale de France.

 

Je vous en parlais avec Perrinet Dupin, voici l’histoire de Florimont (1188), roman tiré d’une légende concernant la fondation de Philippopolis. Cette indication est donnée en prologue par Aimon de Varennes lui-même afin – je présume – d’apporter du crédit à ce texte de 13 000 octosyllabes dont le cadre antique et oriental (ou pseudo-oriental) n’est que prétexte à l’aventure de son héros. Il précise d’ailleurs que s’il a rapporté son texte de cette contrée lointaine, il a préféré le traduire non pas en latin mais « dans le dialecte de l’Île de France ». Seul « hic » dans tout cela : il annonce un peu plus loin dans le texte qu’il l’a d’abord traduit du grec au latin… Bon, on s’y perd, tout comme dans l’histoire d’ailleurs…

Florimont est le fils du duc d’Albanie et le futur gendre de Philippe de Macédoine. Ce dernier est attaqué par Camdiobras, roi de Hongrie. Bien entendu, avec l’aide de Florimont, Philippe va le mettre à mal. Reconnaissant, le roi donnera en récompense au sauveur sa fille, Romadanaple, et son royaume. Florimont aura un fils, Philippe II. Il le mariera à Olympias et le jeune couple donnera naissance à Alexandre qui s’inscrira dans la légende sous le nom d’Alexandre le Grand. Florimont se rattrape ainsi de son passé. En effet, il avait eu, avant d’arriver en Macédoine, une liaison avec une fée. Il ne devait, sous aucun prétexte, la révéler. Vous devinez la suite… Le secret est éventé et Florimont, surnommé « le Povre (sic) perdu », se vit obligé de partir vers de nouvelles aventures.

Aimon de Varennes s’est inspiré d’un autre roman, Partonopeus de Blois, (auteur anonyme mais certains lui en attribuent la paternité), dans lequel on retrouve justement la liaison avec une fée. Mais le parallèle s’arrête là. D’ailleurs, ce thème fleurit dans la littérature médiévale. Il n’est donc pas étonnant de le retrouver ici. On pense à Mélusine bien sûr, mais également au Lai de Lanval de Marie de France.

On déplore tout de même un manque de réalisme et même de mystère dans ce très long texte qui, pourtant, a eu du succès jusqu’au XVIe siècle.

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Une réflexion sur “Florimont – Aimon de Varennes

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