Louis de Funès ; regardez-moi là, vous ! / Sophie Adriansen

 

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Au Panthéon des comédiens que j’apprécie tout particulièrement, figure Louis de Funès. Que ce soit ses tous petits rôles ou les plus connus, je me délecte de le regarder. Bien entendu, on retiendra ses mimiques, ses répliques, mais ce n’est pas non plus tout ce qui a fait le talent de cet acteur. Louis de Funès est charismatique. Certes, il avait une tête de clown, mais il fait justement partie de ceux qui avaient « une gueule ».

Sophie Adriansen rend hommage à ce grand acteur avec cette biographie quelque peu originale, associant, bien évidemment, la vie de l’auteur à des anecdotes mais également à des fiches de cinéma. Cela allège le texte et en rend plus plaisante la lecture. Sophie n’en est pas à son coup d’essai et elle montre, par là-même, qu’elle peut écrire sur tous les sujets, sur tous les thèmes. Quel talent ! En effet, j’avais déjà lu son roman jeunesse,  J’ai passé l’âge de la colo ! et je la découvre ici dans un tout autre registre. Inutile donc d’essayer de la cataloguer ! Si vous devez lui mettre une étiquette, il n’y en a qu’une : « Talent ».

J’ai appris énormément de choses à la lecture de cet ouvrage. On croit souvent tout savoir sur un artiste… et pourtant… Merci beaucoup Sophie pour cette fabuleuse biographie et, surtout, pour ta simplicité.

 

 

Extrait :

Les rôles se sont inversés depuis Le Capitaine Fracasse, où c’était de Funès qui jouait les faire-valoir du charismatique Jean Marais. D’autant que si l’on peut encore considérer que Louis a le deuxième rôle dans Fantômas (1964), il est évident qu’il tient le premier dans Fantômas se déchaîne (1965) et dans Fantômas contre Scotland Yard (1967) – et ce, malgré la remarquable performance de Marais dans son rôle multiple, qui lui vaut de longues heures de maquillage et de préparation, et qui est le plus bel hommage qu’il pouvait rendre à son idole Pearl White et aux feuilletons cinématographiques.

Les rapports entre les deux acteurs, cordiaux jusqu’alors, s’en ressentent. Jean, dont même Mylène Demongeot constate l’amertume, reste courtois, mais l’orage n’est jamais loin. À tel point qu’à la sortie en salles de Fantômas contre Scotland Yard – considéré par beaucoup comme le meilleur des trois épisodes de la série d’Hunebelle – en mars 1967, Jean Marais fait remarquer qu’on aurait dû changer le titre et intituler le film « Juve contre Scotland Yard ».

 

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