Jeu concours chez Roxane Marie Galliez : La lettre de la Gardienne

Roxane Marie Galliez organise un concours à partir de son livre Le Pêcheur d’étoiles. Je vous laisse le découvrir ici.

La consigne est la suivante :

« Avant de partir, la Gardienne a écrit une lettre, que le Phénicien lira peut-être, si elle ne s’est pas envolée… »

 

Voici mon texte :

 

Barbar,

Je souhaite qu’à leur lecture, ces quelques lignes restent gravées dans ton âme comme ces étoiles qui scintillent et que tu affectionnes tant. Les Hommes ont oublié que le monde ne pourrait fonctionner sans les éléments. L’eau, la terre, l’air, le feu… sont ce qui donne vie en s’imbriquant. Tu l’as compris et tu es devenu un élu. Mais comme tout novice, tu as dû essayer de comprendre par toi-même, choisir ta voie. Tu t’es trompé, tu t’es fourvoyé. Tu as cru copier ton maître. Mais tu n’avais pas réfléchi. Tu n’avais pas réellement écouté la leçon qu’il t’offrait. Tu n’avais pas entendu. Tu t’es entêté à vouloir devenir ce que tu n’étais pas. Pourtant, j’ai essayé de te mettre sur la voie, sur ta voie. Pourquoi refuser ton identité ? C’est ce qui t’a perdu. 

 

L’erreur est humaine, Barbar. Mais ne pas l’accepter, ne pas rectifier, c’est s’enfoncer dans la douleur et la perdition. Oh, rien de physique, non ! Mais tu te bats avec ta conscience. Tu as refusé de te révéler mais tu aurais dû comprendre que je connaissais ton histoire. Se cacher, au fond, ne sert pas à grand chose. Pourquoi ne pas avoir dit que tu étais marié avec la fille du marchand d’or ? Cela te surprend que je le sache ? Tu n’as pas voulu voir que je lisais dans ton âme. Que je n’écrivais pas une histoire. Tu étais en train d’écrire la tienne, teintée de déni, de refus et de peur. Tu as essayé d’enfouir au plus profond de toi tes sentiments. Tu as refusé de changer tes habitudes. Mais on lit en toi comme dans un livre ouvert. Tu n’as pas compris une chose : je parlais des quatre éléments au début de cette lettre… Ils ne fonctionnent pas seuls. Une force motrice les fait avancer : l’amour. Le refuser, c’est exposer sa vulnérabilité mais c’est aussi faire souffrir l’autre. Le simuler est encore pire. A partir de là, je ne pouvais plus rien faire pour toi. On ne peut pas aider celui qui ne le veut pas. Je t’offrais l’amour éternel mais tu l’as laissé partir en poussière. Je suis certaine qu’au moment où tu lis ces mots, tu réfléchis sur tes actes.

 

Tu sais à présent ce qu’il te reste à faire. L’Aube revient toujours… à condition de le vouloir. Toi seul détiens la clé de ton destin. 

 

Ta Gardienne.

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