Juste avant l’automne – Roxane Marie Galliez

 

Résumé : 

 Marié à Reine depuis près de vingt ans, Antoine voudrait la quitter pour vivre avec Ariane. Malgré ses doutes et ses contradictions, il s’est promis de parler à sa femme avant la fin de l’été.

Reine, en chagrin, à la dérive, assiste à la fin de son histoire qui s’envole. Tandis qu’Ariane, amoureuse cachée d’Antoine depuis des années, attend, console, pardonne et souffre, comme les autres.

En 16 dates, du premier au dernier jour de l’été, les trois protagonistes racontent ce qu’ils ressentent, ce qu’ils voudraient, et c’est toute leur vie qui défile, leur rappelant qu’un seul geste pourrait leur permettre de prendre leur bonheur.

Un geste qu’ils réaliseront, peut-être, juste avant l’automne.

 

Mon avis :

Encore un merveilleux texte de Roxane Marie Galliez qui, décidément, nous gâte ! Rappelez-vous… Le Pêcheur d’étoiles, petit conte philosophique qui m’avait marquée. Ici, à travers ce roman à trois voix (Antoine, le mari, Reine, l’épouse et Ariane, la maîtresse), on est à la fois loin du conte et tout proche. Car le pêcheur s’était rendu compte qu’il n’aimait pas sa femme et faisait tout un parcours initiatique à la recherche du bonheur. Que font nos trois personnages ici ? Au final, la même chose. C’est peut-être en faisant des erreurs que l’on trouve sa voie.

Juste avant l’automne est un titre évocateur, un titre ayant un double sens. En effet, il y a la saison, bien sûr, très présente, mais il y a également l’automne de la vie, l’automne de sa destinée. Quelle puissance évocatrice dans le style, quelle poésie dans la plume ! Roxane Marie Galliez joue avec nos sentiments dans cette histoire somme toute (et malheureusement) banale d’un couple qui se déchire sous fond d’adultère. Comment sublimer le quotidien…

 

Extrait :

La musique m’étouffe à présent. J’ai le vertige un moment. Quitter Reine je pense que je le pourrais, mais comment vivre cela avec les enfants ? L’idéal serait de recommencer, tout recommencer. Reine pourrait m’aimer, je pourrais lui donner envie de m’aimer et nous élèverions nos enfants. Il faudrait tenir encore dix ans. J’aurais alors plus de 60 ans.

Tenir dix ans.

Perdre mes années les plus belles, les plus vigoureuses au nom d’une ridicule raison. Et flétrir, et faner, sans désir. En regardant le bonheur s’éloigner, s’écouler comme grains de sable entre mes doigts refermés.

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2 réflexions sur “Juste avant l’automne – Roxane Marie Galliez

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