Pline l’Ancien

Histoire Naturelle

Non, nous n’avons pas tout inventé, trouvé, créé… il n’y a qu’à lire et relire les documents de nos ancêtres pour en avoir la preuve. Dans l’Histoire Naturelle de Pline l’Ancien, on peut avoir un panel complet de la faune, de la flore et de l’être humain. On pourra s’apercevoir, notamment dans le livre second, que la recherche concernant le monde médical était active. Bon, bien sûr, on pourra s’étonner de certains remèdes, surtout ceux faits à base de fiel ou de fiente. Saviez-vous que l’on préconisait souvent la fiente de chat pour calmer divers maux ?

Allez, quelques extraits (traduction de E. Littré) :

XLVI

3. On vante aussi la graisse de renard, mais particulièrement les excréments de chat appliqués avec une quantité égale de moutarde. La poudre ou la cendre de corne de chèvre, et surtout de bouc, avec addition de nitre, de graine de tamarix, de beurre et d’huile, empêche merveilleusement les cheveux de tomber; il faut préalablement raser la tête. La cendre de chair de chèvre, appliquée avec de l’huile, rend les sourcils noirs. Le lait de chèvre enlève, dit-on, les lentes; la fiente avec du miel guérit l’alopécie. La cendre de la corne des pattes avec de la poix empêche les cheveux de tomber. On calme la douleur de tête avec la cendre de lièvre et de l’huile de myrte; on la guérit aussi en buvant l’eau qui reste de la boisson d’un bœuf ou d’un âne, et, si nous y ajoutons foi, en portant en amulette les parties génitales d’un renard mâle. La cendre de corne de cerf appliquée avec du vinaigre, ou de l’huile rosat, ou de l’huile d’iris, a le même effet.

LXVI.

1. La chair de cerf est un fébrifuge, comme nous l’avons dit (VIII, 50, 8). Les fièvres réglées sont guéries, si nous en croyons les mages, par l’œil droit d’un loup, salé, et porté en amulette. Il est une espèce de fièvre qu’on appelle amphémèrine : on s’en guérit, dit-on, en avalant dans deux hémines d’eau trois gouttes de sang tirées de la veine de l’oreille d’un âne. Pour la lièvre quarte les mages recommandent d’attacher des excréments de chat avec le doigt d’un hibou, et, pour qu’il n’y ait pas récidive, de garder cela jusqu’après le terme du septième accès.

2. Qui a pu, dites-moi, inventer un pareil remède? Quel est ce mélange ? Pourquoi a-t-on choisi de préférence le doigt d’un hibou? De plus modestes ont dit qu’il fallait prendre dans du vin, avant l’accès de la fièvre quarte, le foie d’un chat tué au décours de la lune, gardé dans du sel. Les mêmes mages appliquent sur les doigts des pieds la cendre de la bouse de boeuf arrosée avec de l’urine d’enfant, et attachent aux mains un cœur de lièvre. Avant l’accès, ils font boire de la présure. On donne aussi avec du miel de fromage de chèvre frais, dont on a exprimé avec soin le petit-lait.

LXXVI.

1. On fait sortir les épines et autres corps étrangers par les excréments de chat, par la crotte de chèvre dans du vin, par une présure quelconque, mais surtout par celle de lièvre, avec de la fleur d’encens et de l’huile, ou avec un poids égal de glu, ou avec la propolis. On ramène à la couleur du reste du corps les cicatrices noires, avec du suif d’âne; le fiel de veau échauffé les efface; les médecins y ajoutent de la myrrhe, du miel et du safran, et le gardent dans une boîte de cuivre; d’autres y mêlent de la fleur de cuivre.

 

 

 

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