Romanesque – Tonino Benacquista

romanesque

 

Quatrième de couverture :

Un couple de Français en cavale à travers les États-Unis se rend dans un théâtre, au risque de se faire arrêter, pour y voir jouer un classique : Les mariés malgré eux. La pièce raconte comment, au Moyen Âge, un braconnier et une glaneuse éperdument amoureux refusent de se soumettre aux lois de la communauté.
Malgré les mille ans qui les séparent, les amants, sur scène comme dans la réalité, finissent par se confondre. Ils devront affronter tous les périls, traverser les continents et les siècles pour vivre enfin leur passion au grand jour.

Mon avis :

Je souhaitais lire cet auteur depuis un bon moment. Valentyne a exaucé mon vœu en m’offrant très gentiment ce livre et je l’en remercie encore. D’autant plus qu’elle a choisi un livre où le thème médiéval était présent. Et vous savez que je n’y résiste pas !

J’ai donc découvert ce fameux Tonino Benacquista dont on me parle depuis un bon moment. J’avoue avoir été plutôt décontenancée par le style. Je ne m’attendais pas du tout à cela. Ce roman imbrique deux histoires, l’une se passant, vous l’avez deviné, au Moyen Âge, et l’autre plus contemporaine. Bien évidemment, il y a un lien entre les deux, notamment la fuite des amants. Je vous laisse lire la quatrième de couverture. Inutile d’en dire plus.

Si vous pensez vous asseoir tranquillement dans votre fauteuil et vous reposer en lisant ce livre, c’est raté ! L’auteur nous embarque dans une sorte de road-movie aux multiples rebondissements. Les amants médiévaux m’ont fait penser, par certains aspects, à Héloïse et Abélard. Les contemporains, en revanche, sont à peine effleurés… ce que j’ai trouvé dommage au départ mais l’on comprend pourquoi à la fin. Une fin magistrale qui vient bouleverser toute la lecture et en changer la perspective. Le roman se transforme sous nos yeux en un conte moderne. C’est du grand art !

Extrait : 

La force de cet amour-là n’a pas besoin de discours, de sociologie, d’analyses conceptuelle: il s’est rebellé, il a pris le maquis, il a mordu un système entier, griffé un pouvoir en place, piétiné une autorité. Et tant qu’ils sont en cavale, on souhaite aux fugitifs un destin hors du commun, sauvage, et jamais révélé.