Quelques adieux – Marie Laberge

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Quatrième de couverture :

Il est des amours lumineux. Il en est d’autres obscurs, irrémédiables, au bord desquels on est pris de vertige et dont on sait qu’ils nous briseront. François n’aurait jamais cru qu’il vivrait les deux – et qu’il les vivrait en même temps. Que l’un et l’autre lui sembleraient aussi essentiels, aussi inséparables que les deux moitiés d’un même fruit. Anne l’incandescente, la violente, fuit l’amour, s’en défend comme s’il contenait sa mort. Elisabeth y consent cœur et bras ouverts, sans jamais considérer le prix d’un tel abandon. Pour tous trois, François, Anne, Elisabeth, l’amour scande des rythmes effrénés ou apaisés, mais toujours déchirants.

 

Mon avis :

J’ai découvert ce livre sur le blog de mon amie Lili et sa critique faisait tellement envie que je me suis laissée prendre au jeu. En effet, je ne lis que très peu de romans d’amour, encore moins lorsqu’il s’agit d’adultères. Pourtant là, j’ai aimé. Il faut bien avouer que le style de Marie Laberge, que je ne connaissais pas, y est pour quelque chose ! C’est bien écrit, le style est alerte. On a envie de tourner les pages, de savoir… et l’on oublie presque qu’il s’agit ici de passions coupables.

Je suis friande de romans québécois. J’ai découvert cela il y a peu mais depuis, je les lis avec frénésie. Cependant, jusqu’à présent, les histoires se passaient dans le Québec du XIXe siècle ou du début du XXe. C’est le premier qui se passe à notre époque. De ce fait, il m’a manqué ce sentiment d’évasion que je recherche, je pense, chez les écrivains du Grand Nord. En même temps, je ne peux pas en vouloir à Marie Laberge puisque son histoire est concentrée sur les rapports humains et la passion qui les lie.

 

Extrait :

Elle est là. Elle est venue. Le monde est sauvé. La mort est remise à plus tard. Et c’est bien tout ce qu’il lui demande. Comment François peut-il expédier rapidement tout ce monde ? Comment finit-il par être libre alors que les corridors se remplissent? Il veut lui parler, lui dire. Mais Anne ne veut pas de paroles, ni de promesses. Elle veut le pacte du corps, celui qui, dans leur délire éblouissant, les scelle l’un à l’autre, les soude. Et François sait cela s’il l’a oublié. Et son corps et ses mains se souviennent de l’exacte mesure de cette démesure lorsqu’il saisit Anne et la ploie et la recommence en pleurant d’amour.

Valentyne, du blog La Jument Verte, a lu Ceux qui restent. Retrouvez sa chronique ici.

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11 réflexions sur “Quelques adieux – Marie Laberge

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