Le goût du soleil – Christian Laborie

laborie

Quatrième de couverture :

Dans ces terres cévenoles gorgées de soleil où il a trouvé refuge, le jeune Catalan Emilio incarne, malgré lui, la figure de l’estranger. Ouvrier agricole au domaine des Grandes Terres, respecté pour son sérieux et son expertise de la vigne, le jeune homme n’oublie pas les siens et la sourde menace qui plane sur son pays. Lorsqu’il rencontre un soir de printemps 1936 Justine, la fougueuse fille de son patron, son destin bascule. Ils sont aimantés l’un vers l’autre en dépit de tout ce qui les sépare.
Mais quand Sébastien Rochefort, grand reporter, lui propose de l’accompagner en tant qu’interprète pour couvrir le conflit qui, déjà, gronde de l’autre côté de la frontière, Emilio doit choisir. Vite.
Peut-il renoncer à ses profondes convictions, abandonner les siens, et Maria, sa fiancée de toujours, qui l’attend là-bas ?

Roman sur l’exil, la fraternité, l’engagement, les tourments du cœur, Le Goût du soleil est une grande fresque cévenole à la fois intimiste et universelle.

Mon avis :

Emilio arrive en France en 1934, fuyant non pas la guerre mais le chômage. Il rejoint sa tante et son oncle dans un petit village des Cévennes, Montpezat, situé près de Nîmes. Il laisse derrière lui sa famille et, surtout, sa fiancée, Maria. Il est déchiré lui aussi, entre son pays et ses amours. Oui, amours au pluriel. En effet, il tombe amoureux de Justine, la fille de son patron, propriétaire terrien cévenol. Cette liaison est découverte. Les ouvriers agricoles jasent et un voisin bien intentionné se charge de prévenir le père. Justine n’a plus vraiment le choix : soit elle assume sa relation et Emilio sera licencié, soit elle y met un terme. Elle décide de s’éloigner mais le désir est plus fort que tout. Les amants se cachent. Mais c’est sans compter sur Irène, la jeune sœur… Lorsque arrive un reporter qui demande à Emilio de le suivre en Espagne, celui-ci voit dans ce départ une issue…

C’est le deuxième roman que je lis de cet auteur. Après L’Enfant rebelle, voici la suite des aventures des Rochefort. Dans cet opus, Christian Laborie mêle Histoire et terroir. En effet, on retrouve ici l’exil qu’ont dû subir de nombreux catalans et espagnols afin de fuir la misère ou la répression ; le tiraillement de ces mêmes personnes, partagées entre la protection d’un côté et leurs racines de l’autre ; l’accueil…

J’ai pris plaisir à lire ce livre riche en enseignement.

Extrait :

L’officier qui les reçut à Lérida avant leur départ pour le front les avertit :
– Sachez que, si vous tombez dans les mains des nationalistes, je ne donne pas cher de votre peau ! Surtout vous, Emilio Alvarez. Ils ne vous rateront pas, même si vous ne portez pas l’uniforme républicain ! Soit ils vous fusilleront sans autre forme de procès, soit ils vous enrôleront de force dans leurs rangs. Quant à vous, messieurs les Français, ils essaieront de vous faire parler avant de se débarrasser de vous. (P220)
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2 réflexions sur “Le goût du soleil – Christian Laborie

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