La main à couper – Étienne Périer

...la main à couper

Oui, en ce moment, je me délecte des films avec Bernard Blier, Michel Serrault et Michel Bouquet. Et ce petit film qui était complètement passé à la trappe est ressorti de nos piles de VHS avec plaisir.

Hélène Noblet (Lea Massari) vit une existence tranquille avec son mari médecin (Michel Bouquet), ses deux enfants et le magasin d’antiquités dont elle s’occupe avec une amie. Un quotidien paisible en apparence mais qui ne l’est pas tant que ça. En effet, Hélène a un amant, Philippe, bien plus jeune qu’elle puisqu’il s’agit d’un ami de son fils. Tout bascule le jour où elle le retrouve mort. Dans l’affolement, elle aperçoit quand même un petit carnet de téléphone qui pourrait la compromettre puisque son nom y est inscrit ; ce même jour, on lui vole sa voiture et, le lendemain, le carnet. De plus, elle est suivie et doit faire face à un maitre-chanteur, Henricot (Michel Serrault). Elle se demande si son mari, qui tient des propos pouvant avoir un lien avec le meurtre, n’est pas dans la combine.

Ce film est un petit bijou ! Noir à souhait, avec un Michel Bouquet rusé et sournois à l’extrême, un suspense de bout en bout jouant sur la psychologie… Bref, à voir et à revoir !

Par le sang des autres – Marc Simenon

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Pour répondre à la question que vous vous posez certainement, oui, Marc Simenon est bien le fils de Georges. Je ne connaissais pas ce film, je dois bien l’avouer, sorti en 1974. Et, finalement, je n’avais pas raté grand chose car ce n’est pas vraiment une réussite (ces propos n’engagent que moi, bien sûr). Pourtant, on retrouve bon nombre d’acteurs connus (Bernard Blier, Yves Beneyton, Robert Castel, Francis Blanche, Mylène Demongeot [épouse de Marc Simenon à l’époque],  Claude Piéplu, Charles Vanel), comme quoi, si le scénario est poussif, il le restera, même avec de bons comédiens.

Et c’est le cas ici. J’attendais mieux. Oui, tiens, au fait, que je vous dise en substance l’histoire : un jeune déséquilibré entre dans une maison, viole la femme qui y était en vacances, la blesse en la frappant d’un coup de crosse et prend sa fille en otage. Il veut, en échange, qu’on lui amène la plus belle fille du pays…

Bon, allez, un point positif : le film a été tourné dans les Cévennes et c’est toujours un régal de voir ces paysages.

Armaguedon – Alain Jessua

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Lorsque Monsieur tout le monde devient cinglé, cela peut faire peur… C’est le cas ici de Louis Carrier (joué par Jean Yanne) dont le seul but est de devenir célèbre. Bien évidemment, ce ne sera pas en faisant quelque chose de bien, car cet homme a un problème avec la société et compte bien se venger. Certes, il n’a pas eu une enfance facile – sa mère est partie avec un de ses amants, les laissant, son frère et lui, seuls avec leur tante – et il a développé une haine qu’il fait ressortir en devenant complètement mégalo. Les sentiments ne font pas partie de sa vie. Il va, pour mettre au point son plan, s’aider d’un pauvre hère, à qui il va promettre monts et merveilles sans vraiment se soucier de ce dernier. La police est sur les dents et va s’aider d’un psychanalyste reconnu (Alain Delon) afin de mettre fin aux agissement de ce psychopathe.

Encore un film qui fait froid dans le dos et qui montre jusqu’où peut aller la folie lorsqu’on accumule, comme le personnage, des blessures sans vouloir ou trouver le moyen d’en parler. Il suffit d’une petite étincelle pour mettre le feu aux poudres. Autant Jean Yanne est à la fois fascinant et abject, incarnant admirablement le personnage, autant Alain Delon est décevant. Son rôle de médecin est bien trop lisse et aurait pu être joué par monsieur tout le monde. On ne peut pas toujours être excellent, on se lasserait…

 

 

L’Inspecteur Harry – Don Siegel

Clint Eastwood ne se cantonne pas qu’aux westerns (et même si je n’aime pas trop ce genre, il est fabuleux dans la trilogie des dollars de Sergio Leone), même s’il joue souvent le rôle de justicier. Car l’Inspecteur Harry (Dirty Harry, surnommé ainsi car il s’occupe souvent des affaires les plus glauques) est un policier hors-norme qui fait fi des règles et des lois et qui serait plutôt adepte de la loi du talion.

Harry Callahan se retrouve aux prises avec le dénommé Scorpio (ou Scorpion dans la version française, vous l’aurez compris), un type pas très sympa, tueur en série de son état qui s’est mis dans la tête de tuer une personne par jour et, allez savoir pourquoi, il voulait commencer par un prêtre ou une personne de couleur. Bon, ouf, son plan est déjoué. Mais il est furieux le Scorpio ! Alors il s’en prend à une jeune fille, la viole et l’enterre vivante tout en demandant une rançon. Ben voyons…

 C’est toujours avec autant de plaisir que je regarde ces films sortis dans les années 70 (71 pour celui-ci). Plaisir des yeux (on retrouve les voitures de l’époque, les produits de consommation), adrénaline qui monte, un Clint Eastwood épatant, tous les ingrédients sont là pour passer un bon moment !

Fuite en avant – Christian Zerbib

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Bernard Blier joue le rôle d’un employé d’une entreprise, René. Celui-ci est chauffeur, à quelques mois de la retraite. Un peu rustre, il se tient à l’écart de tout, y compris des problèmes que subissent les autres employés. Cet ours mal léché se comporte de la même façon avec ses enfants. Vous savez, c’est le genre de personne qui arrive chez vous, change la chaîne de la télé et s’installe dans votre fauteuil. C’est ce qu’il fait chez sa fille. Tout va basculer lorsqu’un accident a lieu à l’entreprise. Sa femme, Simone, a le bras sectionné. C’est la goutte d’eau pour les employés qui se mettent en grève, séquestrent les deux dirigeants et pour René qui se met à boire…

Ce film, qui réunit pourtant une brochette d’acteurs dont la compétence n’est plus à prouver (Bernard Blier, Michel Bouquet, Yves Beneyton…) n’est pas connu. Pourtant, il nous plonge dans cette atmosphère froide d’une société en mal de vivre, de ces personnes qui se mettent volontairement à part, se déconnectent, sans pour autant qu’on tente d’en comprendre le problème.