Malevil – Christian de Chalonge

Malevil

Le titre me parlait… et pour cause ! Il s’agit d’un film basé sur le roman de Robert Merle. Mais le réalisateur ayant mis sa patte et s’étant écarté du texte, notamment à la fin, Robert Merle n’a jamais voulu que son nom figure au générique (merci mon ami Google pour l’info).

Pour revenir sur le titre, rien que le nom peut faire froid dans le dos. Pourtant, on ne se méfie pas au départ. En effet, on nous présente une situation anodine dans une campagne : alors que le maire (joué par Serrault) est en train d’embouteiller son vin dans sa cave, des villageois le rejoignent afin de discuter d’un point qui fait débat : le lampadaire et son emplacement près de la pharmacie. Soudain, la radio qu’écoutait le benêt (pauvre Jacques Villeret, souvent confiné à ces rôles !) ne capte plus rien et une explosion se fait entendre. Lorsqu’ils regardent au dehors, c’est un paysage de désolation qui les attend… Ils pensent n’être qu’un petit groupe de survivants…

Les décors apocalyptiques de Max Douy sont très réussis. L’atmosphère est lourde, suffocante. On a du mal à respirer, envie de leur dire de ne rien boire, ne rien consommer car tout est pollué. L’ambiance est également bien rendue. On passe de la peur au courage, de la foi extrême à l’abandon. J’ai vraiment aimé ce film. Je ne peux rien dire sur le livre, ne l’ayant pas lu.