Le Solitaire – Jacques Deray

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Cela faisait un petit moment que je n’avais pas regardé un film avec Belmondo.  Ce que l’on aime, en général, chez Bébel, ce sont ses cascades et son sang-froid. S’il n’y a pas beaucoup de cascades ici (il s’était blessé deux ans auparavant et avait du mal à s’en remettre), le courage ne lui manque pas cependant dans le rôle du commissaire Stan Jalard. En effet, alors qu’il avait décidé, lors d’un voyage aux Antilles, de quitter la Police, son collègue, le commissaire Simon Lecache se fait abattre pratiquement sous ses yeux par l’homme le plus recherché du moment, Schneider.  Vous devinez déjà la suite : pas le temps pour le deuil et au diable la démission ! Le commissaire veut venger son collègue et fera tout pour retrouver le criminel.

Ce que l’on peut dire, c’est que l’on ne s’attarde vraiment pas sur les sentiments. Stan était le parrain du fils de Simon. Il le prend donc en charge sans pour cela qu’il n’y ait une larme de versée, ni d’un côté, ni de l’autre. Bien au contraire, le commissaire paraît plutôt dur en voulant l’envoyer en pension. Quant au tueur, il abat sans sourciller tout ce qui bouge ! Toute cette froideur nous plonge bien dans l’atmosphère. Jacques Deray a toujours le talent pour concocter une mise en scène réaliste.