Sanglier – Dominique Rameau

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Quatrième de couverture :

Sybille débarque fortuitement à la campagne, dans une maison qu’on lui prête une semaine. Elle est d’abord perdue, très seule ; mais les rares habitants qu’elle rencontre sont chaleureux. Et surtout dehors, toutes ces choses qu’elle ne connaît que de nom, grillons, oiseaux, herbes, l’intéressent.
Syb tâche d’en savoir plus. Dynamique et intrépide, elle multiplie les sorties, les explorations, les expériences ; le jour, la nuit ; sur les rochers, dans l’eau glacée, au fond d’un pré. Elle prend des risques. Pour rejoindre les vaches, les lézards, les sons bizarres, la lune, elle invente, varie les approches, dessine, rêve.
C’est très physique : elle se cogne, s’essouffle, se blesse aux ronces et aux barbelés. Mais elle n’a pas froid aux yeux. Sa solitude semble ici normale : renard, âne, vieille dame farouche et rieuse, adolescente étrange et attirante.
Chaque jour de cette petite semaine l’éloigne davantage de ce qu’elle maîtrise, l’ouvrant à l’inconnu du monde ; elle s’y livre sans retenue. Un roman bref, à une seule aventure et cent cinquante deux herbes, bêtes et gens.

Mon avis :

Sybille, citadine jusqu’au bout des ongles, se demande bien pourquoi elle a accepté la proposition de sa patronne : lui prêter sa résidence secondaire pour les vacances.  Elle déchante vite en atterrissant dans la campagne profonde, loin de tout confort, dans cette bicoque sentant le renfermé. Pourtant, sortir de son environnement a du bon. La jeune femme va regarder autour d’elle, se rendre compte qu’il y a de la vie qui l’entoure, à commencer par les animaux et les plantes.

J’aime généralement les romans qui bougent, qui déménagent, qui nous mettent des uppercuts et nous soulèvent de notre fauteuil. Pourtant, j’ai été embarquée dès le début du roman par cette histoire, véritable ode à Dame Nature. Sybille semble renaître dans ce paysage apaisé, dans ce Morvan qu’elle découvre tel un enfant faisant ses premiers pas ou ouvrant ses yeux pour la première fois. Elle va avoir une soif d’apprendre au point de ne plus vouloir faire qu’un avec cette nature, la ressentir au plus profond d’elle-même.

J’ai apprécié cette prose poétique, cet engouement pour nous apprendre la faune et la flore, pour nous faire comprendre également que l’on ne regarde pas assez autour de nous. On referme le livre et l’on n’a qu’une envie : partir à l’aventure, sans rien d’autre que ses yeux (bon, je pense que moi, je partirais aussi avec mon appareil photo, un stylo et un carnet) et ses sens à la redécouverte de ce qui nous entoure.

Un grand merci à Zazy qui m’a fait découvrir cet excellent roman !

Extrait :

Sybille regarde devant, c’est comme un panorama. Le ciel est parsemé de nuages blancs, avec un dessous plat plus sombre, comme s’ils s’étaient posés tous sur une même mer de vide. Sous le ciel, c’est arrangé avec des lignes, des courbes et des masses colorées, comme un tableau – elle se demande d’où lui vient pareille idée.

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9 réflexions sur “Sanglier – Dominique Rameau

  1. Tu prêches une convaincue, la nature est vitale pour moi mais il doit être intéressant de voir comment une citadine perçoit ce qui nous semble « naturel »… Sinon, t’es à fond cinéma pendant ces vacances !!! Bisous ma Lydia♥

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