Les Aventures de Jack Burton dans les griffes du Mandarin – John Carpenter

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En 1986, John Carpenter sort de sa zone de confort en réalisant ce film mi-comédie, mi-aventures. Il met en scène un camionneur, Jack, qui accompagne son ami Wang Chi à l’aéroport de San Francisco. La fiancée de ce dernier, Miao Yin, doit arriver par le prochain vol. Mais c’est sans compter sur les sbires du sorcier Lo Pan qui veulent l’enlever. En effet, Lo Pan est désincarné. Pour récupérer son enveloppe charnelle, il devra épouser une chinoise aux yeux verts. Et devinez quelle est la couleur des prunelles de la future épouse de Wang Chi ? Voilà comment Jack se retrouve à combattre les forces du mal en plein Chinatown !

J’ai passé un bon moment en regardant ce film. Celui-ci a fait un flop à sa sortie (mais a connu du succès dès sa sortie en cassettes puis DVD). Peut-être l’attendait-on dans son genre habituel… ou n’a-t-on pas aimé le personnage de Jack Burton car il y avait déjà sur le marché Indiana Jones ? C’est bien dommage car cette parodie des films d’arts martiaux, associée à un brin de fantastique, est franchement sympathique.

 

Petit ange… (mai 2003-28 août 2017)

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« Panthère du foyer, tigre en miniature,
Tu me plais par ton vague et ton aménité,
Et je suis ton ami, car nulle créature
N’a compris mieux que toi ma sombre étrangeté,
Panthère du foyer, tigre en miniature. »

Extrait du poème de Maurice Rollinat, Le Chat.

Bel-Ami – Maupassant

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J’avais lu ce livre au collège ou au lycée et il ne m’avait pas laissé un souvenir impérissable. Pire, je n’avais vraiment pas aimé. En le relisant plus de trente ans plus tard, je me rends compte que j’étais passée à côté de beaucoup de choses. Mais les voit-on réellement lorsqu’on est adolescente ?

Georges Duroy, un peu flemmard et sans le sou, rencontre un vieil ami, Forestier, qui travaille dans un journal. Ce dernier l’invite à manger. Se trouve à ce repas tout le gratin de Paris : le patron du journal bien sûr, des journalistes renommés, un poète, un homme politique… Georges va ressortir de cette soirée métamorphosé. D’abord parce qu’il a décroché un emploi au journal et qu’il pourra ainsi quitter son job miteux, ensuite parce que faire la connaissance de gens de la haute société vous change un homme. Il va découvrir qu’il plaît aux femmes et en tirer parti.

J’ai apprécié ce roman qui met en exergue tous les travers de la société. Comme à son habitude, la plume de Maupassant est à la fois fine et mordante. Ce fut une belle redécouverte.

Ascenseur pour l’échafaud – Louis Malle

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Le décès de Jeanne Moreau n’a pas donné lieu à une grande bousculade au niveau des chaînes de télé ! Cependant, deux ou trois ont quand même changé leurs programmes, ce qui m’a permis de revoir ce film qui n’a rien à envier aux polars du moment.

Jugez plutôt : Julien Tavernier, sous la pression de sa maîtresse, la femme de son patron, assassine ce dernier. Il pense avoir fait le crime parfait, sort de son bureau comme si de rien n’était et monte dans sa voiture. Mais il aperçoit, de dehors, la corde qui lui a permis de passer du bureau de feu monsieur Carala au sien. Il décide d’y retourner mais se fait coincer dans l’ascenseur. Pendant ce temps, Florence Carala le cherche partout, d’autant plus qu’elle est certaine de l’avoir vu passer en voiture avec une jeune femme. Peu de temps après, un couple de touristes allemands est assassiné dans un motel. Et c’est la voiture de Julien que l’on a vu sur les lieux du crime, ainsi qu’un couple se disant être monsieur et madame Tavernier…

Ce film est magnifique, et je pèse mes mots ! D’abord parce qu’il y a une tension tout du long. Ensuite parce que l’errance de Jeanne Moreau dans Paris est sublimée par la trompette de Miles Davis. Le jeu des lumières est judicieusement mis en scène. Et Lino Ventura est, comme à son habitude, époustouflant dans son rôle d’inspecteur. Le scénario est bien ficelé… J’aime beaucoup Louis Malle qui sait mettre en relief des scènes qui pourraient paraître banales. Bref, ce film n’a pas vieilli et même en l’ayant déjà visionné, j’ai eu l’impression de le redécouvrir.

La Vierge de Nuremberg – Antonio Margheriti

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Un jeune couple, Max et Mary Hunter, se rend dans le château familial, en Allemagne, pour un court séjour. Max a une affaire à régler. Mary est intriguée par le musée qui s’y trouve et notamment par l’instrument de torture qui a donné le titre du film (vous remarquerez le jeu de mots entre l’instrument de torture, également appelé « Vierge de fer », et la destination). Un soir, elle voit du sang couler de celui-ci et découvre une jeune fille à l’intérieur, les yeux crevés. Elle s’évanouit. Max semble ne pas faire grand cas de cette histoire. Il doit cependant partir pour une nuit et la confie aux bons soins d’une gouvernante peu commode et d’un domestique balafré. Il pense qu’elle a avalé ses calmants mais il n’en est rien. Elle le suit et découvre qu’il passe par un passage secret… Je n’en dis pas plus pour ne rien dévoiler.

Ce film date de 1963. Il est catalogué dans les films d’horreur. Je pense qu’il serait plus juste de le classer dans la catégorie épouvante car même s’il y a bien quelques plans assez affreux, le psychologique prend le pas sur le gore. Mais ce n’est que mon avis. J’ai trouvé la fin un peu… comment dire… bâclée, bas de gamme… Disons, pour vous mettre un peu sur la voie, qu’il y a un autre jeu de mots avec « Nuremberg ». Amis historiens, bonjour ! Et ce final fait qu’on pourrait presque le considérer comme un nanar, ce qui est dommage car tout le reste est bien, vraiment. Vous y verrez un Christopher Lee brillant (remarquez, en général, il l’est plutôt !).