La petite garce dans la prairie – Alison Arngrim

Non, vous ne rêvez pas ! Il s’agit bien de celle qui jouait le rôle de Nellie Oleson dans ce feuilleton que nous avons tous suivi (osez me dire le contraire !!!), où nous avons tous pleuré (mouais, bon, peut-être pas tous) et rigolé aux frasques de Mme Oleson et de sa fille (mes préférées)… J’ai nommé : La petite maison dans la prairie !

Alison Arngrim revient ici d’abord sur son enfance (ce qui est bien logique puisqu’il s’agit d’une autobiographie)… Une enfance loin d’être dorée puisqu’elle a dû être confrontée non seulement à des parents complètement frappadingues mais encore à un frère, enfant-roi, perpétuellement sous l’emprise de substances qui lui fera subir les pires choses. Heureusement, elle fut prise pour jouer ce feuilleton qui ne devait contenir que quelques épisodes au départ et c’est sa tante, Marion, qu’elle adorait, qui s’occupera d’elle pendant le tournage… Un tournage d’ailleurs loin d’être hollywoodien puisque l’on apprend que les acteurs devaient se trouver sur les lieux à quatre heures du matin ! Bref, je n’en dévoile pas plus car ce serait briser le charme. Les anecdotes sur les différents épisodes sont savoureux et l’on sourit vraiment car le ton est incisif, ironique. L’auteur n’y va pas par quatre chemins et c’est justement ce qui en fait tout le sel.

J’ai dévoré ce bouquin et mon seul regret fut de l’avoir fini ! Mais toute bonne chose a une fin.

 

Extrait : 

Nous venions enfin de terminer de m’emprisonner dans cette superbe camisole de force que sont les atours du XIXe siècle quand quelqu’un frappa à la porte. Elle s’ouvrit sur une minuscule petite fille à taches de rousseur, avec des nattes et possédant la plus grande rangée de dents de devant que j’avais vue de ma vie. C’était Melissa Gilbert. Elle avait environ 9 ans. J’avais à peine 12 ans et j’étais petite pour mon âge mais celle fille-là aurait pu rentrer dans mon porte-monnaie – et aurait réussi à le ronger pour en sortir.

Elle rentra, se présenta et commença à nous expliquer tout un tas de choses : qui était qui, qui faisait quoi et comment tout cela fonctionnait. Elle nous renseignait avec une assurance impressionnante sur la manière dont les choses se passaient par ici. Nous l’écoutions, bouche bée, complètement absorbées par son discours. Elle nous délivra enfin un avertissement de la plus grande gravité. Sa voix avait l’intensité d’un Edward G. Robinson qui aurait avalé Shirley Temple : « Et surtout, attention à cette Melissa Sue Anderson. Elle est très dangereuse. »

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