Calvaire – Fabrice Du Welz

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Le titre et l’affiche du film l’indiquent : ce film est glauque ! Et ce n’est pas parce qu’il y a Jackie Berroyer qu’il faut se dire qu’il va y avoir de l’humour. En tous les cas, ce n’est pas Marc Stevens (joué par Laurent Lucas) qui dira le contraire ! Lorsque ce chanteur itinérant se rend dans le sud pour un gala, sa voiture tombe en panne en pleine forêt, le soir, sous une pluie battante (tiens, ça me rappelle le Rocky Horror Picture Show). Il pense être sauvé lorsqu’un jeune homme un peu attardé, Boris (joué par Jean-Luc Couchard) qui passait par là en cherchant sa chienne, l’emmène à l’auberge Bartel, tenue par un vieil ours qui semble avoir bon cœur (Jackie Berroyer). Ce dernier, ancien artiste, est ravi d’avoir une présence. Il lui tracte son véhicule jusqu’à l’auberge, lui propose de s’en occuper, appelle le garagiste… Bref, Marc n’a plus qu’à aller se balader en attendant de pouvoir repartir le lendemain. Mais attention, il ne doit pas descendre jusqu’au village…

Ce film, sorti en 2005, m’a rappelé, je le disais, le Rocky Horror Picture Show (1975) pour la scène de la panne de voiture mais il m’a évoqué également d’autres références, notamment pour le fait que le personnage se retrouve pris au piège. Une histoire similaire m’avait tenue en haleine dans Des nœuds d’acier, le roman de Sandrine Collette (2012). On songe également à Massacre à la tronçonneuse de Toobe Hooper (1974) ou encore à Malevil de Christian de Chalonge (1981).  Il est classé dans les films d’horreur. Je l’aurais plutôt mis dans les films « noirs », si tant est que cette appellation existe pour le cinéma. Les personnages sont complètement déjantés mais le scénario est construit. Nous sommes ici dans les tréfonds de l’âme humaine, dans la folie furieuse, dans… le côté obscur et malsain.

Si vous voulez plonger en enfer, vous savez ce qu’il vous reste à faire !

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