Mr Vertigo – Paul Auster

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Quatrième de couverture :

« J’avais douze ans la première fois que j’ai marché sur l’eau. L’homme aux habits noirs m’avait appris à le faire ; et je ne prétendrai pas avoir pigé ce truc du jour au lendemain. Quand maître Yehudi m’avait découvert, petit orphelin mendiant dans les rues de Saint Louis, je n’avais que neuf ans et avant de me laisser m’exhiber en public, il avait travaillé avec moi sans relâche pendant trois ans. C’était en 1927, l’année de Babe Ruth et de Charles Lindbergh, l’année même où la nuit a commencé à envahir le monde pour toujours. J’ai continué jusqu’à la veille de la Grande Crise, et ce que j’ai accompli est plus grand que tout ce dont auraient pu rêver ces deux cracks. J’ai fait ce qu’aucun Américain n’avait fait avant moi, ce que personne n’a fait depuis. »

     Précipité par ce premier paragraphe dans un récit d’une prodigieuse virtuosité narrative — les modèles d’Auster furent Grimm et Andersen — le lecteur découvre, du Ku Klux Klan au gangstérisme, quelques facettes étranges de cette Amérique que l’écrivain n’a pas fini de nous révéler.


Mon avis :

J’avais entendu parler de La Trilogie new-yorkaise de Paul Auster, mais pas de Mr Vertigo.  Merci à Val, du blog La Jument verte, pour ce cadeau. Cela m’aura permis de découvrir cet écrivain et ce fut plutôt une bonne surprise.

Je dois avouer qu’au départ, j’étais un peu sceptique concernant l’histoire : apprendre à un gamin à voler… soit on est dans le fantastique pur et dur, soit on se moque de lui… Pourtant, Maître Yehudi, qui va recueillir le jeune garçon, ne semble pas être sous l’emprise d’une quelconque drogue. Il a senti un don chez cet enfant désœuvré et va l’aider à le développer. Un maître à penser qui recueille un enfant pauvre subissant des choses qui vont l’endurcir, on connaît déjà avec Hector Malot. Mais j’ai presque envie de dire  que cet épisode n’est qu’un prétexte pour l’auteur afin de déployer quelque chose de beaucoup plus intéressant, – enfin, à mes yeux – , l’Histoire (avec un grand H) de l’Amérique.

J’ai aimé l’écriture de Paul Auster et je renouvellerai l’expérience, c’est certain.


Bon, alors, où ai-je bien pu mettre sa trilogie, hein ?

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