Le Manoir des sortilèges – Serge Brussolo

Quatrième de couverture : 

Gilles, un jeune écuyer, voit mourir son maître au cours d’un tournoi. Devenu la propriété du vainqueur, le voilà dès lors contraint de servir un étrange chevalier à l’armure couverte de rouille, et dont personne n’a jamais vu le visage. Ce baron maudit serait-il lié aux enlèvements d’enfants qui terrorisent la contrée ? Peu après, ce maître mystérieux accepte une mission : retrouver, au cœur d’un manoir perdu dans les forêts du Ponant, un grimoire de sorcellerie dont la possession confère des pouvoirs maléfiques. Commence alors pour l’écuyer un dangereux voyage, qui va lier son sort à celui d’un monstre et l’entraîner aux confins de la peur. 

Mon avis :

J’avais déjà apprécié cet auteur dans Dortoir interdit et je l’ai découvert dans un autre registre : le suspense médiéval. Eh bien, vous avez intérêt à avoir deux ou trois heures devant vous si vous mettez le nez dans ce bouquin mettant en scène des sortilèges et autres superstitions car vous n’en sortirez pas avant de l’avoir fini.  Le livre est aussi envoûtant que l’histoire ! C’est avec brio que Brussolo reprend des lieux communs en les mettant, avec tout le talent dont il sait faire preuve, dans un contexte à la fois chevaleresque et religieux. Et si ce texte séduit autant, c’est qu’il donne également des clés pour arriver à comprendre les tours de sorcellerie de l’époque. 

Un livre qui se lit aisément et quelques heures agréables… que demander de plus ? 

Extrait :

– Tu seras en service commandé, martela-t-il. Tu seras le bras armé de l’Église. Qu’importe le sang de quelques vilains quand il s’agit de faire obstacle aux manigances du Malin ! Je vais te remettre un parchemin stipulant que tu agis Ad Majorem Dei Gloriam. Si, par malchance, on t’emprisonnait au cours de ton périple, n’hésite pas à le montrer. Ta mission est trop importante pour qu’on puisse prétendre te contraindre à respecter la loi des hommes. Avec ce sauf-conduit, aucune accusation, si grave soit-elle, ne pourra te mener au cachot. Quant aux innocents qui tomberont sous tes coups, je prierai pour eux, ne t’en soucie pas, leur âme est dans de bonnes mains.

 

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