L’Île aux enfants – Émission de Christophe Izard

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♫ Voici venu le temps des rires et des chants
Dans l’île aux enfants
C’est tous les jours le printemps
C’est le pays joyeux des enfants heureux
Des monstres gentils
Oui c’est un paradis ♫

Osez me dire que vous n’avez pas chanté ! Bon, évidemment, si vous êtes né après 1982, il y a des chances pour que nous n’ayez pas fredonné cet air entêtant que vous allez avoir toute la journée dans la tête. Non, ne me remerciez pas, c’est cadeau ! Ceci dit, il y a quand même eu des rediffusions donc personne n’aura d’excuse. Na !

Bon, alors, pourquoi ce billet ? Parce qu’il n’y avait rien de rien à la télé (tiens, c’est bizarre, hein !) et que je me suis dit « tiens, pourquoi pas ? » Pour voir si ça a bien vieilli ou pas…

Verdict : c’était quand même pas mal ! Alors, évidemment, il faut regarder cette émission avec des yeux d’enfants. Mais j’ai trouvé cela très attractif. La culture est là, sous de multiples formes (peinture, musique), le vocabulaire n’est pas infantilisant. Les gags sont plutôt de bonne facture. J’ai même retrouvé avec plaisir La Linea et Gribouille. Il y avait pas mal de petites animations entre les différentes chansons ou gags. Cela permettait de capter l’attention des plus jeunes. La Noiraude, vous vous souvenez de la Noiraude ?

Finalement, je comprends pourquoi j’attendais avec impatience Casimir, Hippolyte, Julie, François, le facteur, M. Du Snob ou Léonard le renard.

Il y a quand même eu, de 1974 à 1982, 968 épisodes ! L’ïle aux enfants a ensuite cédé la place au Village dans les nuages (qui a duré de 82 à 85 ; 650 épisodes).

C’est la reprise !

Toute bonne chose ayant une fin, j’ai repris le chemin du travail hier… Je cumule, cette année, deux postes : mon poste d’enseignante, qui ne change pas, et un poste de responsable en lycée professionnel. Et vous pouvez vous en douter, avec la rentrée qui approche et tout à mettre en place, c’est le feu ! Ne vous étonnez donc pas de me voir un peu moins connectée.

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La Cuisinière – Mary Beth Keane

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Je ne connaissais pas l’histoire de Mary Mallon, une jeune Irlandaise venue travailler aux États-Unis à la fin du XIXe siècle. Employée d’abord comme lingère dans une famille aisée, elle devint rapidement cuisinière, ce qu’elle aimait vraiment. Elle fut engagée dans plusieurs foyers qui avaient tous un point commun : les membres décédaient.

À ce stade là, on pense à une autre « tueuse en série », Hélène Jégado, dont l’histoire a été relatée, à sa façon, par Jean Teulé dans Fleur de Tonnerre.  Mais il y a une réelle différence entre les deux. Si d’un côté, la bretonne, avait décidé d’elle-même de se substituer à la grande faucheuse, de l’autre, ce n’était pas le cas puisqu’elle ne savait pas qu’elle semait la mort autour d’elle. Celle qui fut surnommée « Mary Typhoïde » nia toujours son rôle dans ces morts prématurées.

Mary Beth Keane a choisi de nous faire revivre cette histoire à travers le point de vue de Mary Mallon. De ce fait, on se met à la place de cette cuisinière que l’on vient accuser un beau matin et qui ne comprend pas ce qu’on lui reproche. L’incompréhension, l’injustice sont les piliers de ce récit et l’on a bien envie d’hurler : « mais libérez-la, elle n’a rien fait ! » Comment en aurait-il pu en être autrement, par ailleurs, puisque la maladie ne se voit pas.

Je vous conseille vraiment ce roman, d’une très grande richesse, dont l’écriture ne pourra que vous émouvoir.

Entrez dans la danse – Jean Teulé

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Vous connaissez certainement l’expression « avoir la danse de Saint-Guy », mais savez-vous d’où elle vient ? Au XVIe s, à Strasbourg, la foule est prise d’un étrange mal. Les gens se jettent dans la rue pour danser… ou plutôt pour bouger car la danse est assez étrange. Ils ne sont plus maîtres de leurs membres. Cela devient gênant pour les autorités locales, d’autant plus qu’il y a 2000 personnes dans la rue !

Comme à son habitude – et c’est ce que j’aime chez lui -, Jean Teulé prend un événement historique plus ou moins connu pour nous le narrer à sa façon. Il ressort des pans historiques passés aux oubliettes ce qui permet, par la suite, de faire ses propres recherches. Son style est toujours aussi truculent. J’ai passé un bon moment.

Journal intime d’un chat acariâtre – Frédéric Pouhier et Susie Jouffa

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Si, comme moi, vous adorez les chats et leurs agissements, n’hésitez pas ! J’ai lu ce petit livre en même pas une heure mais quel régal !

C’est Edgar qui est le narrateur. Il a 6 mois et un sacré bagout ! Surtout lorsqu’il s’agit de critiquer ce que fait sa famille d’adoption, qu’il a nommé la famille Crétin. Bien évidemment, vous l’aurez compris avec le titre, rien ne va, même si ces personnes se plient à ses quatre volontés.

Ce chat m’a rappelé Garfield : grande intelligence et passe-temps favori : faire tourner en bourrique la famille et le chien. Lisez-le, vous ne regarderez plus votre matou de la même façon !