Les Plumes d’Asphodèle chez Emilie

 

La phrase choisie par Émilie était « « Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants… »

La liste, cette fois, était la suivante :

MERVEILLEUX
CONSOMMER
MARIAGE
SOUCI
FLEUR
MEGERE
FRATRIE
UTOPIE
HARASSE
HISTOIRE
FERTILE
ILLUSION
CELEBRER
CONTE
CENSURE

Voici mon texte :

Une nouvelle vie

 

John arriva aux aurores sur ses terres. L’aube venait à peine de se lever. Le ciel, digne d’un tableau impressionniste, oscillant entre le bleu pâle et un rose soutenu, annonciateur de vent, mettait en relief ses récoltes de maïs. Il sortit de son vieux 4×4 et huma l’air à pleins poumons. Enfin ! Enfin il était chez lui ! Il avait attendu ce moment depuis si longtemps ! Il se pencha et cueillit une petite fleur au bord du champ. Maintenant, il allait pouvoir construire sa vie, son histoire. Sa terre fertile allait lui donner suffisamment d’argent pour nourrir une famille, sa famille. Il pouvait désormais faire sa demande en mariage à Debbie. Et lorsqu’elle serait installée avec lui, il lui offrirait tous les matins une petite fleur, la même que celle qu’il tenait dans sa main. Ce serait merveilleux. Il pourrait enfin tourner le dos à la mégère qui l’avait élevé jusqu’à présent, sa belle-mère, une femme cruelle et autoritaire qui avait pris un malin plaisir à séparer la fratrie. Lorsque le père de John était mort, elle avait imposé ses règles, mis une forme de censure à tout et n’importe quoi. Elle n’avait pas voulu entendre parler de Debbie, répétant à longueur de journée que la vie de couple n’était pas un conte de fée, qu’il ne fallait pas se bercer d’illusions… une fois que l’union était consommée et que les enfants arrivaient dans le foyer, c’était la porte ouverte aux soucis. John n’était pas dupe. Même si la vie de couple n’était pas une utopie, il serait heureux avec Debbie et dès lors que le mariage serait célébré, il lui donnerait de beaux enfants qui lui ressembleraient, du moins l’espérait-il. Sa bien-aimée était tout l’inverse de sa marâtre. Elle avait accepté d’attendre qu’il puisse acheter des terres. Il avait travaillé comme un damné pour y construire leur nid douillet et, lorsqu’il était harassé de fatigue, il songeait aux bambins qui allaient courir dans chaque pièce construite de ses mains.

John fit tourner la petite fleur entre ses doigts, en respira le parfum et regarda en direction de la maison, leur maison. Allez, au travail, se dit-il, la récolte ne se fera pas toute seule !

27 réflexions sur “Les Plumes d’Asphodèle chez Emilie

  1. Ping : LES TEXTES DES PLUMES D’ASPHODELE 5-2019 | LES PETITS CAHIERS D'EMILIE

  2. J’aime répéter la citation de Victor Hugo « rêver c’est le bonheur, l’attendre c’est la vie » !
    Lydia un conte à la mesure de la suggestion d’Emilie 😉
    La phrase imposée incitait à inventer une belle histoire, comme dans les livres d’enfants. Tu as parfaitement réussi l’exercice.
    Bon courage pour ta semaine
    Et comme on est le 18, des caresses à gogo à distribuer à MaxouMinet de ma part 😆
    Gros bisous

    Aimé par 1 personne

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