Charles V le Sage – François Sarindar-Fontaine

 

9782343173719r

 

Quatrième de couverture : 

Charles V le Sage (1338-1380) est considéré comme l’auteur de la consolidation du pouvoir de la dynastie valoisienne, après la double sanction militaire de Crécy en 1346 et de Poitiers en 1356, lourdes défaites consenties face à l’envahisseur anglais. Mais avant de présider aux destinées du royaume de France en 1364, il dut affronter, de fin 1356 au mois de juillet 1358, la méfiance d’une bourgeoisie parisienne, commotionnée par ces terribles revers et par la capture du roi Jean II le Bon. Cette élite marchande eut l’impression, en ayant comme interlocuteur le Dauphin, d’avoir affaire à un être faible et malléable ; elle tenta de lui arracher des ordonnances favorables aux intérêts de la bourgeoisie, à l’issue de chaque session des États de langue d’oïl, lesquels étaient censés accorder au souverain des contributions fiscales exceptionnelles pour faire face aux dépenses de guerre. On pensait que le fils du roi dirait oui à tout. Mais les apparences étaient trompeuses et Charles, en attendant de fausser compagnie à Étienne Marcel, cachait bien son jeu. Son père, retenu prisonnier, voulait à présent faire la paix avec les Anglais et n’avait plus besoin de convoquer les États qui, désobéissants, continuaient de se réunir. De sorte que Charles, lieutenant du roi puis Régent, fut amené à livrer contre Étienne Marcel, le prévôt des marchands, une véritable lutte à mort, dont il sortit vainqueur in extremis. Le Dauphin avait fait sa mue, mais rien n’était définitivement réglé et tout ce que fit le jeune prince, hormis le maintien des Valois sur le trône, ne pouvait qu’être provisoire.

 

Mon avis :

Tout d’abord, je vous mets sous les yeux un arbre généalogique afin que vous puissiez faire référence à Charles V le sage car je sais qu’on peut facilement se tromper dans les différentes dynasties. Je le prends sur le site http://medieval.mrugala.net/

Charles V fait donc partie des Valois. Il est le fils de Jean II le Bon et de Bonne de Luxembourg. François Sarindar nous relate ici les vingt premières années de son existence. Le reste fera – nous l’espérons – l’objet d’un autre tome. Et l’on peut dire que ces premières décennies sont déjà riches ! Comme à son habitude, l’auteur met l’Histoire à notre portée et nous intéresse grâce à sa plume inimitable. Il donne son avis non sans argumenter ce qui montre qu’il lui tient à coeur de nous faire découvrir ses personnages historiques. Si j’ose l’expression, « il écrit avec ses tripes ». Nous découvrons ainsi les dessous, les coulisses presque, de ces hommes encensés, souvent, par les Chroniqueurs et les Historiens et nous en apprenons beaucoup sur cette période.

Je ne cacherai pas que mes périodes de prédilection sont antérieures puisque je m’intéresse surtout au Haut Moyen Âge et à une partie du Moyen Âge central.  J’ai donc lu avec un œil presque neuf cet essai sur Charles V le sage, que je connaissais, certes, mais pas suffisamment dans les détails. Et comme à son habitude, François Sarindar a réussi à m’embarquer dans une Histoire sur laquelle je ne me serais pas forcément attardée. J’y ai pris grand plaisir et cela m’a donné envie d’aller faire un peu plus de recherches non pas sur Charles V puisque l’auteur nous offre ici ses travaux mais sur son père, Jean II le Bon dont l’attribut, comme il nous est rappelé, signifie la vaillance et non la bonté. En effet, j’ai découvert un être assez machiavélique, faisant tout pour placer son  « favori », Charles de La Cerda.

Un grand merci, François, pour ces heures de lecture ô combien instructives ! Et tout ceci me fait penser qu’il faut, en parallèle du deuxième tome de Frénégonde, que j’attaque mes recherches sur l’Abbé Suger et Louis VI le Gros…

 

Extrait : 

Je remets un peu ici le contexte : Bonne de Luxembourg est décédée, officiellement, de la peste, en septembre 1349. Cependant, on peut se demander si sa mort n’a pas été commanditée par son mari…

Il est certain en revanche que la mort de son épouse ne laissa pas longtemps le roi inconsolable, car non seulement il put voir son bel ami de La Cerda aussi souvent qu’il lui plaisait, mais, de plus, il se remaria très vite, dès le 9 février 1350, avec Jeanne d’Auvergne, union dont devaient naître deux filles et un garçon, tous morts en bas âge. Jean II le Bon enterra finalement aussi sa seconde compagne, victime, nous dit-on, d’une nouvelle épidémie de peste en septembre 1360, ce qui ferait à cette dernière un point commun avec Bonne de Luxembourg. (P62)

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