Retour de vacances 😎

Bonjour à tous ! Vous deviez vous demander où j’étais passée… Comme je n’aime pas laisser traîner ce genre d’info sur le net, je n’indique jamais que je pars en vacances. Je préfère signaler mon retour.

J’étais donc en Bourgogne, au même endroit qu’au mois d’avril, à Ancy-le-Franc. Nous avons visité beaucoup de lieux (39 pris en photos, sans compter ceux que nous avons traversés sans les photographier), pris des couleurs (la température est montée jusqu’à 41°) et, surtout, nous revenons avec des étoiles dans les yeux, bien reposés.

Soyez patients, je vais revenir voir vos différents sites et blogs. Juste le temps de reprendre mes marques…

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Église troglodytique de Haute-Isle (95)

Nicolas Boileau, dont le neveu, Nicolas Donglois, a fait creuser ce lieu de culte dans la falaise à partir de 1670, écrira ceci :

« L’habitant ne connoit ni la chaux ni le plâtre ; 
Et dans le roc, qui cède et se coupe aisément, 
Chacun sait de sa main creuser son logement. 
La maison du seigneur, seule un peu plus ornée, 
Se présente au dehors de murs environnée. 
Le soleil en naissant la regarde d’abord, 
Et le mont la défend des outrages du nord. » (Épitre VI)

C’est la seule église troglodytique en Île-de-France. Je viens d’aller la visiter.

L’intérieur vu à travers la grille
Le cimetière
Le monument aux morts
Au premier plan, la tombe d’un soldat tué pendant la première guerre mondiale
Le monument du Docteur Gaudichard, représentant une ruine mérovingienne
Les sculptures représentent des pièces de monnaie carolingiennes, romaines et grecques.

Photos L.B ©

Pomérols, entre sel et terre – Catherine Ramouillet

Quatrième de couverture :

Pomérols est un joli village languedocien, niché au milieu d’un lac de vignes dont l’infini se confond au lointain avec l’étang de Thau et se prolonge vers la mer sous un ciel d’un bleu souvent limpide. Le vent y souffle de terral, c’est la terre et le vent du Nord, souvent violent, ou celui de la mer, c’est le marin. Les hommes qui y ont vécu depuis des générations ont su tirer profit des ressources disponibles faites de terres peu fertiles, contrainte dont la proximité de la mer avec ses ports et ses salins permet de s’affranchir. Ce livre est l’histoire de la lutte des hommes dans cet environnement typiquement méditerranéen. Il raconte un village dans un Languedoc que l’histoire nationale élude bien souvent, un Languedoc qui fut résolument moderne, profondément civilisé, rejetant les archaïsmes, les habitants de Pomérols, dans ce Languedoc original, ont très tôt pris en main leur destinée. L’auteur rend hommage et leur redonne une parole oubliée grâce à un minutieux travail d’archives qu’elle souhaitait rendre intelligible au grand public qui, soit y vivant, soit y passant, a voulu un peu mieux le comprendre.

Mon avis :

J’aime beaucoup ce genre de livres qui nous permet de découvrir ou de redécouvrir des lieux qui passeraient inaperçus et, qui, pourtant, ont une histoire passionnante. Par ailleurs, c’est aussi ce que je reproche à certains villages (et notamment le mien) : ne pas mettre en valeur le passé. Quelques panneaux ne coûtent pas énormément et pourraient ainsi en apprendre beaucoup. Bon, mais là n’est pas le propos. Revenons au livre de Catherine Ramouillet.

Pomérols, je connais, j’y suis passée, mais rien ne m’a vraiment attirée à part l’église. Le nom me faisait sourire, me rappelant les pomelos (oui, ben, on fait ce qu’on peut !). Ceci dit, j’apprends grâce à ce livre que l’on reste dans les fruits puisque le nom vient des pommes, plus particulièrement d’un champ de pommes. Et j’apprends également que ce village est riche au niveau Histoire. En effet, comme souvent, il remonte au minimum à l’Antiquité. Ici, il est encore plus ancien :

Au troisième millénaire avant notre ère, le territoire de Pomérols et sa région était donc occupé, çà et là, par un petit peuple qui avait un outillage en pierre, complété par des objets en cuivre : les mines de Cabrières, actives dès -3000 / -3200 A.C sont à un jet de pierres, si l’on puit dire : 26 kilomètres, 6 heures à pied… Au « Piniet » à Florensac mais aussi au lieu-dit « Les Thermes » à Pomérols, sur les rives du Ruisseau de Fontanilles, au « Rec du Gascou » à Marseillan (près du Bagnas), on trouve une première occupation néolithique ou chalcolithique ». (P11)

On va ainsi passer de l’installation de l’Homme aux différentes classes sociales, à la Révolution, à la crise du vin ou encore à l’école et à la séparation de l’Église et de l’État. Catherine Ramouillet termine ainsi son ouvrage :

Je souhaite que ces quelques pages de recherches approfondies sur Pomérols, accomplies dans les archives de la commune, du département et les archives nationales, rendent justice au passé très riche du village et à ses lointains habitants qui ont grandement contribué à la richesse et à la culture française.

Soyez rassurée très chère Catherine Ramouillet, cet ouvrage est un très bel hommage à Pomérols et à ses habitants. Nul doute que la prochaine fois que j’y passerai, je m’y attarderai…

Pomérols, entre sel et terre par Catherine Ramouillet

Pomérols, entre sel et terre