La Proie de Saint-Léonard-des-Bois – Katia Verba

Je frétille toujours à la sortie d’un nouveau texte de Katia Verba, que ce soit ses romans ou ses pièces de théâtre, je passe toujours de très agréables heures de lecture. Et là encore, j’y ai trouvé mon compte. Pourtant, en ce moment, avec la rentrée, les cours à préparer car certaines fermetures de classe ont fait que j’ai pris des heures dans de nouvelles, les réunions… je n’ai pas beaucoup de temps. Là, je l’ai pris et j’avoue que j’ai frissonné pour le personnage principal, Naaje. 

Cette adolescente de 17 ans n’a pas de chance dans sa vie. Et son anniversaire va enclencher une foule d’événements, comme si l’on mettait le doigt dans un engrenage…

Vous allez m’objecter que je dis toujours la même chose et que je ne suis pas objective. Pourtant, je vous assure que je pense complètement ce que j’avance : l’écriture est d’une telle fluidité que l’on tourne les pages frénétiquement. On veut savoir ce qu’il va se passer et les petites phrases concluant chaque partie nous y invite. Voici le genre de livre qu’il ne faut pas lire le soir sous peine de faire une nuit blanche ! C’est noir à souhait, on en a la chair de poule et moi, j’adore ça ! Donc, non seulement on ne dort pas car on veut absolument connaître la suite mais en plus on traque le moindre bruit suspect dans la maison ! 

La proie de Saint-Léonard-des-Bois est, sans aucun doute, le plus sombre des romans de Katia Verba. Alors si vous aimez ce genre, n’hésitez surtout pas ! Il serait vraiment dommage de passer à côté d’une telle pépite ! 

Les Plumes chez Émilie

Les mots à utiliser étaient les suivants :

SILENCE DISCRETION
CALME MIRACLE
MOUCHARDER CULTE
CRI COMPROMETTRE
MONACAL BRUIT
DOIGT SYMPHONIE

Voici mon texte :

Mon silence en ce moment n’est pas dû à ma discrétion. Si vous regardez mon blog, il est bien calme lui aussi, trop calme. J’apprécie d’ailleurs que les copinautes viennent y poser un commentaire sur la pointe des pieds, sans bruit. Mais je ne pointerai pas du doigt ceux qui ne le font pas car, après tout, mon absence invite à cela. Ah, il me tarde que toutes les réunions de début d’année soient finies ! Je surfe sur la symphonie de la réunionnite aigüe, de ces rassemblements cultes de parents qui adorent mettre un visage sur votre nom. Je n’ai pas beaucoup de temps, si ce n’est le week-end. Mais comme j’ai dû récupérer à la volée des heures car des classes ont fermé la veille de la pré-rentrée, j’ai un boulot monstrueux pour préparer les progressions et les cours. Ô miracle, j’ai réussi en deux week-ends à faire quelque chose de potable au niveau progression. J’ai d’ailleurs poussé un cri de victoire ! Mais mon silence monacal risque de compromettre vos visites. Allez, venez, je ne moucharderai à personne que vous avez déposé un gentil mot !

Les Plumes chez Emilie, c’est reparti !

Les mots à utiliser étaient les suivants :

CAHIER JARDIN ARRACHER BLANCHE SORTIE ECUYER TOURNER STYLO MARGE COUPURE CORNER CONTRAT LIGNE LEGER LISIBLE

Voici mon texte :

Les Écoliers.

Le cœur lourd, ils iront se coucher tôt. Fini le bon temps, adieu les balades, les jeux dans le jardin. Dès demain, ils reprendront le chemin de l’école, le cartable tout neuf sur le dos, les belles chaussures qui font encore un peu mal. Ils entreront dans la cour avec une belle appréhension mais avec un léger sourire pour ne pas perdre la face devant les camarades… Surtout, ne pas leur montrer que l’on a envie de pleurer. Il faudra arracher les plus petits des bras de papa ou de maman qui repartiront eux-aussi les yeux embués de larmes mais qui, dès qu’ils auront tourné le coin de la rue, entendront les rires des enfants dans la cour. 

Dès le premier jour, le maître ou la maîtresse distribueront les beaux cahiers, ceux sur lesquels les stylos, encore non machouillés, virevolteront telles les écuyères du cirque debout sur leurs chevaux et formeront de belles lettres bien lisibles sur les lignes bleues ou violettes des pages. Le contrat est immuable depuis des années : il est interdit de corner, de salir, ou de déchirer son cahier. On s’applique ! Un bout de langue sortie, ils dessinent les majuscules à partir de la marge et ils poursuivent l’aventure en finissant le mot en minuscules, sans coupure. C’est tout un art mais quelle fierté lorsqu’ils reçoivent le bon point ou une autre récompense !

Mais ce qu’ils préfèrent, c’est l’heure de la sortie. Ils courent, se ruent sur leurs parents, sur leurs goûters et vont pouvoir aller s’ébattre pendant une heure ou deux dans la lumière blanche de la fin de journée, taper dans un ballon, jouer à chat-perché, oublier pendant quelques instants que dès le lendemain, il faudra recommencer.