Qu’elle était verte ma vallée – Richard Llewellyn

Résumé :

Dans une paisible vallée du pays de Galles, c’est la mine de charbon qui fait vivre la population et qui attire de nombreux ouvriers. Les quatre fils Morgan sont mineurs, comme leur père. La vie de cette famille est bientôt bouleversée par l’agitation sociale qui s’empare de la vallée. La grève divise parents et enfants.

Mon avis :

J’ai lu ce livre au collège et il m’a marquée puisque trente-quatre ans plus tard, je m’en souviens encore. Je devais avoir 13 ans environ et je découvrais ainsi la vie des Gallois et leur histoire, une vie finalement pas si éloignée de la nôtre et de ce que me racontait mes voisins de l’époque dont le mari avait été mineur dans les corons et qui, comme beaucoup malheureusement, est décédé de la silicose sans avoir profité pleinement de sa retraite. J’apprenais également beaucoup sur les révoltes de ces mêmes ouvriers sans savoir que chez nous, un certain Jean Jaurès avait lutté pour que les ouvriers puissent avoir de meilleures conditions. La grève de Carmaux… je l’apprendrai bien plus tard… J’ai vu par la suite le film de John Ford (1941), une des rares adaptations à ne pas m’avoir déçue par rapport à un livre. Bref, vous avez bien compris, j’avais vraiment apprécié ce roman.

J’ai relu, il y a quelques années, ce livre, en ayant peur d’être déçue. Après tout, à 13 ans, qu’avais-je aimé ? Sans doute le fait de voyager dans une contrée que je ne connaissais pas, le fait que la narration nous plonge directement au coeur de la famille comme si nous en étions un membre… mais aussi une certaine identification dans le fait que mes parents n’arrivaient jamais à joindre les deux bouts car mon père, petit ouvrier, gagnait une misère et je vous laisse imaginer tout ce que j’ai pu entendre… Pourtant, une trentaine d’années plus tard, en ayant pris du recul avec tout ceci, j’ai redécouvert ce texte comme au premier jour. Mon ressenti est le même : quelle force dans l’écriture ! J’ai acheté récemment les trois romans qui font suite à celui-ci : Là-haut, dans la Montagne qui chante, Là où la lune est petite et Elle est redevenue verte ma vallée. À bientôt, donc, pour mes impressions sur ces derniers !

22 réflexions sur “Qu’elle était verte ma vallée – Richard Llewellyn

  1. je l’ai lu à peu près au même âge que toi! je l’avais reçu à la distribution des prix (les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître hé! hé!)
    je l’avais adoré, mais je ne l’ai jamais relu, il doit d’ailleurs être chez ma mère, il va falloir que je jette un coup d’oeil 🙂

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      1. c’était génial!!
        les parents n’étaient pas présents, mais on était dans une grande salle (le théâtre je crois!) et en plus je faisais partie d’une chorale, alors spectacle…
        C’était stimulant en plus car parfois on se »battait » pour des demi-points pour emporter un prix 🙂

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          1. mais après des esprits chagrins ont décidé que c’était perturbant pour les élèves qui n’en recevaient pas, alors on a aboli le système, nivelant par le bas…
            Ma mère aimait beaucoup lire, et à EDF où travaillait mon père, il y avait une très grande bibliothèque, donc on consommait beaucoup en plus de la bibliothèque de l’école primaire, puis du lycée… gamine, j’avais toujours un live à la main et ça n’a pas beaucoup changé (liseuse bien pratique dans les salles d’attente!) 🙂

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            1. J’ai bien peur de faire partie de ces « esprits chagrins ». J’ai trop vu de ces enfants relégués qui ne recevaient rien. J’ai trop vu de ces enfants cassés, broyés par un système scolaire inhumain. J’ai trop connu de ces enfants à qui l’école avait fait croire qu’ils ne valaient rien.
              Alors, supprimer la remise des prix n’est pas niveler par le bas, c’est juste éviter une stigmatisation injuste. L’autre solution, celle qui nivelle par le haut, c’est de donner des livres à tous.

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              1. Je crois, André, qu’il s’agit d’une vaste discussion sans fin (que l’on remet sur le tapis chaque année dans l’Education Nationale : faut-il oui ou non récompenser ?) Il y aura toujours des frustrations de toute façon.

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                1. Chère Lydia,
                  Récompenser ? Bien sûr, il le faut. Mais récompenser chacun pour ses mérites, si divers soient-ils, et pas sélectionner, pas valoriser les succès des uns par les échecs des autres.
                  C’est vrai que le débat est vaste, et dépasse largement le cadre de l’école. C’est un vrai débat de société, mais il commence … à l’école. Et si les frustrations y sont légions, c’est en les affrontant que l’on avance … un peu.
                  Pardon d’avoir un peu pollué le blog avec ces considérations un peu amères.

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  2. Je n’ai pas lu ce livre, mais ce que tu en dis me fait penser au début de la trilogie de Ken Follet. « Fall of Giants », le premier tome consacré à la première guerre mondiale, débute dans un petit village de mineurs du Pays de Galles. Les personnages issus de ce village traverseront la guerre, les luttes sociales et le siècle.

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