Lettres à Elise – Jean-Louis Spieser et Thierry Fuchslock

Quatrième de couverture :

Grâce à près de 250 lettres inédites, découvrez pour la première fois la guerre de 1870 à travers le regard de soldats prussiens : de l’entrée en guerre au rapatriement des troupes en Allemagne, en passant par les premières batailles en Alsace et Lorraine, les combats contre l’année de la Loire, le siège de Paris, ou encore la Commune, plongez dans le quotidien de ces hommes. Dans ces lettres, tantôt émouvantes ou drôles, tantôt sinistres ou mélancoliques, les soldats se livrent avec sincérité et racontent leur guerre. Découvrez ainsi les péripéties de Peter Grebel, l’amoureux d’Elise ; d’Anton Kirchhofer, le contemplateur ; d’Otto Drecker, le narrateur aux récits sanglants ; de Wilhelm Overath, le compatissant ; d’Albert Beucker, le revanchard ; de Wilhelm Ervens, celui dont la maîtresse de maison française pleure le départ, et bien d’autres encore !

Mon avis :

Cette guerre reste trop méconnue à mon goût et les livres sur le sujet ne sont pas légion. Aussi, lorsque j’ai vu celui-ci lors de l’opération Masse critique sur Babelio, j’ai sauté sur l’occasion. Que toute l’équipe ainsi que les auteurs et éditeurs en soient remerciés.

J’ai pris un réel plaisir à lire ces lettres. Il est toujours intéressant de savoir ce que pense celui qui est de l’autre côté de la barrière. Nous avons évidemment tous les points de vue : celui qui se bat contre l’ennemi, celui qui se bat parce qu’il ne peut pas faire autrement et celui qui ne comprend pas vraiment cette guerre. Les témoignages de ces soldats permettent de se faire une idée de leur quotidien mais également de la société à cette époque.

Pourquoi ce titre, Lettres à Elise ? Parmi les nombreuses lettres, nous suivons la correspondance de Peter Grebel avec celle qui deviendra sa femme plus tard, Elise. Je vous propose d’ailleurs un petit extrait d’une de ses lettres, celle du 5 novembre 1870, écrite à Saint-Cyr, près de Versailles :

« Ma chère Elise,

(…) Pour nous, ça s’est plutôt bien passé depuis que nous sommes ici, à part les pénuries ou les restrictions qu’il y a eu pratiquement en tout. Mais, ma foi, on finit par s’habituer à tout ! Il y a juste eu une fois où nous avons été mis en alerte et nous avons dû sortir mais nous sommes revenus sur nos pas comme nous étions partis. De toute façon, il n’y a absolument pas de comparaison avec Strasbourg ; il arrive qu’on ait l’impression de vivre en pleine paix et de se trouver dans une ville de garnison en Prusse. On laisse tranquillement les Parisiens avoir faim, sans leur tirer dessus ; il peut arriver qu’ils tentent une sortie, mais alors ils se font taper sur le nez et on les repousse. » (P244)

tous les livres sur Babelio.com

Le dico dingo : occultisme

Martine nous propose cette fois le mot « occultisme » et il m’est avis qu’on va bien se marrer ! Comme d’habitude, voici ma définition loufoque :

Nom masculin désignant l’action de se taper sur la partie arrière rebondie de notre anatomie lorsqu’on est content. Le terme vient du général Gaulois Occultix, bras droit de Vercingétorix. Celui-ci avait en effet cette fâcheuse manie. Un extrait de la Guerre des Gaules de César nous éclaire sur ce point : « Je dois la victoire d’Alésia à un général gaulois, dénommé Occultix, un idiot qui se tapait sur le culum dès qu’il éprouvait du contentement. Tout à sa joie d’avoir réussi à tuer un de mes hommes, il fit ce rituel idiot, ce qui fit se retourner son chef, Vercingétorix, que j’eus alors tout le loisir de capturer. »

@Goscinny et Uderzo

Les Plumes d'Emilie : tous aux abris !

Vous l’avez compris, le thème cette fois était ABRI.

Les mots imposés : Sécurité, jardin, créativité, nichoir, cocooner, Kot (facultatif car belge), protéger, courir, claquemurer, cabane, pensée, bras, bon.

Voici mon texte : (j’ai laissé Kot de côté)

La cabane


Lorsqu’il était petit, Tom s’enfermait des heures dans sa cabane. Elle était bien rudimentaire, faite avec quatre planches, par son père, dans l’unique arbre du jardin. Mais avec un peu de créativité, de la peinture et de l’imagination, Tom s’en était fait un endroit génial. C’était un abri qui le protégeait, dans lequel il pouvait passer des heures, laissant courir ses pensées. Il s’y allongeait, un bon livre à la main et un bras derrière la tête, et c’était parti pour quelques heures où son esprit vagabondait. Un jour il était Tom Sawyer, l’autre Peter Pan, tout dépendait du roman. Même si la cabane était de petite dimension, il n’avait pas l’impression d’être claquemuré. C’était au contraire un espace doudou, son espace.

L’enfance marque souvent. Tom a grandi et a construit lui aussi des cabanes à ses enfants. Mais surtout, il est devenu constructeur… constructeur de nichoirs à oiseaux. Ainsi, il a la satisfaction de cocooner ces petits êtres fragiles, de leur être utile en leur offrant un toit et des graines. Il n’y a pas de raison pour qu’ils n’aient pas eux aussi leur cabane.

Les défis du 20 : Lettre B

Les règles sont ici.

C’est Florence, cette fois, qui nous propose les mots en « B » pour le mois de mars : BROUETTE et BEAUTÉ


Allez, je vous vois arriver avec votre petit air narquois. Vous vous attendez à ce qu’on vous parle de la brouette japonaise, bulgare ou thaïlandaise 😜! Bande de petits chenapans ! Mais où serait donc la beauté dans tout ça 😆? Tenez, puisque vous voulez regarder quelque chose, que dites-vous plutôt de ça ?

La beauté incarnée ! 😉

Je croyais pourtant que…

… Le confinement allait me donner plus de temps, allait me faire liquider une partie (oui, juste une partie, ne rêvons pas) de ma PAL, allait me permettre d’écrire ce 2ème tome de Frénégonde que l’on me réclame…

Oui, je le croyais… Mais la réalité est tout autre ! La mise en place de la classe virtuelle, les cours à refaire et à adapter à cette dernière me prennent un temps fou. Les élèves viennent dans cette classe virtuelle aux heures de cours habituelles. Et ça fonctionne plutôt bien pour ça, je suis agréablement surprise. J’ai l’impression que ça les amuse, même, et les occupe… Car eux, qui, pour certains, arrivent en classe en trainant les pieds, sont heureux quand il n’y a pas cours (qui ne l’a pas été ?), ils sont là, connectés 20 minutes avant ! Ils savent que j’y suis et qu’ils peuvent ainsi me poser toutes les questions qu’ils veulent. Ils sont assez inquiets par ailleurs, notamment pour ceux qui ont le bac de français à passer.

Bref, je n’arrive même plus à corriger les copies de la semaine dernière. Alors, ne m’en voulez pas si je ne viens pas visiter vos blogs pour l’instant. Je reviens dès que je sors la tête de l’eau !