J’ai 2 ans !

Le temps passe vite ! J’ai 2 ans aujourd’hui et j’ai eu droit à un beau cadeau. Un jouet ovale, vert, qui fait du bruit. Et moi, j’aime quand ça fait du bruit !

Bon, il fait moins de bruit que mon poussin. Ce dernier, je l’adore ! Il suffit de le toucher pour qu’il se mette à hurler « piou-piou ». Et c’est génial, surtout quand mon humain est en visio-conférence !!! Maintenant, il me le cache mais je ne suis pas bête, je sais très bien où il est.

Allez, sur ce, une petite sieste s’impose ! Ch’alut les amis !

Max

Les Plumes d’Émilie : Ferme

Ferme, je le suis et je ne déroge pas à la règle, je reste con et finée. Ah, ce n’était pas ça que voulait dire Émilie ? Comment ça « la ferme » ? Mais restez polis !

Euh… vous parlez de l’endroit où vivent les canards, les vaches et les biquettes ? Ça me va ! Alors, c’est parti ! Voici les mots à insérer : tracteur, poule, produit, lessiveuse, travailler, ouvrir, paysan, dodu, prunier, terre, poulailler, construire, continuer, courroie.

Vous vous souvenez de Séraphine et de la Baronne ? Elles vous avaient manqué ? Les revoici !

Le retour de la Baronne

Mme la Baronne est de retour après un voyage de quelques mois en Australie…

La Baronne : Ah, ma bonne Séraphine, comme je suis contente de vous voir !

Séraphine : Je n’aurais jamais cru devoir dire ça un jour mais moi aussi Madame, moi aussi !

La Baronne : Vos bonnes réparties m’ont manqué !

Séraphine : Vous m’en voyez flattée ! Dois-je monter ce monticule de valises dans vos appartements ?

La Baronne : Laissez, Séraphine, laissez ! Je demanderai à Gontran de les monter. Allez nous ouvrir une bonne bouteille et venez que je vous raconte. Je sens une odeur de…

Séraphine : …de gâteau… je l’ai préparé pour votre retour.

La Baronne : Ne serait-il pas trop resté dans le four ? Peu importe, Séraphine, merci d’avoir travaillé ainsi, cela me touche.

Séraphine : (Tout bas) Ma parole, le soleil australien lui a tourneboulé la tête ! Voilà qu’elle me remercie de travailler pour elle maintenant ! Dans deux minutes, je lui demande une augmentation ! (Plus fort) Tenez, voici une part de gâteau !

La Baronne : Oh, c’est un gâteau au chocolat, Séraphine ? Mon préféré…

Séraphine : Non, c’est un gâteau tout simple, au yaourt.

La Baronne : Ah ! J’ai cru… C’est-à-dire que la couleur… ce n’est pas grave Séraphine, la cuisine n’a jamais été votre fort ! Cela me permettra de ne pas devenir dodue. J’ai suffisamment mangé pendant ce séjour ! Allez, installez-vous que je vous raconte !

Séraphine : Bien Madame. Mais il faudra que je vous demande une petite chose après…

La Baronne : Oui, Séraphine, plus tard. Alors, comme vous le savez, j’étais logée chez mon amie Hortense de Lafleur. Elle a, là-bas, une petite maison ravissante : cinq à six chambres tout au plus et deux domestiques. Elle m’a fait visiter tout le pays. Et savez-vous ce qui m’a marquée le plus ?

Séraphine, se resservant une coupe de champagne : …

La Baronne : Il y a là-bas bon nombre de petites exploitations où les gens élèvent des animaux, des poules assez souvent…

Séraphine : Des fermes ?

La Baronne : et qui vivent du produit de leur terre…

Séraphine : Oui, des paysans, donc !

La Baronne : Ils ont des machines sur roues assez bizarres et vont sur la route avec

Séraphine : Des tracteurs ! (Tout bas) Elle découvre la vie !

La Baronne : Les femmes lavent le linge au lavoir. Vous vous rendez compte Séraphine, elles n’ont même pas de lessiveuse… C’était tellement pittoresque ! Séraphine, vous dormez ?

Séraphine : Mmmmm…. non… je fermais juste les yeux, me remémorant mon enfance à la campagne, lisant à l’ombre d’un prunier pendant que ma grand-mère allait traire les vaches. Elle passait ensuite par le poulailler et me faisait, le soir, une bonne omelette aux oignons. Oh, ce poulailler ! Je m’en souviens encore ! Elle avait tanné mon grand-père pour en avoir un mais il n’avait pas grand chose sous la main pour le construire. Il avait mis quatre bouts de grillage, la porte était une jante de tracteur qui tenait par une courroie. J’avais toujours peur que tout nous tombe dessus ! Mais pardon, continuez, Madame la Baronne…

La Baronne : Oh, on verra ça demain. Mais dites-moi, Séraphine, vous ne deviez pas me demander quelque chose ? Séraphine ?

Séraphine : Zzzzzzzzzzzz