Baisse de régime…

Pour des raisons que je ne peux pas exposer ici, j’ai le moral en berne. Ne vous étonnez donc pas de me voir moins souvent sur la blogosphère pendant quelques temps.

Des billets sur ce blog sont programmés, vous aurez encore de quoi lire.

À très bientôt.

Ludwig van Beethoven


Ludwig van Beethoven travaillant à la Missa Solemnis.
portrait de Joseph Karl Stieler, 1820. 

Je profite de travailler sur les cours de mes élèves de BTS (le nouveau thème étant la musique) pour replacer ici une fiche que j’avais faite il y a quelques années…

Né le 16 ou 17 décembre (les sources ne sont pas sûres) 1770 à Bonn, en Allemagne, le petit Ludwig appartient à une fratrie de sept enfants ; fratrie malheureuse puisque seuls trois enfants survivront jusqu’à l’âge adulte. Sa mère, Maria-Magdalena Keverich (1746-1787), est une mère aimante, douce mais effacée et, selon les dires, dépressive. Son mari, Johann van Beethoven (1740-1792) est tout le contraire : grossier, violent et alcoolique. C’est dans cette sordide ambiance familiale que Ludwig va grandir. La musique fait partie du quotidien depuis deux générations. Le grand-père paternel, Ludwig l’Ancien (1712-1773) était maître de Chapelle du Prince-Électeur de Cologne. Le père est musicien et ténor à la Cour. Il semblerait qu’il fut un piètre musicien cependant. C’est donc tout naturellement que Ludwig développa très rapidement un don musical. Très vite il est attiré par les sons, ce que ne manqua pas de remarquer son père qui voulut en tirer profit, voulant faire comme Léopold Mozart, exhibant son fils comme à la foire. Mais la brutalité avec laquelle il enseigne la musique à son fils ne fait que plonger l’enfant dans le mutisme.

Il devient alors l’élève de Christian Gottlob Neefe, musicien et chef d’orchestre qui, par son talent, réussira à enseigner à Ludwig les bases de la composition musicale et lui apprendra à jouer de l’orgue et du piano. C’est ainsi que Beethoven commencera à composer, entre 1782 et 1783. Organiste adjoint à la Cour, il est remarqué par le Comte Ferdinand Ernst Gabriel von Waldstein qui devient son mécène. En 1787, ce dernier l’emmène à Vienne. Il sera littéralement happé par la culture et fera même la connaissance de Mozart. Mais son séjour est écourté par des événements familiaux : sa mère se meurt, sa petite sœur décède peu de temps après et son père perd son emploi. Ludwig est donc contraint, jusqu’à la mort du paternel, d’assurer la subsistance familiale.

Le décès de son père lui rend, en quelque sorte, sa liberté. Il retourne à Vienne, en 1792, pour s’y établir définitivement. Le caractère de Ludwig se révèle : il est grossier, violent, ombrageux, pique des crises de colère… Paradoxalement, il sait aussi se montrer généreux. C’est ainsi qu’il fera une collecte pour le fils de Jean-Sébastien Bach, vivant dans un dénuement à pleurer. Il étudie le piano auprès de Haydn mais la complicité laisse vite la place à la suspicion. Ludwig pense que son maître le jalouse. Haydn part à Londres en janvier 1794 et Beethoven prendra des cours auprès de Johann Baptist Schenk, compositeur autrichien avec qui se nouera une solide amitié, et d’Antonio Salieri, musicien italien (ayant été, par ailleurs, accusé de la mort de Mozart). En 1796, il fera une série de concerts.

À 28 ans, Ludwig commence à prendre conscience de ses troubles auditifs. Si, au début, l’ouïe lui revient par moment, la surdité deviendra complète vers 1817, dix ans avant sa mort. Cet état plonge Beethoven dans une terrible détresse. Il s’enferme dans la musique, au point de se négliger totalement. Il coupe les pieds de son piano et en joue assis par terre pour en ressentir les vibrations. Il peut ainsi continuer à composer.

Beethoven meurt le 26 mars 1827, victime d’une pneumonie. Sa mort sera sublime : en fin d’après-midi, Pendant qu’il agonisait, un orage éclate et un éclair illumine sa chambre. À ce moment même, Ludwig se redresse, lève le poing vers le ciel et rend l’âme. Ses obsèques auront lieu deux jours plus tard sous les yeux de vingt mille spectateurs. Neuf prêtres béniront sa dépouille.