Un dimanche en cuisine

Alors, que mange t-on aujourd’hui ? Des cannelloni, ça vous dit ? Mais pas des cannelloni classiques, hein ? Non, je les fais à la forestière. Et c’est typiquement une « recette du placard ».

Pour 15 cannelloni environ

15 tubes de cannelloni à farcir, 5 chipolatas aux herbes, 3 steaks hachés, 1 sachet de velouté de volaille à la forestière, 1 petite boîte de champignons, de l’ail, 1 boule de mozzarella.

Dans un saladier, mélanger les steaks hachés et la chair des chipolatas (bien enlever la peau). Malaxez bien de façon à ce que le mélange soit homogène. 

Remplir les tubes de cannelloni avec la farce et rangez-les dans un plat.

Dans une casserole, mettez 75 cl d’eau froide, mélangez la poudre de velouté de volaille et portez à ébullition pendant 3 mn (en clair, lisez ce qu’il y a marqué derrière le sachet).

Dans une poêle, faire revenir les champignons avec de l’ail. 

Dans le plat des cannellonis, versez les champignons en les répartissant de façon homogène.

Versez le velouté de volaille. Mettez les tranches de mozzarella.

Laissez cuire au four à 180° pendant 45 mn. 

Bon appétit bien sûr !

Je partage cet article avec les marmitonnes, chez Syl.

La promesse à Elise – Christian Laborie

La promesse à Elise par Laborie

Quatrième de couverture :

1956, Saint-Jean-du-Gard, au cœur des Cévennes. Parmi ses élèves, Adèle Gensac, jeune institutrice, remarque Élise, dix ans, douce, brillante, mais muette. Et née de père inconnu. Lucie Rochefort, sa mère, assume parfaitement cette double singularité en dépit des ragots et des médisances. Une complicité s’établit peu à peu entre Adèle et Lucie, deux femmes dotées d’une indépendance d’esprit rare pour l’époque.
Un jour, l’institutrice se voit confier le journal intime d’Élise dans lequel sont consignés ses souvenirs les plus lointains. Terribles. Douloureux.
Quel mystère entoure la naissance d’Élise ? Quelle est la véritable histoire de Lucie ? Adèle va promettre à Élise d’apaiser ses tourments. Y parviendra-t-elle ?

Mon avis :

Une institutrice dans les Cévennes, cela ne pouvait que me plaire ! Adèle arrive, après-guerre, à Saint-Jean-du-Gard dont elle n’est pas originaire. Les gens sont méfiants mais Adèle est pleine d’enthousiasme. Elle se prend d’affection pour Elise, une jeune élève muette et ce qu’elle va découvrir de la vie de cette petite est terrible. J’avoue que je suis passée par tous les sentiments ! Ce livre est un vrai ascenseur émotionnel !

J’ai adoré la partie historique : la seconde guerre mondiale, les résistants et la vie pendant l’occupation. Christian Laborie n’a pas son pareil pour raconter des histoires en les mêlant à des contextes historiques ou sociétaux. Je l’avais déjà découvert dans Le goût du soleil et L’Enfant rebelle. Je confirme avec celui-ci.

La prophétie de Guilhem de Montpellier – Jean-Luc Fabre

Quatrième de couverture :

Quand le comte Bernard de Mauguio lègue le Montpestelario à Guilhem, son fidèle vassal et chevalier, ce n’est qu’une terre aride. Mais le jeune propriétaire veut en faire une grande cité, dont il édicte une prophétie : quiconque l’aidera à la bâtir jouira de la protection de ses murs, qu’importe sa religion ou son métier. Et c’est ce qu’il s’escrime à réaliser avec l’évêque de Substantion, son voisin, et le comte de Mauguio, au gré des aléas politiques et économiques.

Mais si l’opulence et la puissance de la nouvelle cité attirent de plus en plus d’artisans, de commerçants et de voyageurs, elles ne tardent pas non plus à susciter de nombreuses jalousies…

Mon avis :

Voici un livre dont je vais avoir du mal à faire la chronique tant je me suis régalée !

Evidemment, on est dans ma période de prédilection, le Moyen-Âge et, cerise sur le gâteau, dans une ville que je connais pour y avoir été à de nombreuses reprises, Montpellier. Et c’est avec une belle écriture, fluide et romanesque, que Jean-Luc Fabre va nous raconter, à travers des personnages, pour la plupart, historiques, la création de cette ville.

J’ai littéralement dévoré ce livre ! Il est certain que le fait de connaître la région permet également de visualiser les lieux et de s’intéresser à leur histoire mais même si l’on n’a jamais mis un orteil à Montpellier, ce livre est à lire. Il permet de s’évader, d’aller dans un autre temps, d’autres lieux et, surtout, de vibrer avec ces personnages si bien décrits.

Je lirai sans nul doute d’autres romans de cet auteur car cette découverte ne me laisse pas de marbre. Un grand merci aux Editions de Borée de m’avoir permis de lire cette petite pépite !

Un dimanche en cuisine

Alors, que mange t-on aujourd’hui ? Un gratin dauphinois ! C’est toujours bon et ça accompagne bien viandes et poissons.

Alors, les ingrédients : 6 grosses pommes de terre, 1/4 de litre de lait (à peu près… je fais à vue de nez), 25 cl de crème fraîche, 2 gousses d’ail, sel, poivre.

Pour la suite, c’est tout simple ! On coupe en fines tranches les pommes de terre. On les met dans une casserole avec le lait, la crème, les deux gousses d’ail hachées, le sel et le poivre. On amène le tout à ébullition. Il faut bien remuer pour ne pas que le lait agrippe au fond de la casserole. L’amidon contenu dans les pommes de terre va lier le tout. On met ensuite tout ceci dans un plat allant au four. Personnellement, je l’ai mis à 200° pendant 40-45 mn environ. Et voilà, c’est prêt !

Il ne me reste plus qu’à vous souhaiter un bon appétit !

Je partage cet article avec les marmitonnes, chez Syl.

Les Plumes chez Émilie : Lecture

Voici la liste des mots à insérer : Bibliothèque, page, virgule, rose, conte, autodafé, évasion, usé, lire, livrer, loisir, occasion, occupé, occulte.

Voici mon texte :

La rédaction

Antoine était retourné à l’école une semaine après le drame. Rosalie et le docteur ne voulaient pas que le petit rumine l’incendie de la ferme. Il fallait qu’il soit occupé afin de ne pas faire plus de cauchemars la nuit. L’école était l’occasion de se livrer à des réflexions de son âge. Ce petit bonhomme avait vécu suffisamment de choses. Il aurait bien tout le loisir, adulte, de régler les problèmes. En attendant, il fallait désormais qu’il ait une vie normale.

À 17h, ce jour-là, Toinou rentra l’air morose. Il avait une rédaction à faire pour le lendemain dont le thème était « l’héroïsme ». Mais comment, à cette heure-là, avoir accès à des livres ? Le peu qu’il avait était parti en cendres dans l’incendie, un crève-coeur pour lui, un autodafé commandité par l’incendiaire qu’il retrouverait un jour ! Quant à la bibliothèque, elle était évidemment fermée puisque c’était celle de l’école. Le petit élève se mit dans la cuisine, sortit son cahier, sa plume et son beau buvard rose tout neuf. L’ancien, tout usé, avait fini, lui aussi, avec les livres. Le docteur avait eu la gentillesse de lui racheter les fournitures qu’il lui fallait. Et il lui avait donné une de ses plumes, ce dont Toinou n’était pas peu fier. Il avait beau réfléchir, rien ne lui venait. Il tournait, l’air désespéré, les pages de son cahier. Rosalie était bien en peine de le voir comme ça. Mais elle ne pouvait pas l’aider, elle qui n’avait pas été à l’école. Elle savait tout juste lire. L’algèbre lui paraissait être une science occulte. Elle ne pouvait qu’essayer de le réconforter. D’ailleurs, elle s’était attelée à la confection d’un gâteau au chocolat.

Toinou entendit soudain des bruits de sabots. Le docteur était de retour de sa tournée. Pour une fois, il rentrait tôt. Il déposa sa lourde mallette sur le sol de l’entrée, mis son manteau et son chapeau sur le porte-manteau, embrassa Rosalie et se pencha sur le garçon en lui gratouillant la tête.

– Alors, bonhomme, comment ça va aujourd’hui ?

Mais l’enfant ne répondit pas. Une grimace fit comprendre à Louis que la journée n’avait pas été un conte de fée. Ce dernier se pencha sur le devoir du petit.

– Hum… l’héroïsme… beau sujet !

L’enfant le regarda, les yeux vides. Soudain, une larme roula sur sa joue.

– Hé, bonhomme, qu’y a-t-il ?

– Je n’ai aucun livre sur lesquels m’appuyer !

– Oh, mais attends, viens avec moi, on va arranger ça !

Louis amena Toinou à l’étage. Il s’arrêta devant son bureau. L’enfant n’avait jamais osé aller dans cette pièce. Le docteur ouvrit la porte. Et là, ce fut comme un enchantement ! Une évasion des sens et de l’esprit ! Un beau bureau en chêne massif vernis trônait au milieu de la pièce. Les murs étaient tapissés de livres aux belles couvertures en cuir.

– Je crois que tu vas trouver ton bonheur !

Le lendemain, l’enfant se leva tout guilleret. Il avait passé du temps à faire sa rédaction mais il en était fier. Il avait regardé les livres, contemplé les graphies, en avait étudié jusqu’aux virgules… Il arriva parmi les premiers à l’école. Lorsque la maîtresse arriva, elle trouva l’enfant avec le sourire, ce qui lui fit bien plaisir. Il sortit, tout fier, sa rédaction dont le titre, fait avec une superbe calligraphie, était le suivant : Le docteur Louis, mon héros.