La petite fille sous le platane – Rosa Cortés

Une petite fille passe des jours heureux et insouciants dans sa petite ville natale, Polop, en Espagne. Du moins, c’est le regard enfantin car la réalité est tout autre. Son père, républicain, est prisonnier. À sa libération, il préfère fuir le franquisme et partir en Algérie. Sa femme et ses filles le rejoignent. Mais la petite fille vit plutôt mal ce déracinement…

J’ai aimé le style de Rosa Cortès qui, à travers un roman dans lequel elle puise bon nombre d’éléments vécus, nous fait partager l’histoire de ce village, les us et coutumes… mais également l’Histoire de l’Espagne à travers la guerre. Puis arrive l’Algérie et la difficile intégration dans un pays que l’on ne connaît pas.

J’ai pu retrouver également des passages faisant écho à ma propre enfance. Ainsi, la maison de l’enfant ressemblait à celle de mes arrières-grands-parents : « La maison, comme toutes les maisons du village, portait le nom du lieu où elle se trouvait située, c’est pourquoi elle s’appelait la Placeta. C’était une maison étroite, toute en hauteur, tarabiscotée, à l’angle de deux rues inondées de soleil donnant au sud et à l’est. Comme l’usage l’imposait, la porte en était tout le temps ouverte sauf quand la mère s’absentait » (p73). J’ai également retrouvé des résonances par rapport à mes autres arrières-grands-parents, espagnols, que je n’ai pas connus mais dont j’ai entendu parler, de leur arrivée non pas en Algérie mais en France pour fuir la misère.

Pour tout cela, je n’ai pu qu’apprécier cette lecture !

Je remercie les éditions Chèvre-feuille étoilée pour cette découverte.