La belle Rémoise – Hubert Haddad

Dernière nouvelle du recueil Nouvelles du jour et de la nuit, « La belle Rémoise » nous conte l’histoire d’un jeune professeur de piano déménageant à Reims. Breton d’origine, il est obnubilé par le naufrage de l’Erika qu’il compare à une femme. Arrivé dans la cité du Champagne, il intègre une institution de jeunes aveugles, du nom de Perseval, dirigée par M. Gauvain (on notera les références médiévales). Une des élèves paraîtra très sensible à sa musique…

Cette nouvelle nous permet de déambuler dans Reims comme si nous accompagnions le narrateur. Après moultes pages de descriptions, on se demande où veut en venir l’auteur sans pour autant lâcher des yeux le texte. La symbolique des femmes est intéressante. La nouvelle commence avec cette Erika, sorte de fantôme féminin associé au fameux bateau, et finit avec Orable (tiens, encore un personnage médiéval : Guillaume d’Orange était amoureux de la fille du roi sarrasin Desramé qui portait ce prénom). Cette jeune aveugle envoûte le professeur telle les sirènes dans Ulysse, non pas par son chant mais par sa musique et son aura. Elle prononce par deux fois des termes mystérieux : « le miracle de la Sainte-Épine ». Serait-ce une référence au miracle qui s’est produit au XVIIe à Port-Royal ? Quoi qu’il en soit, il semblerait que cette jeune fille ait guéri le narrateur… Sous des dehors anodins, cette nouvelle contient bon nombre de références qui amènent le lecteur à réfléchir.

Challenge Les textes courts. 

Genre : Nouvelle 

Auteur : Hubert Haddad

Pays : France

Nombre de pages : 45

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