Dans les forêts de Sibérie (BD) – Virgile Dureuil

D’après le roman de Sylvain Tesson

Je précise que je n’ai pas lu le livre de Sylvain Tesson, donc c’est avec un oeil aussi pur que la neige qui figure dans cet album 😄 que je le découvre. On suit l’auteur dans son périple. Rester six mois en Sibérie, en autarcie, en abandonnant tout le confort moderne, cela pourrait paraître insensé pour certains. Mais pourquoi pas après tout ? Bien entendu, il n’y a pas beaucoup d’actions, en même temps c’est normal. Cependant, j’ai aimé cette histoire car on se demande, page après page, si Sylvain Tesson va y arriver.

J’ai aimé également le graphisme qui est totalement en harmonie avec le récit. Les paysages sont grandioses, les couleurs magnifiques.

Bref, si le grand froid vous attire, n’hésitez pas !

Challenge Les textes courts. 

Genre : BD 

Auteur : Virgile Dureuil / Sylvain Tesson

Pays : France

Nombre de pages : 96

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La belle Rémoise – Hubert Haddad

Dernière nouvelle du recueil Nouvelles du jour et de la nuit, « La belle Rémoise » nous conte l’histoire d’un jeune professeur de piano déménageant à Reims. Breton d’origine, il est obnubilé par le naufrage de l’Erika qu’il compare à une femme. Arrivé dans la cité du Champagne, il intègre une institution de jeunes aveugles, du nom de Perseval, dirigée par M. Gauvain (on notera les références médiévales). Une des élèves paraîtra très sensible à sa musique…

Cette nouvelle nous permet de déambuler dans Reims comme si nous accompagnions le narrateur. Après moultes pages de descriptions, on se demande où veut en venir l’auteur sans pour autant lâcher des yeux le texte. La symbolique des femmes est intéressante. La nouvelle commence avec cette Erika, sorte de fantôme féminin associé au fameux bateau, et finit avec Orable (tiens, encore un personnage médiéval : Guillaume d’Orange était amoureux de la fille du roi sarrasin Desramé qui portait ce prénom). Cette jeune aveugle envoûte le professeur telle les sirènes dans Ulysse, non pas par son chant mais par sa musique et son aura. Elle prononce par deux fois des termes mystérieux : « le miracle de la Sainte-Épine ». Serait-ce une référence au miracle qui s’est produit au XVIIe à Port-Royal ? Quoi qu’il en soit, il semblerait que cette jeune fille ait guéri le narrateur… Sous des dehors anodins, cette nouvelle contient bon nombre de références qui amènent le lecteur à réfléchir.

Challenge Les textes courts. 

Genre : Nouvelle 

Auteur : Hubert Haddad

Pays : France

Nombre de pages : 45

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Un dimanche en cuisine…

Je vous propose aujourd’hui un plat tout simple : Une tarte aux poireaux, lardons et raclette. Oui, c’est complet… L’hiver n’est pas fini, il faut bien prendre des forces !

Les ingrédients : 

1 pâte brisée (non, je ne l’ai pas faite, même si c’est meilleur), 1kg de poireaux, 3 gousses d’ails, 1 petit paquet de lardons fumés, 3 ou 4 tranches de fromage à raclette, 3 oeufs, 25cl de crème fraîche.

La recette : 

Lavez les poireaux et coupez les en tronçons. Dans une casserole, mettez-les à cuire dans de l’eau salée. Une fois les morceaux cuits, les égoutter et les écraser un peu afin qu’ils rendent toute l’eau. Préchauffez le four à 180° et mettez au bout de 10mn la pâte en pré-cuisson. Dans une poêle, faites revenir les lardons, mettez l’ail émincé ou haché et les poireaux.

En direct de la poêle….

Sortez la pâte précuite du four. Dans un saladier, battez les 3 oeufs avec la crème fraîche. Mettez la préparation poireaux/ail/lardons sur la pâte. Versez le mélange oeufs/crème. Coupez en petits bouts le fromage à raclette. Enfournez pendant 25 mn.

Allez hop, dans le four !
Et voilà le résultat !

Allez voir chez Syl ce que nous aura mitonné la brigade…

J’en profite pour souhaiter un bon anniversaire aux marmitonnes à qui j’offre une part de mon marbré !

Les Plumes chez Émilie : Chocolat

Les mots à insérer sont : BROYER- DOUCEUR- CABOSSE – TABLETTE- EMBALLAGE – NOIR- SURANNÉ – FOLLE- DÉGUSTER- CÂLIN- CHAUD- PRESCRIRE- PÂTISSERIE – PLAISIR

Le goûter

Séraphine : Madame a sonné ?

La Baronne : Oui, bien évidemment Séraphine ! Qui voulez-vous qui agite cette clochette ? Seriez-vous devenue folle ?

Séraphine : Vos réponses sont toujours un plaisir ! J’étais dans la cuisine, la cocotte-minute fait un boucan de tous les diables, j’ai à peine entendu le bruit, voilà pourquoi je vous pose la question !

La Baronne : Mais que fait la cocotte-minute en marche à cette heure ? Il est à peine 15h00. Ne me dîtes pas que vous préparez déjà le dîner !

Séraphine : Ah, ah ! Ce serait un peu tôt ! Non, c’est votre goûter que je suis en train de confectionner.

La Baronne, surprise : Mon goûter ? À la cocotte-minute ? J’en reste sans voix Séraphine ! Vous me surprendrez toujours dans vos façons de cuisiner ! Et puis-je savoir ce qui…hum… mijote ?

Séraphine : Une pâtisserie.

La Baronne, estomaquée : Plait-il ?

Séraphine : Un gâteau au chocolat. Lorsque j’ai ouvert la tablette de ce chocolat noir à l’emballage suranné, avec le dessin de la cabosse…

La Baronne : Oui, oui, je vois bien cette tablette. C’est du chocolat de dégustation, pas du chocolat pour faire de la pâtisserie.

Séraphine : … il y avait une recette à l’intérieur. Le gâteau minute.

La Baronne, les yeux écarquillés : Minute, pas cocotte-minute ! Ma pauvre Séraphine ! Et comment avez-vous fait votre chef-d’oeuvre ?

Séraphine : J’ai broyé le chocolat, ajouté de la farine, du beurre, du sucre, des oeufs. J’ai mélangé le tout et je l’ai mis dans la cocotte. Je dois attendre une minute après le sifflet. Vous verrez, c’est marqué sur le papier : « Aussi doux qu’un câlin ». Vous m’en direz des nouvelles !

La Baronne, reniflant : Ça ne sentirait pas le brûlé ?

Séraphine : Mon gâteau ! (Elle court à la cuisine) Oh ! Mais quelle horreur ! On ne peut même plus se fier aux recettes qu’ils prescrivent maintenant ! « Aussi doux qu’un câlin » qu’ils disaient ! Tu parles d’une douceur ! Aie, c’est chaud ! Saleté ! Je crois que la cocotte est foutue !

La Baronne, éclatant de rire devant l’air dépité de la domestique : Séraphine, pour le goûter, on fera dans le classique, on sortira les madeleines !

Le défi du 20 : Lettre M

Ce mois-ci, c’est Soène qui nous propose le mot concret : Mandarine, et le mot abstrait : Malédiction

Savez-vous comment je fais pour éviter la malédiction du pépin dans la mandarine ? Je coupe les tranches pour en faire une petite salade de fruits. Hors de question de me passer de ce fruit que j’adore, dont l’odeur, comme la madeleine de Proust, me renvoie directement aux festivités de Noël à l’époque où je les aimais encore. La véritable malédiction pour moi serait de ne plus en manger !

@LB

C’est à mon tour de proposer deux mots pour le mois de mars avec la lettre N. Je propose donc noisette et naïveté.