Le Chat botté – Charles Perrault

Quel plaisir de se replonger dans ce conte ! Et j’y ai pris d’autant plus de plaisir que je ne m’en souvenais plus. C’est donc avec un oeil neuf, ou presque, que j’ai relu ce court texte mettant en scène un chat et son propriétaire, surnommé Le Marquis de Carabas par le félin. L’histoire en est simple : le chat, qui est l’unique héritage du dernier fils d’un meunier, veut faire épouser à son maître la fille du Roi. Il parvient même à bout de l’ogre dont la taille physique n’est en rien comparable à la petitesse du cerveau.

La morale en est la suivante : rien n’est plus important que le savoir-faire et l’ingéniosité. Ces deux aspects sont représentés ici par le chat qui mettra tout en oeuvre pour arriver à ses fins. Cependant, est-ce vraiment une morale ? On peut se poser la question. Car le chat utilise le mensonge pour que son maître devienne un grand de ce monde. Serait-ce une critique cachée de la bourgeoisie ?

Ce conte est apparu dans le recueil des Contes de ma Mère l’Oye, en 1697. On peut y reconnaître les statuts sociaux de l’époque : le Roi (guère plus futé, finalement, que l’Ogre) représente le plus haut rang de la société, la noblesse incarnée. Sa fille n’est ici décrite que physiquement. Elle n’a pas vraiment de rôle dans le conte. Comme dans la société, elle est « la fille du roi » et rien d’autre. Le fils du meunier est le symbole du « petit », celui à qui on ne laisse pas la parole. Les personnages humains sont dépassés par le chat qui démontre que l’on peut survivre dans ce bas monde grâce à la feinte, à la ruse, à l’escroquerie. Alors, le Chat botté est-il un conte amoral ?

Extrait :

Courant toujours bien devant le carrosse, le chat se retrouva,

soudain, face à un immense château que possédait un ogre.

Le plus méchant ogre qu’on puisse

imaginer mais, aussi, le plus riche de tous.

« Monsieur l’ogre, on m’a dit mais j’en doute que vous avez le don de vous

transformer en toutes sortes d’animaux.

Vous en doutez, eh bien, regardez ! »

Et l’ogre se transforma en lion.

De peur, le chat fit un énorme bond jusqu’au toit où il regretta de porter des

bottes, pas très pratiques pour marcher sur les tuiles.

« Oh ! Quelle peur vous m’avez faite. Mais vous pouvez aussi vous changer en toute

petite bête, une fourmi, une mouche, encore plus fort, une souris ? »

Et l’ogre se transforma en une petite souris blanche… et le chat, en bon matou

qu’il était, se jeta, aussitôt, sur la souris et la croqua d’un seul coup de dents.

Challenge Les textes courts. 

Genre : Conte

Auteur : Charles Perrault

Pays : France

Nombre de pages : 32

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Saint-Amant

« Messieurs, j’ai cinquante ans de liberté sur la tête », s’écriait un jour celui que l’on appelait le bon gros Saint-Amant, en frappant du poing sur la table d’un cabaret. Personnage truculent s’il en est, le sieur de Saint-Amand, né Marc-Antoine Girard (1594-1661), fils de marin, courut les mers de bonne heure, vit l’Afrique et l’Amérique et composa, à Belle-Île-en-Mer, l’ode qui le rendit célèbre : À la solitude (1619). Normand d’origine, il se fixa quelque temps à Paris où il fréquenta bien plus volontiers les cabarets que les salons. Le besoin d’évasion se faisant sentir, il roula sa bosse dans les armées, sur les flottes, en ambassades, dans les cours, allant de France en Angleterre, d’Espagne en Italie, de Flandre en Pologne et en Suède, et ce, de 1627 à 1651.

Sa poésie fut empreinte de descriptions pittoresques, de peintures satiriques et bouffonnes, de caricatures. Académicien, il fut chargé des termes burlesques à inscrire dans le dictionnaire. Son tort fut de vouloir couronner sa carrière poétique par une œuvre de plus longue haleine, une idylle héroïque : Moïse sauvé (1653). Celle-ci ne trouva pas grâce devant Boileau. C’est Théophile Gautier qui le réhabilita en le plaçant dans sa galerie des Grotesques.

*****

La solitude (extrait)

O ! que j’aime la solitude !
Que ces lieux sacrés à la nuit,
Éloignés du monde et du bruit,
Plaisent à mon inquiétude !
Mon Dieu! Que mes yeux sont contents
De voir ces bois qui se trouvèrent
A la nativité du temps,
Et que tous les Siècles révèrent,
Être encore aussi beaux et verts,
Qu’aux premiers jours de l’Univers !

Un gai zéphyr les caresse
D’un mouvement doux et flatteur.
Rien que leur extrême hauteur
Ne fait remarquer leur vieillesse.
Jadis Pan et ses demi-dieux
Y vinrent chercher du refuge,
Quand Jupiter ouvrit les cieux
Pour nous envoyer le Déluge,
Et se sauvant sur leurs rameaux,
A peine virent-ils les eaux.

Que sur cette épine fleurie,
Dont le printemps est amoureux,
Philomèle au chant langoureux
Entretient bien ma rêverie !
Que je prends de plaisir à voir
Ces monts pendants en précipices,
Qui, pour les coups du désespoir
Sont aux malheureux si propices,
Quand la cruauté de leur sort,
Les force à rechercher la mort !


Le melon (extrait)


Quelle odeur sens-je en cette chambre ?
Quel doux parfum de musc et d’ambre
Me vient le cerveau réjouir
Et tout le cœur épanouir ?
Ha ! bon Dieu ! j’en tombe en extase :
Ces belles fleurs qui, dans ce vase,
Parent le haut de ce buffet,
Feraient-elles bien cet effet ?
A-t-on brûlé de la pastille ?
N’est-ce point ce vin qui pétille
Dans le cristal, que l’art humain
A fait pour couronner la main
Et d’où sort, quand on en veut boire,
Un air de framboise à la gloire
Du bon terroir qui l’a porté
Pour notre éternelle santé ?

Non, ce n’est rien d’entre ces choses,
Mon penser, que tu me proposes.
Qu’est-ce donc ? je l’ai découvert
Dans ce panier rempli de vert :
C’est un MELON, où la nature,
Par une admirable structure,
A voulu graver à l’entour
Mille plaisants chiffres d’amour,
Pour claire marque à tout le monde
Que, d’une amitié sans seconde,
Elle chérit ce doux manger
Et que, d’un souci ménager,
Travaillant aux biens de la terre,
Dans ce beau fruit seul elle enserre
Toutes les aimables vertus
Dont les autres sont revêtus.

… Ha ! Soutenez-moi, je me pâme,
Ce morceau me chatouille l’âme ;
Il rend une douce liqueur
Qui me va confire le cœur ;
Mon appétit se rassasie
De pure et nouvelle ambroisie,
Et mes sens, par le goût séduits,
Au nombre d’un sont tous réduits.

Non, le cocos, fruit délectable
Qui lui tout seul fournit la table
De tous les mets que le désir
Puisse imaginer et choisir,
Ni les baisers d’une maîtresse
Quand elle-même nous caresse,
Ni ce qu’on tire des roseaux
Que Crète nourrit dans ses eaux,
Ni le cher abricot que j’aime,
Ni la fraise avecque la crème,
Ni la manne qui vient du ciel,
Ni le pur aliment du miel,
Ni la poire de Tours sacrée,
Ni la verte figue sucrée,
Ni la prune au jus délicat,
Ni même le raisin muscat
(Parole pour moi bien étrange),
Ne sont qu’amertume et que fange
Au prix de ce MELON divin,
Honneur du climat angevin.

… Ô manger précieux ! Délices de la bouche !
Ô doux reptile herbu, rampant sur une couche !
Ô beaucoup mieux que l’or, chef-d’œuvre d’Apollon !
Ô fleur de tous les fruits ! Ô ravissant MELON !
Les hommes de la Cour seront gens de parole,
Les b… de Rouen seront francs de vérole,
Sans vermine et sans gale on verra les pédants,
Les preneurs de pétun auront de belles dents,
Les femmes des badauds ne seront plus coquettes,
Les corps pleins de santé se plairont aux cliquettes,
Les amoureux transis ne seront plus jaloux,
Les paisibles bourgeois hanteront les filous,
Les meilleurs cabarets deviendront solitaires,
Les chantres du Pont-neuf diront de hauts mystères,
Les pauvres quinze-vingt vaudront trois cents Argus,
Les esprits doux du temps paraîtront fort aigus,
Maillet fera des vers aussi bien que Malherbe,
Je haïrai Faret, qui se rendra superbe,
Pour amasser des biens, avare je serai,
Pour devenir plus grand, mon cœur j’abaisserai.
Bref, Ô MELON sucrin, pour t’accabler de gloire,
Des faveurs de Margot je perdrai la mémoire.
Avant que je t’oublie et que ton goût charmant
Soit biffé des cahiers du bon gros SAINT-AMANT.

Bernard Palissy

Esprit curieux et ouvert à toutes les merveilles de la nature, cet autodidacte, né vers 1510 dans le Lot-et-Garonne, est complètement étranger à la formation humaniste. Bernard Palissy est un artiste (potier, émailleur, peintre, artisan verrier) doublé d’un écrivain. Cependant, ce qui fait son charme, c’est qu’il s’agit d’un homme d’action, d’un homme de terrain qui écrit les choses telles qu’il les ressent. Il se débat avec les réalités qu’il essaie de comprendre, appelant ses écrits, avec une ambition peut-être un peu naïve, de la philosophie. 

On pourra retenir de lui deux ouvrages importants : la Recette véritable par laquelle tous les hommes de la France pourront apprendre à multiplier et augmenter leurs trésors (1563) et les Discours admirables de la nature des eaux et fontaines tant naturelles qu’artificielles, des métaux, des sols et salines, des pierres, des terres, du feu et des émaux, avec plusieurs autres excellents secrets des choses naturelles (1580). Dans ce dernier ouvrage, Bernard Palissy raconte les longues années de recherches et d’expériences décevantes qui lui permirent de retrouver le secret des céramistes italiens et de réaliser des plats émaillés (conservés au Louvre) qu’il appelle des rustiques figulines car le décor est emprunté aux bêtes et aux plantes de la campagne.

Protestant, Bernard Palissy mourut en 1589, prisonnier de la Ligue, à la Bastille.

L’extrait choisi est tiré du premier ouvrage de cet auteur. Il concerne le bûcheronnage et le déboisement et serait à rapprocher de l’Elégie de Ronsard contre les bûcherons de la forêt de Gâtine.

[…]  » Voilà comment il faut qu’un chacun mette peine d’entendre son art et pourquoi il est requis que les laboureurs aient quelque philosophie, ou autrement ils ne font qu’avorter la terre et meurtrir les arbres. Les abus qu’ils commettent tous les jours ès arbres me contraignent en parler ainsi d’affection.

Demande

Tu fais semblant que des arbres ce sont des hommes et ici semble qu’ils te font grand pitié. Tu dis que les laboureurs les meurtrissent: voilà un propos qui me donne occasion de rire.

Réponse

C’est le naturel des fols et des ennemis de science. Toutefois je sais bien ce que je dis: car, en passant par les taillis, j’ai contemplé plusieurs fois la manière de couper les bois et ai vu que les bûcherons de ce pays, en coupant leurs taillis, laissaient la sèpe ou tronc qui demeurait en terre, tout fendu, brisé et éclaté, ne se souciant du tronc, pourvu qu’ils eussent le bois qui est produit dudit tronc, combien qu’ils espérassent que toutes les cinq années les troncs en produiraient autant. Je m’émerveille que le bois ne crie d’être aussi vilainement meurtri. Penses-tu que la sèpe qui est ainsi fendue et éclatée en plusieurs lieux, qu’elle ne se ressente de la fraction et extorsion qui lui aura été faite ? Ne sais-tu pas bien que les vents et pluies apporteront certaines poussières dans les fentes de ladite sèpe, qui causera que la sèpe se pourrira au milieu et ne pourra ressouder et sera à tout jamais malade de l’extorsion qui lui aura été faite? » […]

****

Voici le poème de Ronsard auquel je faisais référence:


Quiconque aura premier la main embesongnée
A te couper, forest, d’une dure congnée,
Qu’il puisse s’enferrer de son propre baston,
Et sente en l’estomac la faim d’Erisichton,
Qui coupa de Cerés le Chesne venerable
Et qui gourmand de tout, de tout insatiable,
Les bœufs et les moutons de sa mère esgorgea,
Puis pressé de la faim, soy-mesme se mangea :
Ainsi puisse engloutir ses rentes et sa terre,
Et se devore après par les dents de la guerre.

Qu’il puisse pour vanger le sang de nos forests,
Tousjours nouveaux emprunts sur nouveaux interests
Devoir à l’usurier, et qu’en fin il consomme
Tout son bien à payer la principale somme.

Que tousjours sans repos ne face en son cerveau
Que tramer pour-neant quelque dessein nouveau,
Porté d’impatience et de fureur diverse,
Et de mauvais conseil qui les hommes renverse.

Escoute, Bucheron (arreste un peu le bras)
Ce ne sont pas des bois que tu jettes à bas,
Ne vois-tu pas le sang lequel degoute à force
Des Nymphes qui vivoyent dessous la dure escorce ?
Sacrilege meurdrier, si on prend un voleur
Pour piller un butin de bien peu de valeur,
Combien de feux, de fers, de morts, et de destresses
Merites-tu, meschant, pour tuer des Déesses ?

Forest, haute maison des oiseaux bocagers,
Plus le Cerf solitaire et les Chevreuls legers
Ne paistront sous ton ombre, et ta verte criniere
Plus du Soleil d’Esté ne rompra la lumiere.

Plus l’amoureux Pasteur sur un tronq adossé,
Enflant son flageolet à quatre trous persé,
Son mastin à ses pieds, à son flanc la houlette,
Ne dira plus l’ardeur de sa belle Janette :
Tout deviendra muet : Echo sera sans voix :
Tu deviendras campagne, et en lieu de tes bois,
Dont l’ombrage incertain lentement se remue,
Tu sentiras le soc, le coutre et la charrue :
Tu perdras ton silence, et haletans d’effroy
Ny Satyres ny Pans ne viendront plus chez toy.

Adieu vieille forest, le jouët de Zephyre,
Où premier j’accorday les langues de ma lyre,
Où premier j’entendi les fleches resonner
D’Apollon, qui me vint tout le coeur estonner :
Où premier admirant la belle Calliope,
Je devins amoureux de sa neuvaine trope,
Quand sa main sur le front cent roses me jetta,
Et de son propre laict Euterpe m’allaita.

Adieu vieille forest, adieu testes sacrées,
De tableaux et de fleurs autrefois honorées,
Maintenant le desdain des passans alterez,
Qui bruslez en Esté des rayons etherez,
Sans plus trouver le frais de tes douces verdures,
Accusent vos meurtriers, et leur disent injures.

Adieu Chesnes, couronne aux vaillans citoyens,
Arbres de Jupiter, germes Dodonéens,
Qui premiers aux humains donnastes à repaistre,
Peuples vrayment ingrats, qui n’ont sceu recognoistre
Les biens receus de vous, peuples vraiment grossiers,
De massacrer ainsi nos peres nourriciers.

Que l’homme est malheureux qui au monde se fie !
Ô Dieux, que véritable est la Philosophie,
Qui dit que toute chose à la fin perira,
Et qu’en changeant de forme une autre vestira :
De Tempé la vallée un jour sera montagne,
Et la cyme d’Athos une large campagne,
Neptune quelquefois de blé sera couvert.
La matiere demeure, et la forme se perd.

Un dimanche en cuisine…

Aujourd’hui, je pique la recette à Caroline, du blog Cultur’elle, qui fait l’oeuf cocotte comme personne. Le mien est à la coppa. C’est la première fois que j’en fais.

Les ingrédients par personne : 

1 oeuf, 3 cuillères à soupe de crème fraîche, du gruyère rapé, 2 tranches de coppa.

La recette : 

Dans un ramequin, mettez les 2 tranches de coppa coupées en petits morceaux. Ajoutez du gruyère rapé. Cassez l’oeuf. Mettez la crème. Au four à 180° pendant 10 minutes environ.

À table ! 

Verdict : c’est délicieux mais mon jaune était un peu trop cuit. La prochaine fois, je l’ajouterai pendant les dernières minutes de cuisson.

Allez voir chez Syl ce que nous aura mitonné la brigade…

Histoire véritable et prodigieuse sur la vie, la mort & punition d’un homme… – Jean d’Ameron

Je suis tombée par hasard sur ce petit texte dont voici le titre complet : Histoire veritable et prodigieuse sur la vie, la mort & punition d’un homme qui a esté condamné par arrest à estre pendu & estranglé & puis bruslé, pour avoir tué son Père aux Alleux le Roy, prés Poissy, & a qui le Diable à tords le col estant sur l’Eschelle.

Ce texte du XVIIe siècle a été écrit par un juge, Jean d’Ameron. Celui-ci a fait arrêter Louis Le Febure, dit Malengrené, pour avoir tué son père, Simon. Le juge commence donc par une description de la famille en bonne et due forme : identité du père, de la mère et des frères. S’ensuit ensuite une réflexion sur la façon dont Louis a été élevé. Une éducation somme toute bizarre puisque le père faisait combattre ses fils et offrait au vainqueur du vin. Le vaincu, quant à lui, avait droit au fouet. Bien que riche, le père leur apprenait également à voler, notamment les poules des voisins… Charmant !

Peut-on, dès lors, s’étonner que Louis devienne violent, au point de donner des coups de couteau à l’un de ses frères et d’en arriver ensuite à l’acte ultime avec la figure paternelle ?

Ce court texte d’une quinzaine de pages mérite vraiment d’être lu, non seulement par curiosité mais encore pour les commentaires de ce juge peu objectif.

Extrait : (Je modernise l’écriture)

Ce père avait si bien appris et accoutumé les enfants au larcin, qu’ils dérobaient à lui-même tout ce qu’ils lui pouvaient attraper, et, par leur mauvaise vie, se rendaient si odieux à tout le monde, qu’on les tenait pour la peste du pays, étant fuis de ceux qui vivaient honnêtement, et n’étant hantés que des désespérés et perdus comme eux.

Donc, ou fusse pour le larcin et dépense que ces malheureux enfants faisaient à ce misérable père, ou par une vengeance divine, le désastre tomba sur cette maison, laquelle, comme elle était auparavant remplie de biens et de prospérité, fut comblée de misères et d’adversité : de sorte que ce père et cette mère, sur la fin de leurs jours, étaient presque contraints de demander leurs vies par aumônes.

Pour lire le texte en entier, je vous invite à aller ici.

Challenge Les textes courts. 

Genre : Droit

Auteur : Jean d’Ameron

Pays : France

Nombre de pages : 15

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