Ferdinand – Carlos Saldanha

Ferdinand est un taurillon un peu spécial : il ne veut pas combattre, n’aime pas la violence et préfère les fleurs. Les autres taureaux de La Casa voient les choses autrement et feraient tout pour être sélectionnés et aller dans l’arène, persuadés qu’ils peuvent gagner contre le torero. Raf, le père de Ferdinand, est choisi mais il ne revient pas ou, du moins, pas en vie. Ce soir-là, son fiston comprend qu’il doit s’échapper de là et c’est ce qu’il fait. Il arrive à monter dans un train qui l’emmène loin de cet endroit de malheur. Il est recueilli par Nina, une fillette, et son père, horticulteur. Quoi de mieux pour notre taureau passionné de verdure ? Il y grandit pendant deux ans, considéré comme un membre à part entière de la famille. Cependant, un événement viendra bouleverser cette vie idyllique… Je n’en dis pas plus…

J’ai adoré ce film d’animation ! D’abord pour le graphisme. Les paysages sont sublimes, les villages espagnols bien représentés… et les animaux portent sur leurs têtes leur gentillesse ou leur antipathie. On a juste envie de prendre Ferdinand, quand il est petit, dans ses bras. Ensuite, j’aime le message qu’il y a derrière. Pour avoir habité trente ans tout près de la frontière espagnole, j’en ai vu des affiches de corrida, des figurines de matadors ou de taureaux… Et à chaque fois, je pensais à la même chose : Pourvu que le taureau soit sauvé. Je n’ai jamais été voir de corrida, je ne supporte pas qu’on fasse du mal, gratuitement, à un animal.

Je ne savais pas que cette histoire prenait sa source dans un livre pour enfants, encore moins que Disney l’avait déjà adapté en 1938.

En tous les cas, voilà qui intéressera petits et grands !