La Grammaire – Eugène Labiche

Cette courte pièce en un acte met en scène cinq personnages : François Caboussat (ancien négociant) et sa fille Blanche, Poitrinas, président de l’académie d’Etampes, Machut, le vétérinaire et Jean, le domestique de Caboussat. Caboussat se voit proposer le poste de maire. Flatté, il se voit déjà conseiller général puis député. Mais il lui manque une chose : l’orthographe. C’est sa fille qui se charge de tout rédiger pour lui. Aussi, lorsque celle-ci tombe amoureuse, il se dit que « sa plume » va lui échapper. Sur ce, arrive Poitrinas qui lui annonce qu’il l’a fait nommer à l’Académie… Cet homme, que l’on considère comme savant est aussi un archéologue amateur qui confond des bouts de vaisselle cassée par Jean et enterrée au fond du jardin avec des fragments antiques…

J’aime le vaudeville et j’apprécie également Labiche dont le Chapeau de paille d’Italie m’avait enthousiasmée. Ici, c’est le titre de la pièce qui a attiré mon attention. Faire de la grammaire un fil conducteur, il fallait oser ! Bien sûr, le vaudeville joue souvent sur les mots me direz-vous. Mais ici, il ne s’agit pas de cela. Tout repose sur cette fâcheuse orthographe et l’histoire va se concentrer autour. 

C’est frais, c’est drôle et cela montre l’importance pour quelque chose que certains semblent malheureusement oublier de nos jours.