La vie qu’on m’a choisie – E.M Wiseman

Traduction : Typhaine Ducellier

Quatrième de couverture :

Un soir d’été de 1931, Lilly Blackwood remarque les lumières d’un cirque depuis la fenêtre de sa mansarde. La petite fille a interdiction d’explorer les alentours de Blackwood Manor… Elle n’est même jamais sortie de sa petite chambre. C’est pour sa sécurité, lui répète sa mère, car Lilly fait peur. Mais cette nuit-là, elle est emmenée en dehors de la propriété, pour la première fois. Et elle est vendue au cirque.
Deux décennies plus tard, Julia Blackwood hérite du manoir de ses parents et de leur élevage de chevaux. Elle espère que revenir sur le lieu de son enfance pourra effacer de douloureux souvenirs. Mais elle va découvrir une mansarde jamais ouverte, et les photos d’un cirque mettant en avant une étonnante jeune femme… Au début, le cirque des Frères Barlow n’est qu’une nouvelle prison pour Lilly. Mais au sein de ce monde violent et hétéroclite, Lilly va découvrir la force, l’amitié, et un lien incroyable avec les animaux.
Rapidement, grâce aux éléphants Pepper et JoJo, et à leur dresseur, Cole, Lilly n’est plus seulement une petite attraction, mais le clou du spectacle… jusqu’à la tragédie. 

Avec l’histoire de Julia et celle de Lilly, Ellen Marie Wiseman dessine le portrait de deux femmes extraordinaires, très différentes, dans un roman qui nous emporte dans un monde étonnant. 

Mon avis :

Un vrai coup de coeur ! Je remercie par ailleurs Babelio et les Éditions Faubourg Marigny pour cette superbe découverte !

J’ai dévoré ce livre de plus de 500 pages, ayant du mal à le lâcher. La petite Lilly est cachée par ses parents sans savoir pourquoi. Sa mère est plus une marâtre qu’une mère. Seul le père vient la voir et lui porte un peu d’attention. Pourquoi est-elle condamnée à vivre dans un réduit, pourquoi sa génitrice lui répète t-elle qu’elle est un monstre ? Un cirque vient s’installer près de chez eux. Un soir, alors que le père n’est pas là, sa mère vient la chercher, prétextant l’amener au cirque qui accepte de donner une représentation rien que pour elle. Lilly sent bien que quelque chose se trame. Et elle a bien raison puisque sa mère la vend au cirque. Là, elle va découvrir que les êtres différents sont montrés en spectacle. Les filles qui n’acceptent pas de faire ce qu’on leur dit peuvent finir dans le spectacle de charme de madame Joséphine. Heureusement pour Lilly, une bonne âme, Glory, va la prendre en charge.

Parallèlement à cette histoire, nous suivons également le parcours d’une autre jeune femme, Julia, paumée et sans le sou qui hérite du manoir de ses parents. Quel est le point commun ? Le lieu, justement. Les deux filles ont vécu à Blackwood Manor. Je m’arrête là pour ne rien dévoiler…

En lisant ce livre, j’avais l’impression de revoir Freaks, le film des années 30 ayant pour thème l’exhibition des êtres difformes, ou Elephant man de David Lynch. Il est important de mettre en relief ce que l’on a pu faire subir à ceux qui ne rentrent pas dans la norme imposée par la société. Et je ne parle même pas des animaux… S’il y a eu une évolution par rapport à tout cela, elle n’est pas encore suffisante et nous avons bien du chemin à parcourir…

J’ai vraiment apprécié ce livre ! N’hésitez pas à le lire ! Prévoyez quand même d’avoir du temps devant vous et une boîte de mouchoirs.

12 réflexions sur “La vie qu’on m’a choisie – E.M Wiseman

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