La dernière tranchée – Johan Earl et Adrian Powers

En 1916, après une attaque sur les lignes allemandes, un bataillon allié est décimé. Seuls trois soldats survivent, le sergent-major Wilkins, le caporal Jennings et le soldat O’Leary. Ils sont perdus dans le No Man’s Land. L’un d’entre eux, Jennings, est grièvement blessé. Ils doivent tout faire pour rejoindre leur tranchée et donc avancer sous le feu de l’ennemi. 

Je suis assez mitigée concernant ce film. Commençons par le négatif et l’histoire tout d’abord. Une première chose : dans ce film, la tranchée allemande se déchaîne pour avoir la peau des trois soldats. En réalité, je ne suis pas certaine que la tranchée adverse aurait déployé autant d’énergie, de balles, de tirs de mitrailleuse, de fusées éclairantes, de gaz pour trois pauvres ères enlisés dans la boue (chapeau bas quand même à O’Leary qui court vers la tranchée, sous le feu ennemi et qui, tel Terminator, arrive à échapper au tir groupé). Une deuxième chose : Le commandant français, très imbu de lui-même, limite méprisant, préfère sacrifier les soldats qui au final, ne sont pas les siens. Cliché du supérieur planqué donnant des ordres en dépit du bon sens ? Mouais… un film de 2013 pourrait / devrait s’abstenir de poncifs. Il y a suffisamment de choses à traiter sur cette Première Guerre Mondiale pour ne pas tomber dans la facilité. Enfin, la dernière chose qui m’a gênée, c’est l’imbrication dans le scénario, en parallèle, de l’histoire de l’épouse de Wilkins. Celle-ci « a fauté » (volontairement) et veut se faire avorter (illégalement bien sûr). Le problème est que cela n’apporte absolument rien à l’histoire car l’épisode est traité, si j’ose dire, par-dessus la jambe. J’ai presque l’impression que c’est un peu la caution pour trouver la fin du film. 

Passons maintenant aux choses positives. Tourné avec peu de moyens, ce film essaie de retranscrire au mieux l’enfer des combats. Les scènes sont principalement nocturnes, ce qui reflète l’atmosphère angoissante et ce que pouvaient ressentir les soldats. Le blessé, dont la moitié de la jambe a été arrachée, est plus vrai que nature. Les décors également. 

Au final, je me rends compte que je reproche à ce film la même chose que ce que je n’aime pas dans Il faut sauver le soldat Ryan : Un scénario léger, peu crédible qui ne met pas en valeur le réalisme des images.

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