Un dimanche en cuisine…

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Aujourd’hui, je vous propose des crêpes (le mois de février engage à en faire !) jambon-fromage à la béchamel.

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Les ingrédients : 

Pour les crêpes : 1/2 de litre de lait, 4 oeufs, 250g de farine, une pincée de sel, 10g de beurre.

Pour la Béchamel : 50g de beurre, 50g de farine, 60cl de lait, sel, poivre, muscade.

Pour la garniture : 1/2 tranche de jambon par crêpe, du gruyère râpé.

La recette : 

Pour les crêpes : Mélangez bien tous les ingrédients en commençant par la farine et les oeufs. Graissez une poêle et faites-la chauffer avant d’y déposer une petite louche de pâte. Retournez la crêpe lorsqu’elle se détache de la poêle… Bref, je ne vais pas vous apprendre à faire des crêpes quand même ! 😄

Pour la Béchamel : On commence comme pour un roux : dans une casserole, on fait fondre le beurre, on y ajoute la farine en la faisant bien cuire, puis le sel, le poivre et la noix de muscade. On ajoute le lait au fur et à mesure en remuant bien pendant que la Béchamel épaissit.

On prend ensuite une petite louche de Béchamel que l’on met dans un plat allant au four. On prend une crêpe, on y met la 1/2 tranche de jambon, du gruyère râpé ou ce que vous voulez (j’en ai fait une avec du gruyère et une avec du chèvre), on la roule et on la pose dans un plat. (Faites autant de crêpes que vous voulez… Nous, nous en avons mangé 2 chacun avec une salade verte à côté). Lorsque toutes les crêpes sont faites, versez la Béchamel, un peu de gruyère râpé et laissez cuire jusqu’à temps que ça gratine.

Allez voir chez Syl ce que nous aura mitonné la brigade…

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Les défis du 20

Passiflore nous propose aujourd’hui d’évoquer deux poètes. Après une petite hésitation, je choisis ces deux-là :

Baudelaire, un monument poétique à lui tout seul ! Bon, pas rigolo le bonhomme, mais quelle plume ! Et si je ne devais citer qu’un poème, ce serait « Une Charogne ». Je trouve fascinant le fait que le personnage se balade avec sa bien-aimée, croise le cadavre de la bestiole, et dise à sa dame qu’elle finira ainsi !

« – Et pourtant vous serez semblable à cette ordure,
A cette horrible infection,
Etoile de mes yeux, soleil de ma nature,
Vous, mon ange et ma passion ! »

Avouez quand même qu’il fallait oser !

Avez-vous reconnu le deuxième ? Il s’agit de Francis Ponge. Lisez « Le Pain » et je suis sûre que vous ne verrez plus votre tartine de la même façon :

« La surface du pain est merveilleuse d’abord à cause de cette impression quasi panoramique qu’elle donne : comme si l’on avait à sa disposition sous la main les Alpes, le Taurus ou la Cordillère des Andes.
     Ainsi donc une masse amorphe en train d’éructer fut glissée pour nous dans le four stellaire, où durcissant elle s’est façonnée en vallées, crêtes, ondulations, crevasses… Et tous ces plans dès lors si nettement articulés, ces dalles minces où la lumière avec application couche ses feux, – sans un regard pour la mollesse ignoble sous-jacente.
     Ce lâche et froid sous-sol que l’on nomme la mie a son tissu pareil à celui des éponges : feuilles ou fleurs y sont comme des sœurs siamoises soudées par tous les coudes à la fois. Lorsque le pain rassit ces fleurs fanent et se rétrécissent : elles se détachent alors les unes des autres, et la masse en devient friable…
     Mais brisons-la : car le pain doit être dans notre bouche moins objet de respect que de consommation. »

Ces deux poètes ont un point commun : ils transforment des choses viles, quotidiennes, en de purs moments de poésie.