Carnets buissonniers – Carl Vanwelde

J’ai craqué sur la couverture. Puis sur la 4ème de couverture dans laquelle on nous précise qu’il s’agit d’une promenade à travers les consultations d’un médecin. Effectivement, nous suivons ce dernier dans ses pérégrinations. Ce qui ressort de ses petits billets, ce sont des tranches de vie. Le médecin se fait poète sans oublier toutefois son métier. On sent toute l’humanité de ce praticien pour qui les patients ne sont pas simplement des numéros de sécurité sociale. Pour bien mettre en relief cela, il prend soin de donner comme titre, à chaque rencontre, le prénom de la personne qu’il rencontre. Si je ne devais retenir qu’une page de ces carnets, ce serait celle qui concerne Pol ou la dernière, relatant les derniers moments de Georges. Ces deux billets montrent avec pudeur une vie qui s’est éteinte ou qui ne va pas tarder. Ces instants tragiques sont retranscrits avec une telle beauté, avec une telle poésie, que l’on en oublie presque qu’il s’agit de vrais instants.

Carl Vanwelde nous retranscrit la réalité, dans ses bonheurs et dans sa cruauté. Il ne se limite pas à des succès, ce qui est révélateur de son côté altruiste, de sa générosité, de sa conscience. Le médecin devient homme, un être qui fait ce qu’il peut pour sauver les autres sans pour autant se prendre pour un surhomme.

Ce livre est un véritable coup de coeur. Je remercie vivement Babelio et les Éditions Weyrich pour cette belle découverte.