Si seulement j’en avais parlé – Esther W.

Traduction : Hélène Tordo

La petite Esther et ses 14 frères et soeurs n’ont pas vécu l’enfance qu’ils auraient mérité d’avoir, comme tout enfant. Pas de joie, de rires, de jeux mais des brimades, des sévices, des choses inavouables perpétrées par leur père. Esther est retirée à sa famille, va dans un foyer d’accueil pour adolescents où certaines choses se reproduisent… Comment arriver à se construire ensuite lorsqu’on devient adulte et parent à son tour ?

Esther fait partie des enfants du scandale qui avait éclaté dans les années 90 dans les Orcades. Des familles écossaises avaient été accusées de pratiquer des sévices sexuels sur des enfants au cours de rites sataniques. Ils leur avaient été retirés. Cependant, la maigreur du dossier avait fait dire au juge que les responsables des services sociaux avaient fait pression sur les enfants pour leur faire avouer ce qu’ils voulaient entendre. Le problème étant que les accusations venaient de trois petits, fragiles psychologiquement parlant et très perturbés. L’affaire avait duré plus d’un mois.

Ces trois enfants étaient de la famille de l’auteur. Les services sociaux n’avaient pas réussi à déceler, dans leurs accusations, les sévices que leur infligeait leur père, incarcéré depuis. Ce sont toujours des affaires difficiles pour lesquelles on marche sur des oeufs si jamais les faits sont avérés. Ce qui est alarmant derrière tout ceci, c’est la perversité de certaines personnes, leur cruauté. Ces gens-là ne sont plus des humains…