Les défis du 20 d'Antiblues

Voici un petit jeu sympa concocté par l’ami Antiblues. Je vous fais un copié-collé de ses règles :

Chacun d’entre nous, mensuellement, à tour de rôle, proposera deux mots (ou expressions) qu’il aime bien mais sans forcement de rapport l’un avec l’autre : un concret et un abstrait. 
Et, le 20 du mois, chaque participant commentera comme il le souhaite avec un texte de 5 à 10 lignes maximum pour chaque mot et si possible une photo illustrant le mot en question. Et si on peut tricoter les deux mots ensemble, ce sera encore mieux: un  défi dans le défi ! Cela peut être l’occasion de se raconter (anecdotes) ou d’en donner une définition personnelle ou de monter de joyeux délires… Pas de limites et de la fantaisie avant tout ! Pour corser la chose, nous allons respecter l’ordre alphabétique (deux mots commençant par « A » donc pour février, « B » pour mars etc …)

Chaque volontaire s’inscrira pour le mois suivant (comme dans l’ancien défi…). Je me lance donc pour le 20 février, je vous propose : Artichaut  et Amour défendu

Je me lance donc :

undefined Les archives hilarantes

Article N°32 de la Revue Franchouillarde de Presse de juin 1900 :

Un ancien politicien aurait tenté de justifier plusieurs adultères en précisant avoir cédé aux pulsions de son coeur d’artichaut.

– Monsieur le Juge, comprenez donc : un coeur d’artichaut offre chacune de ses feuilles en cadeau. C’est ce que j’ai fait avec ces belles dames, peut-on me le reprocher ?

La Cour lui a précisé qu’il ne fallait pas s’effeuiller trop vite, l’amour défendu tournant souvent au vinaigre même chez les grosses huiles.

Qu'elle était verte ma vallée – Richard Llewellyn

Résumé :

Dans une paisible vallée du pays de Galles, c’est la mine de charbon qui fait vivre la population et qui attire de nombreux ouvriers. Les quatre fils Morgan sont mineurs, comme leur père. La vie de cette famille est bientôt bouleversée par l’agitation sociale qui s’empare de la vallée. La grève divise parents et enfants.

Mon avis :

J’ai lu ce livre au collège et il m’a marquée puisque trente-quatre ans plus tard, je m’en souviens encore. Je devais avoir 13 ans environ et je découvrais ainsi la vie des Gallois et leur histoire, une vie finalement pas si éloignée de la nôtre et de ce que me racontait mes voisins de l’époque dont le mari avait été mineur dans les corons et qui, comme beaucoup malheureusement, est décédé de la silicose sans avoir profité pleinement de sa retraite. J’apprenais également beaucoup sur les révoltes de ces mêmes ouvriers sans savoir que chez nous, un certain Jean Jaurès avait lutté pour que les ouvriers puissent avoir de meilleures conditions. La grève de Carmaux… je l’apprendrai bien plus tard… J’ai vu par la suite le film de John Ford (1941), une des rares adaptations à ne pas m’avoir déçue par rapport à un livre. Bref, vous avez bien compris, j’avais vraiment apprécié ce roman.

J’ai relu, il y a quelques années, ce livre, en ayant peur d’être déçue. Après tout, à 13 ans, qu’avais-je aimé ? Sans doute le fait de voyager dans une contrée que je ne connaissais pas, le fait que la narration nous plonge directement au coeur de la famille comme si nous en étions un membre… mais aussi une certaine identification dans le fait que mes parents n’arrivaient jamais à joindre les deux bouts car mon père, petit ouvrier, gagnait une misère et je vous laisse imaginer tout ce que j’ai pu entendre… Pourtant, une trentaine d’années plus tard, en ayant pris du recul avec tout ceci, j’ai redécouvert ce texte comme au premier jour. Mon ressenti est le même : quelle force dans l’écriture ! J’ai acheté récemment les trois romans qui font suite à celui-ci : Là-haut, dans la Montagne qui chante, Là où la lune est petite et Elle est redevenue verte ma vallée. À bientôt, donc, pour mes impressions sur ces derniers !

Le dictionnaire débonnaire : "Picrocholines"

Martine nous propose, cette fois, le terme picrocholines :

Adjectif féminin pluriel :

Terme de télévision utilisé pour la première fois à l’ORTF par Jean Rumet dont l’assistante, Coline Dubout, essuyait les terribles colères. Lors d’un épisode hivernal ayant atteint tout le studio, en 1965, on entendait jean Rumet hurler à son assistante, le nez bouché, « Picro, Choline ! » pour réclamer le micro qu’il oubliait toujours. Depuis, il n’est pas rare, en coulisses des émissions, l’hiver notamment, d’entendre un preneur de son ou un présentateur dire qu’il a les « narines picrocholines » pour signifier qu’elles sont bouchées.

Les Plumes du 15/02 chez Emilie

Emilie nous proposait cette fois le thème « Faux-semblant ». Les mots à replacer étaient : Supercherie, hypocrite, mielleux, camoufler, simulacre, radotage, transparence, taire, traquer.

Mon texte :

Jane sortit furieuse de l’appartement de son meilleur pote. La meilleure chose qu’elle avait pu faire était de se taire. Pourtant, lui qui était si droit dans ses bottes, qui recherchait sans cesse la transparence, qui traquait les mensonges… Mais quel hypocrite ! Il pensait vraiment l’amadouer avec son ton mielleux ? Et va que je te fais une bonne séance de radotage sur son enfance, son adolescence et ses études de pâtisserie… Tout ça pour quoi ? Pour lui proposer, avec son café, une sorte d’étouffe-chrétien camouflé sous un simulacre de crème anglaise… un truc acheté tout fait en supermarché ! Et il pensait vraiment qu’elle n’allait pas découvrir la supercherie ? 

ON NE PLAISANTE PAS AVEC LE MOELLEUX AU CHOCOLAT !

Des nouvelles de Max

Hey, les gens ! Vous êtes là ? Comme mon humaine n’a pas toujours le temps de mettre des photos de moi, j’ai trouvé son portable et je me suis pris un selfie. On n’est jamais mieux servi que par soi-même !

Sinon, je vais bien, je grandis bien, en bêtises aussi d’après mes humains. Il faut bien que je montre que je suis là, non ? J’ai mon caractère ! Je griffe ou je mords (la main de ma maîtresse en porte les derniers stigmates) lorsqu’on m’embête (traduction : lorsqu’on veut me faire des bisous ou des câlins et que j’ai décidé que ce n’était pas le moment). Dernièrement, ma maîtresse a voulu me couper les griffes comme tous les 15 jours, mais là, ce n’était pas le moment. Je lui ai enfoncé ma canine dans la main, elle m’a vite lâché les coussinets !!!

Mais je suis aussi très câlin et j’aime être entouré. D’ailleurs, pour faire fondre mon entourage, il suffit que je fasse ma petite tête :

Et hop, je me vautre sur le canapé et je fais la sieste à côté d’un de mes humains :

Ils ont beau dire, ils m’adorent et je suis devenu une vraie star ! Comment ne pas craquer devant ma petite bouille !

Allez, à bientôt les ch’amis !!!

Signé : Max la Menace