Les défis du 20 : Lettre H

Les règles sont ici. Antiblues nous propose les deux mots suivants : Hirondelle et Hargne.

Je ne pensais pas participer à ce défi. Mais les deux mots proposés m’ont donné à réfléchir.

L’hirondelle n’est pas un oiseau quelconque. Elle est le symbole du renouveau, du courage, de la promptitude à réagir… de tout ce que l’on veut par ailleurs car lorsqu’on regarde un peu sur la toile, elle représente beaucoup de choses positives. Tout le contraire de la hargne, cette colère haineuse que l’on peut avoir… que je viens d’avoir ces derniers temps… Mais je préfère laisser la place à l’envol de ce petit oiseau majestueux qui va aller chercher le positif au fin fond de l’horizon…

Les Godillots – Olier / Marko

 Les Godillots - Olier / Marko 9782818922057

Quatrième de couverture :

C’est l’hiver dans les Vosges et la neige recouvre le nouveau cantonnement des Godillots, une usine désaffectée qu’ils partagent avec une unité de Corps Francs. Lors d’une altercation entre les deux troupes, Palette et Le Bourhis découvrent la preuve d’un acte de barbarie commis sur l’ennemi par un soldat de leur propre camp. Ulcéré et révolté, le bouillant capitaine Mougin veut aller restituer l’objet du délit aux autorités allemandes au-delà du Front. Ses hommes tentent le tout pour le tout afin de lui éviter le Conseil de guerre. Mais l’intransigeant commandant Desmonnier profite justement de cet instant pour lancer une inspection de détail de l’escouade. 

Rude journée pour nos Godillots ! 

Mon avis :

Ce qu’il y a de pratique avec cette petite série (je dis « petite » car, pour l’instant, elle ne compte que deux tomes), c’est que chaque album peut se lire indépendamment. Très pratique donc, surtout pour moi qui n’avais, vous l’aurez compris, pas lu le précédent, ne sachant même pas qu’une telle bande dessinée existait. Basée sur un fait réel, elle relate une anecdote tout en la fondant dans l’Histoire. Il faut dire que les auteurs se sont appuyés non seulement sur des documents d’époque mais encore sur un historien spécialiste de cette période, Jean-Yves Le Naour. Voilà un gage de sérieux qui fait de cet album quelque chose d’à la fois ludique et pédagogique. La mise en scène des personnages et du décor est extraordinaire. Mordante et drôle, l’histoire relatée permet d’en apprendre un peu plus sur ce conflit mondial et, plus précisément, sur le quotidien de nos poilus. Le petit dossier situé à la fin de ce tome permet de comprendre toute la finesse des dessins ainsi que le désir de mettre en exergue la réalité du terrain. Je ne connaissais pas l’anecdote en question (l’histoire d’une oreille coupée appartenant à un allemand remise, par un soldat français, à l’ennemi, pour ne pas désavouer l’armée française) et cela m’a permis de faire des recherches plus approfondies.

Si vous voulez voir un petit extrait, je vous conseille de cliquer ici.

L’Île de la liberté – Jean-François Zimmermann

Quatrième de couverture :

Le Fortune est un navire de la Compagnie maritime hollandaise commandé par un pirate français humaniste, Olivier de L’Aubertière. Il rêve de fonder une république libre et égalitaire. Pour parvenir à ses fins, il lui faut des hommes, qu’il recrutera par un discours convaincant, et de l’argent, qu’il obtiendra en rançonnant des navires marchands.
Dans le même temps, Paul, sous couvert de sa soutane, intègre une expédition dans le but inavoué de s’approprier les richesses des mines d’or du sud de l’Afrique. Les deux frères tracent chacun leur route sans se douter que cela va les amener à se rejoindre en plein océan Indien…

Mon avis :

Je ne vous présente plus cet auteur dont je suis fan. Ce livre est en fait une réécriture de deux précédents ouvrages : La Rivière d’or et Libertas. Pourquoi une réécriture ? D’abord parce qu’un auteur n’est jamais satisfait de lui-même, ensuite parce qu’il est difficile de se séparer de ses personnages et enfin, parce que certains éditeurs le demandent.

Faire de deux romans une seule histoire, voilà un travail qui me laisse admirative car je ne sais pas très honnêtement si je pourrais le faire. Lorsque j’ai lu L’Île de la Liberté, je ne savais pas encore qu’il s’agissait de cela. Je pensais qu’il s’agissait d’un nouvel opus reprenant des personnages que j’aime tout particulièrement. Certains passages me parlaient mais sans pour autant avoir l’impression d’avoir déjà lu l’oeuvre. C’est vraiment réussi !

Bravo, très cher Jean-François, pour cet admirable travail. Si vous avez déjà lu les romans cités plus haut, n’hésitez pas, vous pouvez lire celui-ci sans problème.

Bécassine – Émile-Joseph-Porphyre Pinchon

Bécassine -  Émile-Joseph-Porphyre Pinchon Image

Quel plaisir de retrouver ce vieil album ! Cette pauvre Annaïck Labornez a bien été ridiculisée ! Bon, bien évidemment, il y a cette chanson d’une chanteuse pour enfants que je ne nommerai pas… Et ne faites pas semblant de ne pas savoir de qui je parle, je suis sûre que vous êtes en train de chanter à tue-tête le refrain !!! 

Née à Clocher-les-Bécasses, cette petite bretonne va causer du tort à ses parents dès sa naissance. En effet, elle n’a qu’un tout petit nez, grave offense pour la famille ! D’autant plus que sa cousine, Marie Quillouch, en avait un gros, elle. Et la rivalité entre les deux familles était notoire. Vous imaginez un peu les noms d’oiseaux qui furent balancés à la tête des deux gamines, ou plutôt des géniteurs ! 

Cette bande dessinée ne contient pas de phylactères. L’histoire est racontée, au fur et à mesure et les dessins servent à l’illustrer. On apprend ainsi quelques coutumes bretonnes. Cette BD contient également une morale car cette pauvre petite, affublée de ce ridicule surnom par son propre parrain, est souvent défendue. La méchanceté des autres est d’autant plus mise en relief. Un beau message pour les enfants qui, à l’époque, lisaient cet album.

Bécassine -  Émile-Joseph-Porphyre Pinchon Image
Bécassine -  Émile-Joseph-Porphyre Pinchon Image

L’atelier chez Pixelie25

Pixelie25 nous propose un atelier sur les homophones. Le but étant de bricoler un texte avec les mots suivants : Chaud – chaut (du verbe chaloir) – Chow-chow – show – chaux.

La barre est haute !

– Herbert, mais que t’est-il arrivé ?

Rodrigue, le caniche, riait à belles dents. Son copain Herbert, Chow chow de son état, était passé d’un beau beige à un blanc douteux en l’espace d’une matinée.

– Tu te souviens de cette belle femelle Carlin que nous avions rencontrée sur le trottoir face à la boucherie ? Elle s’appelle Calamity. Elle m’a tapé dans l’oeil. Mais lorsque j’ai voulu lui faire un brin de causette, elle m’a vite stoppé dans mon élan. « Inutile de faire votre show, m’a t-elle dit, je ne discute qu’avec des chiens qui me surprennent. Faites quelque chose en ce sens et je reconsidérerai ma décision. Mais attention, si c’est juste pour venir me renifler l’arrière-train, peu me chaut ! »

– Mazette ! Elle était de la Haute, non ? Depuis quand nous, les chiens, parlons-nous ainsi ? Et qu’as-tu fait alors ?

– Je l’ai revue passer la dernière fois. Je me suis dit que j’allais lui faire coucou du toit de la maison en construction, tu sais celle qui n’est pas loin du parc. Ça lui montrerait mes talents d’équilibriste.

– Tout ça pour une femelle ! Et alors ?

– Alors… j’ai perdu pattes et je suis tombé dans un seau d’eau mélangée à de la chaux ! Un maçon avait dû laisser traîner ça là, sur le chantier. Quand mon maître m’a vu dans cet état, il a crié « c’est chaud ! » et m’a aussitôt emmené chez le vétérinaire.

– Quel est son verdict ?

– D’après lui, je vais perdre mes poils. Tu te rends compte, je vais passer d’une allure de nounours à celle d’un lapin pelé. Ça va repousser mais il faudra du temps.

– Tu tiens peut-être ton numéro ! Ça va impressionner Calamity. Tu te rends compte, changer d’apparence aussi vite ? Elle va croire que tu es un magicien.

– Tu crois ? Ah, ça me remonte le moral ! Tu es un vrai copain, toi !