L’Insoumise – Chloé Dubreuil

Quatrième de couverture :

An de grâce 1348. La guerre de succession déchire la Bretagne et oppose le roi de France au monarque d’Angleterre. Le fléau de Dieu, cette Peste Noire qui décimera l’Europe, s’apprête à déferler. Maeve est née fille du vent, soumise à sa seule liberté, mais en ces temps chahutés par les hommes et la providence, il ne fait pas bon s’affirmer au détriment des lois et de la religion. Thibault De Quimerc’h, bâtard d’un seigneur breton, nommé lieutenant du bailli, reniera tout ce en quoi il croyait, tout ce devant quoi il s’était incliné par obsession de celle qu’il va devoir pourchasser.
De l’île de Sein à Paris, de Quimper à Rouen jusqu’aux confins d’un territoire que les vikings avaient nommé Vinland, le « pays des pâturage « , dans l’actuel Canada, la fuite de Maeve la portera à quêter la paix et l’oubli de ses semblables. Mais quand l’amour cherche à vous confondre, il peut bouleverser bien des destinées… 

L’insoumise est une grande fresque aventureuse, de ces romans qui font renaître sous nos yeux un monde oublié, malmené par la superstition, la trahison et la mort. Mais aussi par la force de vie et la passion qui régissent ses personnages. 

Mon avis :

Forcément, en lisant la quatrième de couverture, je ne pouvais que me frotter les mains, m’installer dans mon fauteuil préféré et oublier tout ce qu’il y avait autour de moi ! Et c’est bien, par ailleurs, ce qu’il s’est passé pendant ces heures de lecture ô combien agréables ! J’ai fait un bond dans le temps, j’ai voyagé, je me suis enrichie culturellement… Le tout en n’ayant pas bougé, si ce n’est mon index qui tournait les pages.

Je suis profondément admirative de l’écriture de Chloé Dubreuil. Elle arrive à m’embarquer, quel que soit le thème, dans l’histoire qu’elle traite et j’adore lorsque cela se conjugue avec la grande Histoire. Sa plume est alerte, on a toujours envie de savoir ce qu’il y aura sur l’autre page. En voyant l’heure tourner, je me disais à chaque fois : « Encore un peu ! », redoutant le moment où il faudrait laisser Maeve vaquer à ses occupations pour retourner moi-même à mon quotidien.

Bref, je pense que vous l’aurez compris : j’ai adoré ce livre !

Enquêtes aux jardins – G. Le Cornec et R. Veilletet

Les Empoisonneurs

J’ai déjà lu des polars écologiques, notamment ceux de Yann Venner, ce qui fait que je n’ai pas été surprise de voir cette appellation. Ce roman, très agréable à lire, s’adresse aux jeunes, mais je dois bien avouer que j’ai pris plaisir à suivre les aventures d’Emma et Lucas. L’intrigue est bien ficelée, le rythme est dynamique. Que demander de plus ? J’ai apprécié l’humour et, surtout, j’ai apprécié le fait que ce ne soit pas mièvre, bien au contraire. J’ai même trouvé que par moments, cela se rapprochait un peu de Jules Verne.

Je vais lire avec plaisir Les pommes de l’apocalypse, roman que j’aurais dû lire en premier s’il n’y avait pas eu une erreur d’envoi de l’éditeur. Mais, au final, je suis ravie de cette bourde car cela me permet de pouvoir lire les deux romans ! 😄 Un grand merci à Babelio et aux Editions du Rocher pour cette découverte très sympathique.

Un dimanche en cuisine

Alors, que mange t-on aujourd’hui ? Des cannelloni, ça vous dit ? Mais pas des cannelloni classiques, hein ? Non, je les fais à la forestière. Et c’est typiquement une « recette du placard ».

Pour 15 cannelloni environ

15 tubes de cannelloni à farcir, 5 chipolatas aux herbes, 3 steaks hachés, 1 sachet de velouté de volaille à la forestière, 1 petite boîte de champignons, de l’ail, 1 boule de mozzarella.

Dans un saladier, mélanger les steaks hachés et la chair des chipolatas (bien enlever la peau). Malaxez bien de façon à ce que le mélange soit homogène. 

Remplir les tubes de cannelloni avec la farce et rangez-les dans un plat.

Dans une casserole, mettez 75 cl d’eau froide, mélangez la poudre de velouté de volaille et portez à ébullition pendant 3 mn (en clair, lisez ce qu’il y a marqué derrière le sachet).

Dans une poêle, faire revenir les champignons avec de l’ail. 

Dans le plat des cannellonis, versez les champignons en les répartissant de façon homogène.

Versez le velouté de volaille. Mettez les tranches de mozzarella.

Laissez cuire au four à 180° pendant 45 mn. 

Bon appétit bien sûr !

La promesse à Elise – Christian Laborie

La promesse à Elise par Laborie

Quatrième de couverture :

1956, Saint-Jean-du-Gard, au cœur des Cévennes. Parmi ses élèves, Adèle Gensac, jeune institutrice, remarque Élise, dix ans, douce, brillante, mais muette. Et née de père inconnu. Lucie Rochefort, sa mère, assume parfaitement cette double singularité en dépit des ragots et des médisances. Une complicité s’établit peu à peu entre Adèle et Lucie, deux femmes dotées d’une indépendance d’esprit rare pour l’époque.
Un jour, l’institutrice se voit confier le journal intime d’Élise dans lequel sont consignés ses souvenirs les plus lointains. Terribles. Douloureux.
Quel mystère entoure la naissance d’Élise ? Quelle est la véritable histoire de Lucie ? Adèle va promettre à Élise d’apaiser ses tourments. Y parviendra-t-elle ?

Mon avis :

Une institutrice dans les Cévennes, cela ne pouvait que me plaire ! Adèle arrive, après-guerre, à Saint-Jean-du-Gard dont elle n’est pas originaire. Les gens sont méfiants mais Adèle est pleine d’enthousiasme. Elle se prend d’affection pour Elise, une jeune élève muette et ce qu’elle va découvrir de la vie de cette petite est terrible. J’avoue que je suis passée par tous les sentiments ! Ce livre est un vrai ascenseur émotionnel !

J’ai adoré la partie historique : la seconde guerre mondiale, les résistants et la vie pendant l’occupation. Christian Laborie n’a pas son pareil pour raconter des histoires en les mêlant à des contextes historiques ou sociétaux. Je l’avais déjà découvert dans Le goût du soleil et L’Enfant rebelle. Je confirme avec celui-ci.

La prophétie de Guilhem de Montpellier – Jean-Luc Fabre

Quatrième de couverture :

Quand le comte Bernard de Mauguio lègue le Montpestelario à Guilhem, son fidèle vassal et chevalier, ce n’est qu’une terre aride. Mais le jeune propriétaire veut en faire une grande cité, dont il édicte une prophétie : quiconque l’aidera à la bâtir jouira de la protection de ses murs, qu’importe sa religion ou son métier. Et c’est ce qu’il s’escrime à réaliser avec l’évêque de Substantion, son voisin, et le comte de Mauguio, au gré des aléas politiques et économiques.

Mais si l’opulence et la puissance de la nouvelle cité attirent de plus en plus d’artisans, de commerçants et de voyageurs, elles ne tardent pas non plus à susciter de nombreuses jalousies…

Mon avis :

Voici un livre dont je vais avoir du mal à faire la chronique tant je me suis régalée !

Evidemment, on est dans ma période de prédilection, le Moyen-Âge et, cerise sur le gâteau, dans une ville que je connais pour y avoir été à de nombreuses reprises, Montpellier. Et c’est avec une belle écriture, fluide et romanesque, que Jean-Luc Fabre va nous raconter, à travers des personnages, pour la plupart, historiques, la création de cette ville.

J’ai littéralement dévoré ce livre ! Il est certain que le fait de connaître la région permet également de visualiser les lieux et de s’intéresser à leur histoire mais même si l’on n’a jamais mis un orteil à Montpellier, ce livre est à lire. Il permet de s’évader, d’aller dans un autre temps, d’autres lieux et, surtout, de vibrer avec ces personnages si bien décrits.

Je lirai sans nul doute d’autres romans de cet auteur car cette découverte ne me laisse pas de marbre. Un grand merci aux Editions de Borée de m’avoir permis de lire cette petite pépite !