C’est mon ch’anniversaire !

Ch’alut tout le monde ! IMG_20180718_161148

 

Je suis tout content car aujourd’hui c’est mon ch’anniversaire ! 3 mois ! Je suis un grand ! Bon, alors, quel cadeau ma maîtresse va-t-elle me ramener ? Je sais qu’elle est partie faire des courses…IMG_20180713_152944

 

Eh ! Mais qui m’a fichu ça sur MON canapé ? Beurk ! IMG_20180715_153108

 

Eh, mais il y en a un autre ! Au secours !!!

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Bon, en attendant, je vais jouer un peu…

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Ah ! Voilà mes cadeaux ! Des boules avec des choses à l’intérieur ! De grands moments de jeu ! IMG_20180718_112056

 

Mais je commence à fatiguer…

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Ma maîtresse est revenue, je vais dormir dans ses bras…IMG_20180718_161640

 

À plus tard les ch’amis !

Max patte-de-chat

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Sieste (suite)

Quand tu veux faire une sieste sur TON canapé mais que la place est déjà prise…

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(T’avais qu’à arriver avant ! Signé Max la menace)

Cloclo – Florent Siri

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[Film de 2012]

Comme d’habitude, je n’ai pas regardé ce film à sa sortie. Mais par un lundi au soleil, émoustillée par l’odeur des magnolias, je me suis dit « Alexandrie, Alexandra » !

Bon, j’arrête, c’est nul. En fait, ce film est réellement passé lundi à la télé et comme il n’y avait rien d’autre, je l’ai regardé. Mais je ne l’ai pas regretté, et ce, pour plusieurs raisons. La première est que ce film ne montre pas qu’une image positive du chanteur. On sait tous, depuis le temps, qu’il était à la fois perfectionniste et caractériel… là, on le voit bien. L’image, également, du bon père de famille avec ses deux enfants vole en éclats. Attention, je ne dis pas qu’il n’aimait pas ses enfants ou ne s’en occupait pas, je n’étais pas là pour le voir, mais cacher son deuxième fils juste pour ne pas ternir l’image du chanteur à minettes, ça coince un peu dans les entournures. On nous le montre en tant qu’homme et non en tant que dieu et ça, ça fait plaisir. On peut aimer un artiste mais de là à en faire un surhomme… C’est toujours ce qui m’énerve un peu dans les films ou livres qui encensent Truc ou Machin. Comme si, d’un coup, le fait de se rendre compte que Bidule fait ses courses, mange, fait popo ou détourne du fric (rayer la mention inutile) allait faire diminuer les ventes des produits dérivés… Hein ? On me souffle dans l’oreillette que c’est le cas… Bon, tant pis alors, oubliez ce que je viens de dire.

La deuxième raison pour laquelle j’ai aimé ce film, c’est la magie « Jérémie Rénier ». Il incarne à la perfection le personnage. On s’y croirait. Chapeau également aux maquilleurs. Quel boulot ! On a l’impression de regarder un documentaire sur ce célèbre chanteur adoré, adulé, mais à la personnalité ô combien complexe, presque mystérieuse.

Enfin, si j’ai apprécié ce petit chef-d’œuvre, c’est aussi parce que j’aimais Claude François quand j’étais gosse et je me souviens encore de l’annonce de sa mort en mars 1978. J’avais 6 ans, j’étais en compagnie de mes grands-parents, et j’ai pleuré toutes les larmes de mon corps.

Je vous laisse, en petit bonus, cette photo que j’ai prise en 2015, dans le petit cimetière de Dannemoy où il est enterré.

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Photo ©L.B

Sous Paris – Aurélien Noyelle

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Quatrième de couverture : 

On les appelle les catacombes, mais elles s’élancent bien au-delà de l’ossuaire municipal de Denfert-Rochereau. Ce sont plusieurs centaines de kilomètres de galeries souterraines qui serpentent sous la capitale ; chaque nuit, bravant les interdictions, les dangers, la fatigue, des habitués viennent y rêver, pour quelques heures, une socialité alternative. Aux règles de la surface, la collectivité des inlassables visiteurs du sous-sol parisien oppose un fonctionnement anarchique et libertaire ; à l’heure où nous nous endormons, c’est un autre monde qui s’anime, là, tout près…

Mon avis : 

J’ai toujours été fascinée par les catacombes sans pour autant y être allée. Oui, je sais, c’est paradoxal. Mais disons que l’on ne nous fait voir qu’un tout petit bout de ce qu’il y a réellement dans ces galeries et cela me frustrerait.

Je n’avais d’ailleurs jamais lu de livres à ce sujet et j’ai vraiment apprécié celui-ci car il ne se contente pas de dire ce que l’on peut lire ailleurs, notamment sur la toile. Il est personnalisé et l’on ressent toute l’humanité qui se dégage de l’auteur. Ce dernier nous fait part de sa propre expérience et c’est à travers sa vision que nous visitons ce monde souterrain. Il rappelle d’ailleurs aussi le caractère dangereux et répréhensible (arrêté préfectoral de 1955). Le cataphile contrevenant peut se faire arrêter par un « cataflic » et se prendre une « Kataprune » : « Recevoir sa première « Kataprune » – comme il est d’usage de les surnommer – est souvent vu comme un baptême, une preuve de plus qu’on est un vrai cataphile que certains iront jusqu’à exhiber fièrement sur Internet » (P150-151). Il faut dire aussi qu’il y a quand même, comme l’attestent les nombreux graffitis, une faune qui se réunit non pas par amour de l’Histoire mais plutôt pour se livrer à des actes peu conventionnels. Pourtant, si le sexe et la drogue ne sont pas absents des carrières, il y a quand même autre chose à voir et il est bien dommage que les dégradations ou les nuisances aient donné lieu à l’interdiction d’y circuler. En même temps, c’est aussi, comme le souligne Aurélien Noyelle, vecteur d’adrénaline. Se balader de nuit, se glisser dans l’antre mystérieux avec cet espoir ou ce sentiment d’être le premier à le découvrir, voici ce qui en motive plus d’un.

L’auteur achève ce document sur son ressenti : il est désormais blasé et donnerait tout pour retrouver cette excitation : « On se moque de ceux qu’on surnomme les touristes, ces nouveaux venus qui font leurs premiers pas sous Paris. On devrait plutôt les envier. Que n’aurais-je alors donné pour en redevenir un, pour retrouver cette virginité qui est la leur ! Si seulement j’avais pu oublier tout ce que je savais des catacombes, et revivre, indéfiniment, ces premières descentes et les sentiments qu’elles suscitent ! » (Page 369) Mais il y a autre chose qui le motive en partageant avec nous ses connaissances : devenir écrivain. Et là, je peux le confirmer : le pari est gagné car ce livre ne se lit pas comme un documentaire fastidieux mais bien comme un roman envoûtant.

tous les livres sur Babelio.com

 

Les plumes d’Asphodèle – Le Retour

Quelle joie de retrouver une version des « Plumes » chez Mind The Gap ! Voilà qui va me dérouiller un peu les neurones. La règle ? Placer cette liste de mots dans un texte de notre création :  Aquarelle, Voyelle, Mirabelle, Maternelle, Stèle, Éternel, Bretelles, Ribambelle, Infidèle, Dentelle, Cannelle, Passerelle, Balancelle, Ritournelle. Il fallait que cela rime avec Asphodèle, vous l’aurez compris.

Voici donc mon texte :

Jeanne

Charles était connu dans le petit port de Saint-Gilles. Il arrivait dès l’aube, non pas à l’heure où blanchit la campagne comme l’aurait dit ce brave Victor Hugo, mais à l’heure où la lumière était la plus intéressante. Non, Charles n’était pas pêcheur mais peintre. Il aimait monter son chevalet au milieu des marins d’un jour s’affairant autour des bateaux. Ces derniers l’avaient pris d’abord pour un illuminé mais son art n’était pas passé inaperçu. Certains lui avaient même acheté quelques toiles. Mais depuis quelques temps, Charles était infidèle, infidèle à sa peinture. Non pas qu’il avait trouvé un autre loisir, mais plutôt par panne artistique. La ribambelle de voiliers ne l’inspirait plus. Il lui fallait trouver un autre sujet. L’âme en peine, il vadrouillait dans la ville, promenant sa chienne Voyelle. Il lui fallait se remonter les bretelles ! Il ne pouvait pas rester ainsi, sans rien faire, lui, artiste devant l’Éternel ! Déambulant dans les petites rues, il regardait sans réellement être attentif les boutiques du quartier lorsque son attention s’arrêta devant la vitrine d’un quincailler. Un petit service à café se trouvait là, dont l’étiquette jaunie indiquait un prix dérisoire. Sa dentelle de porcelaine, le petit dessin sur les tasses le renvoya aussitôt cinquante ans en arrière, dans la cuisine de sa chère grand-mère Jeanne. L’odeur de cannelle saupoudrée sur la tarte aux pommes chaude, les mirabelles jaunes et rebondies dans le panier à fruits, quelques fleurs dans le vase… et surtout, mamie Jeanne. Il aimait aller y prendre son goûter. Il avait cinq ou six ans. Ils allaient ensuite dans le jardin. Ils empruntaient la passerelle qui enjambaient le petit ruisseau où il aimait capturer des têtards. Les asphodèles embaumaient l’air. Ils prenaient place sur la balancelle et mamie le prenait dans ses bras en chantant une petite ritournelle qu’il avait toujours en tête. Les larmes lui vinrent aux yeux. Jeanne dormait depuis longtemps sous une stèle austère. Il allait raviver son souvenir. En faire des aquarelles. Ainsi, la cuisine rustique, le petit jardin, la figure maternelle resteraient à jamais dans l’Histoire. C’était sa petite mamie qui, désormais, serait sa Muse.

 

Edit : Je vous invite à aller voir les textes des autres participants :