Et si…

Et si je changeais pour une fois les choses ? Oh, rien de bien extraordinaire ! Mais vous me connaissez, je ne participe jamais à aucun challenge pour la simple et bonne raison que je déteste que l’on m’impose des lectures et que je ne m’y tiens pas. Cependant, grâce à beaucoup d’entre vous, j’ai découvert le challenge Voisins Voisines qui n’est pas contraignant puisqu’il se déroule sur un an. On peut lire ce que l’on veut sans faire une liste à condition que ce soit des romans européens contemporains (à partir de 1960).

Cela me permettra de découvrir des auteurs.

Deux cons – Tronchet

D’un côté, Couyalère, et de l’autre Patacrêpe ! Admirez les noms ! Deux parfaits abrutis qui se complètent pour ne former qu’un seul neurone, et ce n’est pas peu dire ! Dès que l’un des deux ouvre la bouche, on ne peut s’empêcher de sourire face à la niaiserie de ses paroles. Ce qu’il y a de bien avec ces deux idiots, c’est qu’ils ont l’impression de découvrir le monde chaque jour. 

Fan de Fluide glacial, j’apprécie tout particulièrement les BD de ce genre. Les dessins, ici, sont à l’image des deux personnages : assez grossiers, peu raffinés. Tout passe dans les mimiques et les regards.

Si vous voulez passer un bon moment, n’hésitez pas ! 

La Burle – Paul Perrève

Paul Perrève [XXe-XXIe s / France ; Médecine] 85162096_p

Quatrième de couverture :

En Haute-Ardèche, les corps et les caractères, tout autant que le paysage, sont façonnés par la  » burle « , ce terrible vent hivernal qui glace jusqu’aux os. Sur ces terres superbes aux abords hostiles, Paul Perrève a exercé la profession de médecin généraliste pendant douze ans. Douze rudes années à parcourir les mauvaises routes des hauts plateaux, douze années éreintantes, rythmées par les naissances, les maladies, les accidents et les morts des habitants de ces fermes, de ces villages que Paul Perrève apprendra à connaître, à comprendre et, au fil des saisons, à aimer. Ce livre est un récit passionnant sous la forme du  » journal d’un médecin de campagne « , mais aussi un témoignage unique sur les hauts et les bas d’une vocation et une déclaration d’amour à ceux que la fortune a abandonnés sur le bord du chemin…

Mon avis :

À l’heure où l’on parle de désertification médicale, de raréfaction des médecins de campagne, ce petit bouquin, que j’ai découvert par pur hasard, tombe à pic. Ce n’est pas un simple roman, plutôt, comme l’annonce la quatrième de couverture, un « journal » dans lequel l’auteur ne cache absolument rien. Rudesse des éléments, des habitants parfois, tout est combiné pour écœurer le plus convaincu des disciples d’Hippocrate. Sauf, bien entendu, si, comme Paul Perrève, on a ce métier chevillé au corps et au cœur. Imaginez vous sortir en plein hiver vers minuit, lorsque souffle ce vent terrible formant des congères, que la route commence à se glacer sur des chemins qui n’ont du terme « route » que l’appellation, pour aller pratiquer un accouchement dans une ferme perchée dans ces hameaux perdus… Il faut avoir du courage mais aussi de l’humanité.

Dans cette sorte de roman autobiographique, il nous fait part de tous ses ressentis, sans rien nous cacher. Le médecin de campagne des années 60 était considéré comme le messie, de même que l’instituteur ou le curé. On comptait sur lui et il ne pouvait se dérober à ses responsabilités. On peut constater, à travers cet écrit, qu’il passait moins de temps à son cabinet que dans sa voiture, toujours par monts et par vaux, allant de ferme en ferme, quel que soit le temps.

Très agréable à lire, ce livre vous en apprendra beaucoup sur ce métier mais aussi sur ces habitants ruraux et sur leurs conditions de vie.

La santé des dirigeants français – Stanis Perez

Stanis Perez [XXe-XXIe s / France ; Histoire, Médecine] 41XMUWrpezL._SX195_

Quatrième de couverture :

« Je ne vais pas mal. Mais, rassurez-vous, un jour, je ne manquerai pas de mourir ! » C’est ainsi que le général de Gaulle répondit, en 1965, à la question d’un journaliste qui l’interrogeait un an après son opération de la prostate. Toutefois, ce trait d’humour resté célèbre ne doit pas faire illusion : l’exercice du pouvoir génère des fatigues en tout genre et des indispositions plus ou moins graves qu’il vaut mieux dissimuler. Quel que soit le régime politique, il n’est guère d’informations plus sensibles que celles qui touchent à la santé du Prince. Il en va de sa longévité, de son autorité.

De la Renaissance à la Ve République, la dimension sanitaire de l’art de gouverner s’est-elle réellement métamorphosée ? Qu’il soit roi, empereur ou président élu au suffrage universel, ce malade pas comme les autres vit sur une scène de théâtre aux contours indéfinis. Une « grippe » mal soignée, une « fièvre » tenace ou un « lumbago » récalcitrant peuvent devenir une affaire d’État quand la rumeur enfle… et dit la vérité. Le palais déclare pourtant que l’état du malade est « tout à fait satisfaisant ». Mais peut-on faire confiance aux médecins de cour, qu’ils exercent à Versailles, aux Tuileries ou à l’Élysée ?

De la fausse mort de François Ier au « grand secret » de François Mitterrand en passant par l’épisode édifiant de la fistule anale du Roi-Soleil, cet ouvrage explore, du point de vue biohistorique, les arcanes de la gestion politique de ces grands moments de faiblesse qui sont devenus, après coup, de grands moments de vérité. À partir d’exemples célèbres, d’archives et d’une critique de l’impact du pathologique sur le politique, cette enquête consacrée aux fatigues du pouvoir permet de revisiter une partie de l’histoire vivante de l’État.

Mon avis :

Tout ce qui a trait au monde médical m’a toujours intéressée. En travaillant sur les textes de Gautier de Coinci, auteur médiéval ayant mis en scène la maladie dans ses Miracles de Nostre Dame, j’avais déjà pu me rendre compte à quel point cette dernière était utilisée à des fins non pas politiques dans ce cas, mais religieuses. Néanmoins, le processus reste le même est Stanis Perez, dans cet excellent essai, nous le décrit bien : « De toute éternité, on associe, sur le ton de la critique ou de la résignation, la maladie et l’exercice du pouvoir » (P7).

Nous avons tous en tête la maladie cachée de François Mitterrand, des doutes sur celle de Jacques Chirac et nous traquons la moindre goutte au nez du Chef d’État pour l’assimiler immédiatement non seulement à la pire des pathologies, mais encore à l’idée d’un pouvoir qui pourrait prendre fin immédiatement.

En lisant cet ouvrage, on peut noter que le phénomène n’est pas nouveau et que certains détracteurs en ont même profité, quand ce n’était pas la famille ou l’entourage. Il en fut ainsi de la petite vérole qui rongeait Louis XV :  » On peut soupçonner l’entourage du roi d’avoir volontairement aggravé le pronostic en parlant du viatique, ceci pour contraindre un Louis XV aux portes de l’enfer à se séparer de Madame de Châteauroux » (P109).

J’ai appris énormément de choses sur le plan socio-historique. Je laisse la dernière phrase à Napoléon : « on ne peut pas à la fois vouloir conquérir l’Europe et se plaindre d’un méchant rhume à la veille d’une bataille ». (P300)

Un dimanche en cuisine…

Allez, aujourd’hui, c’est royal, je vous propose un plat et un dessert. Et comme nous sommes en période de fêtes, nous mangerons d’abord un risotto avec des ris de veau puis nous finirons avec un dessert à la clémentine. Et en entrée me demanderez-vous ? Je vous laisse choisir !

Le risotto au basilic

Les ingrédients pour deux personnes : 150g de riz, 1 oignon, 25 cl de vin blanc, quelques gouttes d’huile au basilic, 25 cl de crème fraîche légère, 1 litre de bouillon.

Dans une poêle, faire revenir l’oignon ciselé. Ajouter le riz. Quand les grains deviennent translucides, ajouter du bouillon peu à peu. Attendre que le riz ait tout absorbé et remettre du bouillon jusqu’à la cuisson complète des grains. Cela prend une vingtaine de minutes. Ajouter quelques gouttes d’huile au basilic puis la crème fraîche.

Les ris de veau

J’ai acheté des ris de veau surgelés chez Picard. Les faire décongeler 1h au frigo dans de l’eau et du vinaigre (1cuillère à soupe de vinaigre pour un litre d’eau). Les rincer ensuite dans de l’eau froide. Les mettre dans une casserole d’eau froide et faire bouillir pendant 5 mn. Rincer à nouveau et les mettre sur du papier absorbant. Les rouler dans de la farine et les faire frire 6 mn dans une poêle. Je n’ai pas ajouté de sauce, ne voulant pas qu’elle prenne le dessus sur les ris.

Et voici ce que cela a donné :

Le dessert à la clémentine

Les ingrédients par personne : 1 clémentine, 1 yaourt à la vanille, un peu de sucre et de rhum ambré, 2 biscuits à la cannelle type Bastogne ou Speculoos.

Peler la clémentine, prélever les suprêmes et les couper en deux. Les mettre dans le fond d’une coupe à glace (ou ce que vous voulez). Ajouter un peu de sucre et un peu de rhum ambré. Verser le yaourt à la vanille. Mixer les biscuits et mettre la poudre obtenue sur le dessus.

C’est un dessert que j’ai complètement inventé mais qu’est-ce que c’est bon !

Il ne me reste plus qu’à vous souhaiter un bon appétit !

Je partage cet article avec les marmitonnes, chez Syl.