Pizzaiolo et Mozzarel – Christian Gion

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Après avoir visionné des films sérieux, certains faisant froid dans le dos, un peu de repos pour mes neurones. Encore que… vous allez comprendre pourquoi je dis ça. Oui, bien évidemment, rien qu’en regardant l’affiche et les acteurs, on sait déjà que nous n’allons pas nous prendre la tête sur un scénario hautement philosophique ! Un scénario, par ailleurs, qui n’est pas vraiment nouveau… En effet, Aldo – pardon, Carlo -, qui tient une pizzéria sur la plage, ressemble au dictateur du Malaguénia (ne cherchez pas sur une carte, ça n’existe pas. Il s’agit en fait d’un terme en rapport avec la danse et Malaga). Il lui est donc demandé de le remplacer et de prononcer son abdication.

Les histoires de ressemblance, de subtilisation, on connaît. Tiens, petite parenthèse, il y en a une autre dans le film puisque les employés de la pizzéria-paillote sont en fait les Tontos, groupe qu’avait fondé Aldo. Et qui le remplace dans ce trio ? Son frère, Alberto (fin de la parenthèse).  Il fallait donc bien trouver une originalité. Elle réside ici dans le fait que Carlo a un demi-frère de couleur, joué par Sidney (vous vous souvenez, le danseur de hip-hop des années 80 ?), prénommé Mozzarel. Cela ne sert pas à grand chose dans le scénario si ce n’est à tenter de dérider les zygomatiques. Enfin, on a failli assister au décès de mes trois neurones : Marthe Villalonga essayant de refaire l’accent italien !!! Oui, oui, ça vaut son pesant de cacahuètes !

Il n’en reste pas moins que c’est rafraichissant et que cela fait rire, à condition bien sûr de le considérer comme un pur nanar (sinon, c’est de la torture) !

Les Affranchis – Martin Scorsese

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J’ai visionné avec plaisir ce film sorti en 1990. Enfin, il m’a quand même fait froid dans le dos, d’autant plus qu’il est basé sur une histoire vraie, celle d’Henry Hill, un gangster américain qui s’est associé à l’une des familles de Cosa Nostra, la célèbre mafia sicilienne. Scorsese s’est appuyé sur le roman biographique de Nicholas Pileggi et c’est d’ailleurs ce dernier qui a travaillé pour le scénario du film.

Les Affranchis retrace donc la vie d’Henry Hill, de son adolescence à sa séparation d’avec le groupe mafieux. On assiste aux nombreux rebondissements, entre deux morts, trois braquages et… les repas en famille. Je crois que tout le monde connait l’histoire ou, en tous les cas, les procédés. Ce qui est intéressant dans ce film, c’est surtout la tension psychologique qui va de bout en bout et nous tient rivés à notre écran (et dans notre fauteuil, accessoirement). On note également la mise en relief du côté paternaliste et protecteur du gang, ce qui permet de mieux comprendre l’attrait pour celui-ci. Finalement, on se surprend à trembler pour Henry tout en sachant que c’est un mafieux. C’est plutôt fort, non ?

Le Prix du danger – Yves Boisset

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Certains sont prêts à tout pour gagner de l’argent, y compris à risquer leur vie. D’autres s’amusent de n’importe quoi, et aiment se faire monter l’adrénaline par l’intermédiaire de leur téléviseur…

François Jacquemard, joué par Gérard Lanvin, décide de participer au jeu le plus cruel qu’il soit : Le Prix du danger. Les règles du jeu ? Rester vivant. Les épreuves sont bien évidemment de plus en plus dangereuses. Ainsi, la première consiste, pour Jacquemard et ses acolytes, à monter en hélicoptère avec un pilote qui sautera en vol. Aux différents candidats de se débrouiller pour poser leur engin sans s’écrabouiller. Mais comme Jacquemard y est arrivé et que la production ne compte pas lâcher l’argent pour autant, elle lui propose de continuer et de gagner un million de dollars. Pour cela, il devra échapper à cinq tueurs payés par l’émission…

J’ai trouvé ce film très juste. Je veux dire par là que les émissions de téléréalité qui prolifèrent font faire n’importe quoi… et l’on peut se demander à juste titre jusqu’où iront les joueurs et les téléspectateurs dans l’idiotie et l’horreur. En 1983, date de sortie du film, nous n’en étions pas encore à des gens qui se font enfermer dans une maison et des spectateurs-voyeurs qui regardent par le trou de la serrure ou à des opérations en direct. Cependant, la critique se voulait, déjà à cette époque, acerbe contre les jeux télévisés.

Yves Boisset s’est inspiré d’une nouvelle de science-fiction de Robert Sheckley, parue en 1958. Stephen King, sous son pseudonyme de Richard Bachman, prendra également cette source pour son livre, Running Man.

Ce film m’a fait penser à un roman d’Amélie Nothomb, Acide Sulfurique, qui avait fait polémique mais qui donnait à réfléchir sur la bêtise humaine. Cela fait froid dans le dos…

Le Grand restaurant – Jacques Besnard

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Septime est à la tête d’un établissement réputé et il entend bien que sa réputation ne soit pas entachée. Il est d’une telle confiance qu’on choisit son restaurant pour la venue d’un chef-d’état d’Amérique du Sud. Cependant, au dessert, lorsqu’on allume les fusées du gâteau, ce dernier disparaît. Septime se retrouve alors à participer à l’enquête menée par le commissaire divisionnaire, fidèle client du restaurant…

J’apprécie Louis de Funès quand il fait preuve d’une mauvaise foi implacable ou quand il lèche les bottes à quelqu’un. Bien évidemment, c’est le cas dans ce film qui contient des scènes cultes. On pense souvent à la série des Gendarmes mais beaucoup moins à tous ses autres films que je trouve plus aboutis.

Il faut savoir (merci mon ami Google) que de Funès a participé à l’écriture du scénario et s’est inspiré de tout ce qu’il a pu vivre lorsqu’il était pianiste de bar.

Allez, rien que pour le plaisir, la bande-annonce :

Fleur de cactus – P. Barillet/J-P Grédy/M. Fau

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Une secrétaire médicale amoureuse de son patron, voilà qui n’est pas nouveau, certes. Mais quand on voit cette dame, on n’a pas envie de s’y frotter ! D’ailleurs, la seule plante qui se trouve sur son bureau est un cactus. Le docteur Desforges, un dentiste réputé, n’a rien d’un Apollon ! Pourtant, il enchaîne les aventures amoureuses et, pour être tranquille, a fait croire à sa dernière conquête qu’il est marié et a des enfants. Mais tout se complique lorsqu’il veut l’épouser. Il est obligé de pousser très loin son mensonge en lui faisant croire qu’il divorce mais sa future femme veut en être certaine en rencontrant Mme Desforges. Vont s’ensuivre des quiproquos et des retournements de situation comme dans tout bon Vaudeville.

J’aime beaucoup Catherine Frot et je n’ai pas été déçue. Elle épouse (si j’ose dire) à merveille le rôle de l’assistante coincée (en apparence). Quant à Michel Fau, il est grandiose dans la peau de Julien Desforges, un peu benêt en apparence. C’est lui, d’ailleurs, qui a mis en scène cette pièce que Pierre Barillet et Jean-Pierre Grédy avaient sortie en 1964 et qui était restée trois ans à l’affiche. Les décors s’inscrivent bien dans le scénario. Tout est parfait !

7 morts sur ordonnance – Jacques Rouffio

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Ce film est d’une noirceur absolue. Mais lorsqu’on sait qu’il est inspiré d’un fait divers, cela glace le sang !

Nous sommes en Auvergne, dans une clinique située à Clermont-Ferrand. Un patriarche, le professeur Brézé règne en maître sur cette dernière avec son clan constitué de ses trois fils et de son gendre. Il veut faire tomber, le docteur Losseray, éminent chirurgien, qui reprend du service après un gros infarctus. Brézé emploie alors des méthodes dignes des mafieux. Le harcèlement va bon train mais Losseray s’entête et ne plie pas. Il va d’ailleurs se souvenir qu’un autre médecin, le docteur Berg, s’était suicidé quinze ans auparavant en ayant éliminé, auparavant, sa femme et ses enfants. Et si Berg avait lui aussi subi des pressions ?

Ce drame est terrible. Ce film de 1975 met en scène les coulisses du monde médical où tout n’est pas rose, surtout lorsqu’il y a de la concurrence. Les images sont d’un réalisme bluffant et la sensibilité est mise à fleur de peau, surtout lorsqu’il y a des morts. Le sang coule mais cela ne semble pas agir sur le vieux Brézé, complètement insensible et d’une cruauté à toute épreuve. Depardieu est génial en docteur égocentrique, Vanel, tout en sobriété, est porteur de l’intensité et Piccoli est à redécouvrir dans ce rôle de médecin altruiste.

Le Château de ma Mère – Yves Robert

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J’ai profité d’une rediffusion à la télé pour regarder à nouveau ce film et, comme d’habitude, je me suis régalée. Pourtant, je connais les textes de Pagnol presque par cœur et ce n’est pas la première fois non plus que je visionne ce film. Mais c’est frais, on se plonge avec délice dans les collines, en écoutant les cigales et l’accent chantant…

Pour ceux qui ne connaitraient pas l’histoire (il y en a ?), je vous fais un rapide résumé : Les Pagnol passent leurs vacances dans la maison des collines, sur les hauteurs de Marseille. Tout le monde s’y sent bien, à tel point que la famille va s’arranger pour y aller chaque fin de semaine. Mais il faut 4h à pied (aller-retour). Joseph, Le père de Marcel, instituteur, rencontre un jour un ancien élève, « Bouzigue ». Celui-ci, employé du Canal, leur donne la clé qui leur permettra de longer celui-ci et de ne mettre plus qu’une vingtaine de minutes. Mais pour cela, ils vont devoir passer sur des propriétés privées…

Si ce film sent le thym, le romarin, bref, les vacances, il n’en reste pas moins qu’il s’agit d’une autobiographie scénarisée et qui dit autobiographie dit également événements malheureux. Pagnol ne nous épargne rien et le sourire du départ va laisser place à quelques larmes à la fin. « Telle est la vie des hommes. Quelques joies, très vite effacées par d’inoubliables chagrins. Il n’est pas nécessaire de le dire aux enfants ». Ces paroles, prononcées par Jean-Pierre Darras, la voix du Marcel plus âgé, laissent à réfléchir.