REC – Paco Plaza / Jaume Balagueró

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Angéla est journaliste pour une télévision locale. Accompagnée de son caméraman, Pablo, elle relate le quotidien de ceux qui travaillent la nuit pour l’émission télévisée Pendant que vous dormez.

Ce soir là, elle se trouve dans une caserne de pompiers de Barcelone. La nuit est calme, aucune urgence. Jusqu’au coup de fil d’une vieille dame qui réclame du secours. Le tandem suit les pompiers et découvre en arrivant sur place des voisins très inquiets. D’horribles cris ont été entendus dans l’appartement de la vieille dame. Angéla perçoit la tension des habitants. Lorsque les pompiers pénètrent à l’intérieur de l’appartement de la vieille dame, ils découvrent que deux policiers sont déjà là. L’un des deux a été sauvagement mordu par la dame.  Ils s’enfuient, oubliant un des pompiers derrière eux. Mais ils vont vite découvrir qu’ils ont été mis en quarantaine par les autorités…

L’angoisse que peut ressentir le spectateur est indescriptible. Ce film tient en haleine du début à la fin. La technique y est pour beaucoup d’ailleurs puisque, comme pour Le projet Blair Witch, de Daniel Myrick et Eduardo Sanchez, il est filmé par une caméra sur l’épaule. On a vraiment l’impression d’y être, de se retrouver au cœur  de cette ambiance glauque dont on ne peut pas sortir. Seul bémol, le film est trop court (1h20 à peine).

J’ai adoré !

Guet-Apens – Sam Peckinpah

Ce film est paru en 1972 (et le premier qui me dit qu’il est vieux se prend ma main dans la tronche mon mépris éternel) aux États-Unis et en 1973 en France. Steve McQueen, inutile d’en parler, non ? Tout le monde le connait (enfin, j’espère !). Quant à Ally MacGraw, sa partenaire dans le film (qui deviendra d’ailleurs son épouse après avoir eu une relation avec lui sur le tournage alors qu’elle était mariée à Robert Evans… Mais ceci ne nous regarde pas ! comme le diraient Les Inconnus Winkd’autant plus que le Steevounet ne crachait pas sur les aventures non plus Sam Peckinpah - Guet-Apens 3329283428), elle est surtout connue pour son rôle dans Love Story (1970). MacQueen interprète le rôle de Carter (dit « Doc ») McCoy, un malfrat, qui, en échange de sa liberté, devra commettre un braquage pour un truand, Jack Benyon. Ce dernier lui fournit les hommes. Mais bien évidemment, cela ne se passe pas comme prévu. Et McCoy découvre que Benyon veut le descendre… Le coup classique dans le monde des mafieux, non ? Il part donc en cavale avec sa femme (oui, bon, on a bien compris qui jouait le rôle… Il n’y a pas cinquante femmes dans le film !) mais il la soupçonne également.

Entre doutes Sam Peckinpah - Guet-Apens 388121193, amour Sam Peckinpah - Guet-Apens 1120958002 et courses-poursuites Sam Peckinpah - Guet-Apens 206231591, McCoy n’a pas le temps de souffler… Le téléspectateur non plus d’ailleurs car le rythme est vraiment soutenu Sam Peckinpah - Guet-Apens 555433233! J’ai passé un très bon moment ! 

Ce film entre dans le challenge de Sharon

Coma (Morts suspectes) – Michaël Crichton

Coma de Michaël Crichton
1978. Avec Geneviève Bujold, Michael Douglas, Elizabeth Ashley

Le titre original de ce film est ComaMorts suspectes est le titre français. Ce thriller se passe à Boston. Une amie du docteur Susan Wheeler, Nancy, entre au Boston Memorial Hospital pour un avortement. Elle tombe dans le coma. Sa mort cérébrale serait passée inaperçue si Susan ne s’était pas interrogée sur les causes. Elle mène l’enquête et constate qu’une dizaine d’accidents de ce genre sont survenus dans cet hôpital. Poussant plus loin ses investigations, elle va vite découvrir qu’elle n’est pas au bout de ses surprises : même bloc opératoire pour toutes les victimes et transfert automatique dans un nouvel établissement spécialisé. Susan n’hésitera pas à enfreindre le règlement pour avoir des informations. Mais la curiosité risque de lui nuire…

Michaël Crichton a mis en scène avec virtuosité le roman de Robin Cook, Coma. Ici encore, on retrouve tout le savoir médical du réalisateur. Robin Cook évoluait également dans ce domaine puisqu’il était ophtalmologiste à Boston.

Ce thriller est à la fois passionnant et haletant. Il ne laisse pas le spectateur indifférent. Le film est tellement réaliste qu’il en devient angoissant !

’71 – Yann Demange

1971. L’Irlande du Nord est déchirée par la guerre civile. Gary Hook, jeune soldat anglais inexpérimenté est envoyé à Belfast. Lors de sa première patrouille, il est pris au cœur d’un conflit entre protestants et catholiques. Son camarade meurt sous ses yeux. Il s’enfuit, poursuivi par les hommes de l’IRA qui veulent sa peau. 

Le spectateur n’a pas un moment de répit dans ce film. On suit Gary comme si l’on était ce soldat. La traque, les différentes milices, les tractations malsaines… rien ne l’épargne. On peut voir à quel point le conflit fut ancré dans cette Irlande gangrenée. Hommes, femmes, enfants, chacun prenait son parti. Personne, semble t-il, ne restait indifférent. La tension est palpable et l’on finit de visionner ce film -se déroulant pratiquement en huis-clos-, au bord de l’épuisement. On en arrive presque à se demander s’il s’agit bien d’une fiction. Bien entendu, nous trotte dans la tête la fameuse chanson de U2, Sunday, bloody sunday, même si la tuerie dénoncée par le groupe eut lieu un an plus tard, le 30 janvier 1972.

Le réalisateur a choisi ici une année bien précise : 1971 évoque les « troubles » (appellation anglaise) et le retour de l’IRA. En effet, si le conflit a commencé en 1968, il s’est intensifié à partir de 71. L’IRA s’est scindée : on trouve l’IRA officielle (qui reconnaît les parlements irlandais, nord-irlandais et britanniques mais qui n’a pas pu assurer la protection des ghettos catholiques en 69 lors d’émeutes) et l’IRA provisoire (qui militait pour l’indépendance totale et qui s’opposait au traité anglo-irlandais). Début 71, l’armée va essayer de parlementer avec les deux IRA afin qu’elles maintiennent l’ordre dans les différentes zones. Mais au mois de février, par crainte de ces milices, elle recommence à quadriller les quartiers. Un soldat britannique abattu par l’IRA provisoire donnera lieu au tournant du conflit qui va s’intensifier. C’est ce que Yann Demange met en relief. 

Un film remarquable, une grande claque ! Âmes sensibles s’abstenir ! 

Je ne résiste pas au plaisir de vous mettre la chanson de U2 :

Le voyage de Ricky – T.Genkel, R. Memari

Le petit Ricky débute mal dans la vie. Au moment où il cassait sa coquille, devant ses parents très fiers, ces derniers sont dévorés par une bête sauvage. Une cigogne passant par là le découvre au moment où il met le bec dehors. Bien évidemment, le petit moineau va la prendre pour sa maman. Elle n’a pas le cœur de lui avouer la vérité. Mais un événement se prépare : la migration vers l’Afrique. La famille cigogne est bien obligée d’avouer à Ricky qu’il n’est pas une cigogne et que ce voyage le tuerait. Mais le petit être est têtu. Il ne veut rien savoir. La famille part de bon matin sans le réveiller. Quand celui-ci s’en rend compte, il veut les rejoindre coûte que coûte. Mais ce voyage va s’avérer périlleux. Heureusement, il va faire aussi des rencontres comme celle avec Olga, la chouette pygmée rejetée de tous, ou avec Kiki, la perruche se prenant pour une star de la chanson…

J’apprécie les films d’animation. Mon âme d’enfant n’est jamais très loin… Il faut dire aussi que très souvent, ils peuvent être vus et compris à des degrés différents selon l’âge. Les enfants ont dû aimer je pense (ce film est sorti en 2017) car c’est coloré, mignon tout plein, il y a de la musique. Mais je ne suis pas sûre qu’ils aient pu comprendre toutes les références, notamment musicales, de la perruche. En revanche, l’adulte que je suis s’est régalée de ces clins d’œil. Comme dans tous les films d’animation, il y a un message : ne pas rester seul, savoir s’entourer, ne pas rejeter celui qui n’est pas dans la norme…

Bref, j’ai passé un bon moment.