Cloclo – Florent Siri

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[Film de 2012]

Comme d’habitude, je n’ai pas regardé ce film à sa sortie. Mais par un lundi au soleil, émoustillée par l’odeur des magnolias, je me suis dit « Alexandrie, Alexandra » !

Bon, j’arrête, c’est nul. En fait, ce film est réellement passé lundi à la télé et comme il n’y avait rien d’autre, je l’ai regardé. Mais je ne l’ai pas regretté, et ce, pour plusieurs raisons. La première est que ce film ne montre pas qu’une image positive du chanteur. On sait tous, depuis le temps, qu’il était à la fois perfectionniste et caractériel… là, on le voit bien. L’image, également, du bon père de famille avec ses deux enfants vole en éclats. Attention, je ne dis pas qu’il n’aimait pas ses enfants ou ne s’en occupait pas, je n’étais pas là pour le voir, mais cacher son deuxième fils juste pour ne pas ternir l’image du chanteur à minettes, ça coince un peu dans les entournures. On nous le montre en tant qu’homme et non en tant que dieu et ça, ça fait plaisir. On peut aimer un artiste mais de là à en faire un surhomme… C’est toujours ce qui m’énerve un peu dans les films ou livres qui encensent Truc ou Machin. Comme si, d’un coup, le fait de se rendre compte que Bidule fait ses courses, mange, fait popo ou détourne du fric (rayer la mention inutile) allait faire diminuer les ventes des produits dérivés… Hein ? On me souffle dans l’oreillette que c’est le cas… Bon, tant pis alors, oubliez ce que je viens de dire.

La deuxième raison pour laquelle j’ai aimé ce film, c’est la magie « Jérémie Rénier ». Il incarne à la perfection le personnage. On s’y croirait. Chapeau également aux maquilleurs. Quel boulot ! On a l’impression de regarder un documentaire sur ce célèbre chanteur adoré, adulé, mais à la personnalité ô combien complexe, presque mystérieuse.

Enfin, si j’ai apprécié ce petit chef-d’œuvre, c’est aussi parce que j’aimais Claude François quand j’étais gosse et je me souviens encore de l’annonce de sa mort en mars 1978. J’avais 6 ans, j’étais en compagnie de mes grands-parents, et j’ai pleuré toutes les larmes de mon corps.

Je vous laisse, en petit bonus, cette photo que j’ai prise en 2015, dans le petit cimetière de Dannemoy où il est enterré.

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Photo ©L.B

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Mammuth – Benoît Delépine/Gustave Kervern

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Le titre de ce film n’est pas en rapport avec le poids de l’acteur principal – je serais bien mal venue pour en parler – mais avec la moto que vous voyez sur l’affiche. Ceci dit, on pourrait aussi faire allusion aux manières du personnage, Serge Pilardosse. Car rien n’est fin dans ce film mais c’est justement ce qui fait rire.

Serge vient d’avoir l’âge de la retraite. Il pensait se la couler douce mais c’était sans compter sur les employeurs qui ne l’avaient pas déclaré. Le voici donc lancé, poussé par sa femme Catherine (Yolande Moreau), à la recherche de ses anciens patrons. Mais c’est surtout à son passé que Serge va se retrouver confronté.

Je n’avais pas vu ce film à sa sortie, en 2010. J’ai profité d’une diffusion récente à la télé pour le regarder et je n’ai pas été déçue. En même temps, quand on voit l’équipe, on sait à quoi s’attendre ! J’ai vraiment passé un bon moment. J’ai cru me retrouver face à un épisode de l’émission Strip-Tease qui passait en France dans les années 90. Mammuth est réalisé dans le même esprit : brut de décoffrage !

Un poisson nommé Wanda (1988) – Charles Crichton

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Vous voulez un film amoral mais drôle ? Alors n’hésitez pas, c’est celui-ci qu’il vous faut. Il faut une époque où il passait sans cesse à la télé. Et comme à chaque fois que l’on me rebat les oreilles avec quelque chose, je m’en désintéresse totalement. Mais plus de trente ans plus tard, on redécouvre les choses… Et comme il est passé à la télé récemment, je l’ai regardé. Et j’ai ri ! Jamie Lee Curtis est terrible dans ce rôle de maîtresse vénale ! Avec Otto, Ken et George, elle dévalise une bijouterie et dérobe deux gros diamants. De quoi se faire une petite fortune permettant de bien vivre jusqu’à la fin de ses jours. Bien entendu, chacun va essayer de tirer la couverture à soi et de récupérer seul les diamants. A commencer par Wanda qui fait accuser directement George afin d’en être débarrassée… Car George est passé en premier dans la planque et s’est approprié les bijoux.

Ce personnage de Wanda est vraiment sur tous les fronts ! Elle fait croire à George qu’elle est sa fiancée et qu’Otto est son frère (une espèce d’illuminé d’ailleurs mais d’une drôlerie à toute épreuve !). En réalité, elle couche aussi avec Otto, va aller jusqu’à soudoyer le copain bègue, Ken, pour lui tirer des informations. Sans compter l’avocat de George, Archie, qui va voir sa vie bouleversée par cette soi-disant « étudiante en droit ».

Je regrette presque de ne pas avoir regardé ce film plus tôt. Je dis « presque » car cela m’a permis de le découvrir et d’en avoir la primeur.

Fantastic Mr Fox (2009) – Wes Anderson

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Ce film d’animation est passé à la télévision ces jours-ci. Je ne connaissais pas et je dois dire que cela m’a bien plu. Il met en scène une famille de renard. Fox et sa femme Felicity ont arrêté de piller les poulaillers aux alentours depuis la naissance de leur petit garçon, Ash. Mais comme tout animal sauvage, l’instinct revient au grand galop, d’autant plus que Fox ne supporte pas leur petit appartement et la vie misérable qu’ils mènent. Il décide d’acheter un bel appartement dans un arbre. Mais ce n’est pas n’importe quel arbre. En effet, il donne directement sur les trois fermiers les plus riches du coin. Vous avez compris la suite : en cachette de sa femme et en compagnie de son ami le blaireau, il va aller voler les voisins. Sur ces entrefaites, arrive le neveu, Kristofferson, un enfant plutôt atypique mais d’une réelle intelligence. On va alors se retrouver avec deux histoires en parallèle : Fox junior jaloux du cousin et les fermiers voulant se venger de la famille renard.

Les dessins sont bien faits, très réalistes. L’histoire est bien ficelée. J’ai vraiment passé un bon moment.

Vice-Versa – Disney/Pixar

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Vous avez certainement entendu parler de ce dessin animé (ou film d’animation… je ne comprends pas bien la différence, vous m’en excuserez) co-produit par Disney et Pixar. Je l’avais raté à sa sortie, peut-être perturbée par l’affiche qui ne m’avait pas fait envie à l’époque. Cependant, comme il a été diffusé dernièrement à la télé, je me suis dit que c’était le moment où jamais.

Bien m’en a pris car j’ai vraiment trouvé un intérêt à ce film autre, évidemment, que celui de divertir. En effet, nous entrons dans la conscience des protagonistes. Les sentiments sont représentés de façon allégorique par des personnages auxquels on va s’attacher, même au plus bougon. Et le point de départ de tout ceci ? Un déménagement. La petite Riley ne se fait pas à son nouvel endroit et ses parents n’ont pas remarqué le mal-être que cela avait occasionné chez elle.

Par moments, j’ai ressenti la même chose que pour Le tombeau des lucioles. Attention, l’histoire est radicalement différente et n’a franchement aucun rapport. Mais cette boule d’angoisse qui naît dans le ventre et grimpe peu à peu, de façon insidieuse, jusqu’aux yeux afin d’éclater sous forme de larmes… je l’ai connu avec le film d’Isao Takahata et je l’ai revécu ici.

Sans compter sur la morale, chère, généralement, aux studios Disney/Pixar. Voilà un film qui, sous des dehors sympathiques n’est pas à regarder au premier degré. Il y en a pour les enfants mais les parents y trouveront de vraies valeurs à cultiver.

Vol au-dessus d’un nid de coucou – Milos Forman

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J’avais déjà aimé ce film lorsque je l’avais visionné à l’époque de sa sortie, je l’ai d’autant plus apprécié cette fois, lors de sa retransmission sur une chaîne télévisée, en hommage à Milos Forman.

Ce bon vieux Jack joue encore un rôle de cinglé. Il se retrouve dans un centre psychiatrique car il semble déstabilisé, mentalement parlant. Cependant, celui-ci va se révéler plus malin qu’il ne le paraît et prendre la tête d’une équipe de patients. Oh, peut-être pas la fine fleur, mais cela va le mettre en valeur…

Encore un film sur la folie me direz-vous… Oui, mais quel film ! Non seulement cela fait prendre conscience de la vie dans ces centres, mais cela permet aussi de mettre en avant le caractère attachant de ces personnes qui, bien que perturbées psychiquement, n’en restent pas moins des êtres avec des ressentis et des sentiments. Cependant, ce n’est pas la seule prouesse de ce film. Car la question que l’on se posera du début à la fin est de savoir qui est réellement fou dans l’histoire !

Paprika – Pierre Palmade

Paprika

J’ai lu beaucoup de critiques négatives sur cette pièce… après l’avoir regardée. On reproche d’ailleurs essentiellement à Pierre Palmade d’être sorti de son répertoire habituel. Pourtant, je trouve bien de se diversifier un peu. Il est vrai que l’on ne reconnaît pas la « patte » de l’auteur du « Scrabble » ou du « Colonel ». Mais est-ce si important ?

J’ai passé un bon moment avec cette comédie digne d’un vaudeville. Imaginez un peu Victoria Abril dans le rôle d’Eva, une meneuse de revue, collectionnant les hommes comme les timbres, passant ses journées à faire disparaître les ravages de l’alcool, se retrouvant nez à nez avec un jeune homme se présentant comme son fils ! Lequel est d’ailleurs passé par la loge du gardien qui lui a brossé un portrait idyllique de sa génitrice : professeur à la Sorbonne… Allez hop, ni une ni deux, Eva ne pouvant pas décemment se présenter ainsi décide de se faire passer pour la femme de ménage brésilienne, Paprika.

On connaît la truculence et l’exubérance de l’actrice fétiche d’Almodóvar. Elle ne déroge pas à la règle ici. Et, comme souvent, j’ai trouvé les « seconds rôles » remarquablement incarnés.

Ce fut un très agréable divertissement et si vous aimez le théâtre, je vous la recommande particulièrement.