Le Retour de Martin Guerre – Daniel Vigne

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Mais… mais… alors que ce film a été diffusé cinquante-douze fois (à peu près) à l’époque (il date de 1982), je ne l’avais jamais vu. J’ai profité d’une rediffusion il y a quinze jours pour combler cette lacune. Et j’ai a-do-ré !

L’histoire se passe au XVIe siècle (on n’est pas loin du moyen âge ! ;)), à Artigat, dans l’Ariège. Martin se marie avec Bertrande de Rols, issue d’une famille aisée. Ce ne sont encore que de jeunes adolescents (14 ans) et rien ne sera engendré pendant la nuit de noces. Le jeune époux est persuadé d’avoir « l’aiguillette nouée ». Un breuvage aurait dû provoquer son « réveil ». On peut dire qu’il fut lent puisqu’il n’intervint que huit ans plus tard. Bertrande donna naissance à un petit Sanxi. Ce dernier n’avait qu’un an lorsque son père se volatilisa… et revint huit ans plus tard, prétextant avoir été à la guerre. Mais si Bertrande est certaine qu’il s’agit bien de son époux, d’autres dans son entourage commencent à avoir des doutes…

Ce film est basée sur une histoire vraie. L’affaire se passa en 1560. Montaigne (oui, oui, l’écrivain) participa même au procès.  Il le relate dans ses Essais, livre III, chapitre 11 (Des boyteux) : « Je vy en mon enfance un procez, que Corras, conseiller de Toulouse, fist imprimer, d’un accident estrange : de deux hommes qui se presentoient l’un pour l’autre. Il me souvient (et ne me souvient aussi d’autre chose) qu’il me sembla avoir rendu l’imposture de celuy qu’il jugea coulpable si merveilleuse et excedant de si loing nostre connoissance, et la sienne qui estoit juge, que je trouvay beaucoup de hardiesse en l’arrest qui l’avoit condamné à estre pendu. » Pour revenir au film, Daniel Vigne a su rendre toute l’atmosphère de ce temps, de ces lieux. On a vraiment l’impression d’y être… et l’on doute jusqu’au bout de l’usurpation.

La Grande frousse – Jean-Pierre Mocky

La Grande Frousse : Affiche Bourvil, Jean-Pierre Mocky

J’avoue que je ne sais jamais comment chroniquer un film de Mocky… Et celui-ci n’échappe pas à la règle. Déjà, il y a du beau monde : Bourvil (le film date de 1964, j’ai oublié de le préciser), Francis Blanche, Jean-Louis Barrault, Jacques Dufilho, Jean Poiret, Philippe Castelli… Le film se base sur un livre de Jean Ray, La Cité de l’indicible peur, (que je n’ai pas lu). Mocky voulait d’ailleurs conserver ce titre mais la production lui a imposé « La grande frousse », certainement afin d’attirer un maximum de spectateurs.

Le scénario est plutôt pas mal : les inspecteurs Triquet et Virgus courent après un faux-monnayeur condamné à mort, Mickey le bénédictin, qui s’est échappé au moment où la guillotine s’est enrayée. Simon Triquet pense qu’il a dû revenir à l’endroit où il fabriquait sa fausse monnaie, dans un petit village du Cantal. Là, il doit faire face à la légende locale de la bargeasque, sorte de bête monstrueuse qui serait revenue hanter le bourg et de sainte Urodèle qui l’aurait tuée (ne cherchez pas, tout ceci est complètement inventé). Les gens sont terrorisés, d’autant plus qu’il y a des morts dans le village…

Bon, il y a quand même des défauts : déjà, le monstre prête plus à rire qu’à avoir peur. Certes, nous sommes dans les années 60, il n’y a pas encore l’attirail d’effets spéciaux que nous connaissons. Mais quand même… Ensuite, je trouve que l’atmosphère, qui est bien rendue dans ce petit village qui a conservé son aspect médiéval, est desservie par un scénario qui n’est pas abouti. Je veux dire par là qu’à faire un film noir, autant y aller franchement. Ceci étant dit, il ne s’agit que du 6ème film de Mocky en tant que réalisateur et il est donc normal qu’il y ait des imperfections.

Je finirai ce billet en précisant que Jean-Pierre Mocky est un des rares à se battre pour ses films, à vivre non pas pour le fric mais pour sa passion. Certains acteurs ne s’y sont pas trompés.

L’Ultime Razzia – Stanley Kubrick

Source affiche

L’Ultime Razzia est un film noir des années 50 (1956) comme je les aime. Généralement, lorsqu’on pense à Kubrick, ce sont Shining, Orange mécanique, Full metal jacket ou 2001 l’Odyssée de l’espace qui nous viennent à l’esprit. Pourtant, ce film est vraiment à voir. C’est son troisième après Fear and Desire (1953) et Le Baiser du tueur (1955). Mais passons à l’histoire…

Johnny Clay sort de prison. Il est décidé à se ranger mais pas avant d’avoir fait un dernier coup, le coup du siècle : voler l’argent des paris du champ de courses. Pour ce faire, il va se constituer une petite équipe qui travaille dans ce lieu, c’est plus pratique me direz-vous. Bien évidemment, si tout est rodé, vous vous doutez qu’il va y avoir un grain de sable dans la machine. Et il vient de la femme de l’un des protagonistes, volage, qui en a parlé à son amant.

J’ai vraiment apprécié ce film et notamment sa structure, en forme de puzzle. N’hésitez pas !

Déclic et des claques – Philippe Clair

Qui n’a jamais vu un film de Philippe Clair n’a jamais vu un nanar. Il est sur le podium avec un autre réalisateur, Max Pécas.

Déclic et des claques est le premier film de Prosper Bensoussan, vrai nom du réalisateur. Parmi les acteurs, on notera Annie Girardot, Darry Cowl, Pierre Doris, Marthe Villalonga ou encore Enrico Macias. L’histoire met en scène une bande de copains pieds-noirs venant à Paris. Parmi eux, Jean-Philippe fait la connaissance d’une jeune femme de famille aisée. Il n’en faut pas plus aux quatre amis pour se dire qu’ils vont pouvoir profiter de la fortune de Sandra et se la couler douce…

Il n’y a peut-être pas les 300 gags à l’heure comme l’indique l’affiche, certains tombant d’ailleurs à plat, mais si vous aimez les nanars, regardez-le. De mon côté, non seulement je les aime mais je suis également une fan inconditionnelle d’Annie Girardot.

Le Gendarme et les Gendarmettes – Jean Girault / Tony Aboyantz

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Nous refermons notre série du Gendarme avec ce film, sorti en 1982. Vous remarquerez qu’il y a deux réalisateurs cette fois. Jean Girault est malheureusement parti rejoindre ses aïeux pendant le tournage et c’est son assistant qui a pris la relève. Ce décès, ajouté à celui de Louis de Funès un an plus tard, va mettre fin à la série.

Le commissariat est en émoi : un ordinateur hyper puissant vient d’arriver, répondant à toutes les questions. On demande à Cruchot, Gerber et toute la bande de former quatre jeunes recrues féminines mais des pirates informatiques vont se mêler du bon déroulement du stage en les enlevant une par une…

Je vous le disais déjà avec le précédent (pour rappel, Le Gendarme et les Extra-terrestres), il fallait que la série s’arrête car on s’embourbait dans un scénario rocambolesque et des gags qui commençaient à tomber à plat. Même si Jean Girault voulait être à la mode en prenant des intérêts sociétaux, il n’arrivait plus vraiment à faire un film digne de ce nom. Je pense que ce film fut celui de trop.  J’avais dit dans le billet précédent que je ne pourrais pas me résoudre à dire d’un film de Fufu qu’il est nul. Bon, alors, qu’y a-t-il à voir réellement dans celui-ci, hein ? Cherche bien, Lydia, cherche…  Si, si, il y a quand même quelques scènes (j’en trouverai toujours ! tongue) et notamment la jalousie de Josépha face à ces quatre gendarmettes parachutées dans ce commissariat.

 

Louis de Funès n’a pas établi sa carrière sur cette série (même si elle a eu beaucoup de succès) et il faut regarder également ses autres films pour cerner le personnage.

Le Gendarme et les Extra-terrestres – Jean Girault

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Avouons-le, à partir de cet opus, on va aller de mal en pis… Je pense que Jean Girault aurait dû s’arrêter au Gendarme en balade. Mais cela faisait 9 ans que le Gendarme avait disparu des écrans… Aussi, en 1979, le réalisateur décide de lui faire reprendre du service en y ajoutant un peu de science-fiction. Il faut dire que c’est à la mode à cette époque, à tel point que Louis de Funès joue le jeu à fond et demande une énorme soucoupe volante. D’ailleurs, le début rappelle étrangement Les Envahisseurs (« David Vincent les a vus »… ça vous parle, hein ?) puisque Cruchot et son collègue, un nouveau nommé Henri Beaupied (Maurice Risch), tombent en panne sur la route. Ce dernier s’éloigne un peu et voit une soucoupe volante dans une clairière. Bien entendu, personne ne le croit. Peu de temps après, Cruchot et Gerber font le même parcours en voiture et la panne se reproduit. Cette fois, c’est Ludovic qui voit la soucoupe. Vont s’ensuivre des gags basés sur des quiproquos, Cruchot voyant des martiens partout. Pensant qu’ils ont pris possession de l’enveloppe charnelle de ses supérieurs, il va s’en prendre à eux, et va trouver refuge au couvent où il va semer une pagaille sans nom. Bien décidé à traquer ces ennemis venus de l’espace, il va s’attirer les foudres de tous.

Comme je suis une fan de Louis de Funès, je ne vais évidemment pas vous dire que c’est une daube et qu’il ne faut pas le regarder. Non, mais pour rester objective cependant, même si ce n’est pas une réussite, il y a quand même des scènes sympathiques, notamment dans le couvent de Sœur Clotilde.

Le Gendarme en balade – Jean Girault

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Cruchot et toute la troupe ont été remplacés par des jeunes recrues. Les voici donc à la retraite… Une inactivité qui a beaucoup de mal à passer pour ces hommes qui étaient sans cesse en train de courir partout. Ludovic se retrouve confiné dans le château de Josepha et même s’il s’agit d’une splendide demeure, il s’ennuie ferme.

Lorsque Gerber et sa femme viennent leur rendre visite, ils se remémorent les bons moments. Arrive Merlot qui leur annonce que Fougasse est devenu amnésique. Ils décident alors de l’aider en se disant qu’il faut lui créer un électrochoc afin qu’il retrouve la mémoire. Et quoi de mieux que de remettre l’uniforme, quitte à être en infraction ?

Encore de très bons moments dans ce film !