Baby Boss – Tom McGrath (2017)

Ce n’est un secret pour personne, j’adore les dessins-animés et films d’animation. Il y a toujours quelque chose à en tirer. Celui-ci est sur le lien dans une fratrie. L’aîné voit souvent d’un mauvais oeil l’arrivée d’un petit nouveau qui va lui prendre ses parents et ses jouets. Tom McGrath a pris le parti ici de grossir à fond les traits de ce nouvel arrivant, sorte d’agent secret en mission déboulant avec le costume, la montre et la liasse de billets. S’il agit comme un véritable bébé devant les parents, il se révèle être très manipulateur avec Tim, son frère aîné. On retrouve ici des sentiments que peuvent éprouver les enfants. Mais comme il y a souvent une morale dans ces films d’animation, on ne peut pas la manquer ici : les deux garçons vont devoir s’allier pour sauver leurs parents car, bien évidemment, la mission de Baby Boss les met en danger. L’amour triomphe et les plus jeunes garderont en mémoire que l’union fait la force.

J’ai passé un bon moment et j’ai trouvé intéressant cette façon de mettre en scène quelque chose qui peut être difficile à vivre.

La gloire de mon père – Yves Robert (1990)

Une fois de plus, je me suis régalée en revoyant ce film qui est repassé à la télévision ces derniers jours. J’adore Pagnol et les adaptations cinématographiques d’Yves Robert sont des petits bijoux. Les acteurs jouent à la perfection, les images sont superbes… Nous nous retrouvons plongés dans les collines de cette Provence si chère à Pagnol, dans cette famille aimante, dans cette société de début du siècle…

Si l’histoire n’est pas originale – nous sommes ici dans des souvenirs d’enfance, de vacances, donc cela est logique aussi – la façon dont elle nous est présentée attire notre attention. La voix-off (Jean-Pierre Darras) et la musique de Vladimir Cosma viennent s’ajouter à cette évasion. Bref, j’adore !

Un dimanche à la campagne – Bertrand Tavernier (1984)

Monsieur Ladmiral vit avec sa gouvernante, Mercedes, depuis qu’il est veuf. Sa seule réjouissance est de recevoir son fils, Gonzague ou sa fille Irène. Surtout cette dernière, d’ailleurs, car elle ne vient pas souvent. Mais quand elle est là, c’est un vrai ouragan ! Gonzague est bien gentil mais Monsieur Ladmiral n’a jamais compris pourquoi il s’était marié et avait eu deux enfants avec cette Marie-Thérèse qui prenant de grands airs, l’a même débaptisé et l’appelle Edouard.

J’ai vraiment apprécié ce petit bijou ! Non seulement pour l’histoire (certains y ont trouvé des longueurs, pas moi). Le temps se déroule sur ce dimanche en famille et il est également mimétique de celui qu’attend le personnage pour avoir un peu de joie, le dimanche, en recevant ses enfants, tout du moins son fils puisque sa fille vient plus rarement. Mais je l’ai aimé aussi pour l’atmosphère, celle d’un début de siècle (1912) à la campagne, au début de l’automne. Les images sont splendides. Et la référence à la peinture, loisir préféré du vieil homme, est omniprésente. J’ai cru me retrouver à Giverny. Après recherches, j’ai vu que ce film avait été tourné dans un petit village du Val-d’Oise, Wy-dit-Joli-Village, que j’ai visité il y a fort longtemps et certaines scènes ont été également tournées dans le splendide décor de Villarceaux.

Enfin, la musique de Fauré qui accompagne le récit ne fait qu’ajouter un petit plus à tout ceci. Vous l’avez compris, j’ai adoré ce film de bout en bout !

Les noces funèbres – Mike Johnson et Tim Burton

Victor Van Dort est un jeune garçon appartenant à une famille aisée. Il doit se marier avec Victoria Everglot, issue d’une famille de petite noblesse ruinée, selon les désirs des deux familles, comme il était courant au XIXe siècle. Les deux jeunes gens se plaisent cependant. Mais Victor est très maladroit et tête en l’air. Lors de la cérémonie, il n’arrive pas à prononcer ses voeux. Le prêtre, excédé, renvoie les deux familles en demandant aux jeunes époux de préparer leur mariage. Mortifié, Victor s’enfuit dans la forêt, répète encore et encore ses voeux. Et quoi de mieux qu’une branche pour simuler le passage de la bague au doigt ? Aie ! C’est à partir de là que les ennuis commencent !

Ce film d’animation date de 2005 mais je n’en avais jamais entendu parler. Il a fallu qu’ils le diffusent hier à la télé pour que j’en prenne connaissance. J’avais une petite appréhension au départ car Tim Burton, ça passe ou ça casse. J’ai vraiment aimé et je me suis laissée embarquer dans cette histoire. En faisant quelques recherches a posteriori, je me suis rendue compte que Burton s’était inspiré d’une légende. Quant au film d’animation, il est fait selon la technique du « stop-motion », c’est-à-dire qu’il y a des décors et des marionnettes et, si j’ai bien compris, ils leur font prendre des poses et les photographient au fur et à mesure. C’est rudement bien fait car je ne m’étais même pas aperçue que c’était des marionnettes !

Bref, j’ai passé un très bon moment.