Bean – Mel Smith

Après l’excellent roman de Clara Dupont-Monod, on va faire plus léger ! Bean peut horripiler, moi il me fait rire. Je n’avais pas vu ce film à sa sortie en 1997 mais comme ils l’ont passé dernièrement à la télé, cela m’a permis de le visionner.

Rowan Atkinson joue le rôle d’un gardien de musée très maladroit, incompétent, mais qui est généreux. Il veut bien faire mais il enchaîne les catastrophes. Le conseil d’administration de la National Gallery aimerait s’en débarrasser mais il est protégé par le directeur. La Galerie Grierson de Los Angeles doit acquérir, grâce à un mécène, un célèbre tableau intitulé « La mère de Whistler », du peintre éponyme. Pour l’occasion, elle demande à la National Gallery d’envoyer son plus éminent spécialiste en peinture du XIXe siècle. L’excuse est toute trouvée pour éloigner Bean !

On retrouve bien évidemment les mimiques et quelques sketchs de la série Mr Bean. Cependant, le personnage apparaît ici avec des sentiments et quelques dialogues. Il faut aimer cet humour potache pouvant parfois être un peu lourd mais je suis bon public et j’avoue que pour se vider la tête, c’est parfait !

Photo de famille – Cécilia Rouaud

Une famille est réunie au cimetière, pleurant sur la tombe du grand-père. Famille est un bien grand mot puisque les parents sont divorcés et les deux soeurs et le frère ne sont pas des plus chaleureux entre eux. Une question épineuse se pose : que va-t-on faire de mamie ? D’autant plus que cette dernière, atteinte de la maladie d’Alzheimer, n’a qu’une idée en tête : revoir Saint-Julien et y mourir.

J’ai regardé ce film hier puisqu’il passait à la télé. C’est le dernier film de Bacri, et quel film ! Il joue le père divorcé, en couple avec une jeune femme dont il attend un enfant. Sa fille, Gabrielle (Vanessa Paradis), élève seule son fils qui veut absolument partir vivre chez son père. Son autre fille, Elsa, voudrait tomber enceinte mais n’y arrive pas, mettant en péril son couple. Quant à son fils, Mao, il travaille dans les jeux vidéos et voit sa psy très régulièrement…

Que d’émotions ! Cette petite mamie m’a émue à m’en tirer les larmes ! Les deux soeurs voulant absolument la garder paraissent héroïques même si elles se rendent compte que c’est très difficile. Voilà un film qui, en nous faisant passer par l’ascenseur émotionnel, donne à réfléchir sur le devenir de nos aînés… et, a fortiori, sur le nôtre.

Tandem – Patrice Leconte

Je pensais avoir vu ce film, sorti en 1987, mais en fait, il n’en est rien.

Michel Mortez, alias Jean Rochefort, est un animateur radio parcourant la France pour faire participer le public au jeu « La langue au chat ». Il est accompagné de son fidèle technicien du son, Rivetot (Gérard Jugnot). Ce dernier apprend de façon fortuite, par ses collègues, juste avant une émission, que le jeu, qui dure depuis 25 ans, va être arrêté. Ne voulant pas faire de la peine à Mortez, Rivetot va le lui cacher le plus longtemps possible…

J’ai adoré ce film ! Je ne savais pas qu’il était inspiré de la carrière de Lucien Jeunesse mais, j’ai envie de dire, peu importe. On voit un Jugnot sublime, sortant de ses rôles comiques (que j’aime aussi, je ne critique pas) et un Rochefort sans égal campant ce personnage complexe, à la fois star, joueur et quelque peu manipulateur. La chanson, Il mio Rifugio, et la voix chaleureuse de Richard Cocciante viennent apporter une dimension d’autant plus émouvante au scénario.

Si vous ne l’avez pas vu, je vous le conseille !

Les Tontons Flingueurs – Georges Lautner

C’est avec plaisir que j’ai revu ce film passé dimanche soir à la télé. Je connais toutes les répliques par coeur !

Fernand Naudin est un truand reconverti dans le matériel agricole et de terrassement. Il reçoit un télégramme d’une vieille connaissance, Louis « Le Mexicain », qui demande à le voir. Il va donc à Paris et à la surprise de voir que Louis est à l’article de la mort. Ce dernier lui demande de s’occuper de sa fille, Patricia ainsi que de ses affaires… On se doute bien que celles-ci ne sont pas d’une grande honnêteté… Les ennuis commencent !

La célèbre scène dans la cuisine est mythique ! Entre les conversations sur « Lulu la Nantaise » et Jean Lefebvre qui se demande s’il y a de la pomme dans l’espèce de vitriol qu’ils avalent… Je ne m’en lasse pas !

Saviez-vous que ce film est une adaptation d’un roman d’Albert Simonin, Grisbi or not grisbi  ?

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Ce film entre dans le challenge Les adaptations littéraires et dans le challenge Thrillers et polars chez Sharon

Candyman – Bernard Rose

Etudiante, Helen travaille avec son amie Bernadette sur une thèse dont le thème porte sur les légendes et les croyances. Elle décide d’enquêter sur les lieux où un fantôme, Candyman, sévirait et tuerait les gens qui prononcent cinq fois son nom devant un miroir. Elle se rend donc dans le quartier défavorisé de Cabrini-Green…

Ce film, adapté d’une nouvelle de Clive Barker, fit son effet à sa sortie, en 1992 (aux Etats-Unis et en 1993 en France). Il s’inscrit dans une réalité sociale, l’intégration de la minorité afro-américaine et selon le réalisateur, tourner dans le quartier de Cabrini-Green permettait de favoriser l’atmosphère car, je cite, « la peur était palpable ».

Les images sont choquantes, sanglantes et la musique vient renforcer cela. Les personnages sont travaillés, ont tous un rôle décisif.

Un vrai film d’horreur qui met la chair de poule et vous fait regarder autrement votre miroir de la salle d’eau !