Le Père Noël est une ordure – Jean-Marie Poiré

pere noel

J’en parlais dernièrement dans mon billet sur La Cité de la peur en parlant des films cultes et… je m’aperçois avec horreur que je n’ai jamais fait la fiche !

franquin-dargaudBen oui, je sais bien Gaston, c’est un scandale !

Ai-je besoin de vous faire un résumé de l’histoire ? Oui ? Bon, mais très rapide, hein ! Disons que les deux bénévoles de l’association SOS Détresse Amitié vont recevoir, le jour de Noël, des visites et appels inattendus.

Le film, sorti en 1982, est une adaptation de la pièce de théâtre (1979). J’avoue préférer le film, même si j’aime la pièce. Il faut dire que le passage où Josiane Balasko, alias Madame Musquin, est coincée dans l’ascenseur, n’apparaît pas dans cette dernière. D’ailleurs, si vous regardez bien, il y a quelques différences entre les deux. En même temps, c’est aussi ce qui fait l’intérêt de les regarder. J’avoue que la patronne BCBG soufflant dans la trompette en plastique qu’elle devait offrir à son neveu pour prévenir que l’ascenseur est bloqué ou utilisant le jouet-tournevis pour essayer de démonter le panneau de commande, me fait toujours rire.

Bon, et puis il y a bien sûr Pierre et son cochon, Thérèse et son pull serpillère, M. Preskovitch et ses doubitchous, Zézette et sa façon bien à elle de parler ou de répondre au téléphone, le travesti appelé Charles Bronson, l’homme au téléphone… et Félix, jouant le rôle d’un père Noël pour arrondir ses fins de mois…

C’est bientôt Noël, non ? Ça ne vous tente pas ?

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La Cuisine au beurre – Gilles Grangier

La cuisine au beurre

Lorsque Fernand revient à Martigues, c’est l’effervescence dans la ville ! Imaginez un peu : Fernand avait été inscrit sur le monument aux morts, disparu pendant la guerre. Si les habitants sont heureux de le revoir, ce n’est pas forcément le cas d’André, le restaurateur de La Sole Normande. En effet, celui-ci a épousé Christiane, l’épouse  de Fernand…

J’aime toujours autant ces films, même si je les ai déjà vus plusieurs fois. Je les trouve assez mal considérés d’ailleurs. On se dit souvent qu’avec Fernandel ou Bourvil, ça va être rigolo… ou gentil… ou niais… mais on ne voit que le premier degré. Un peu comme avec les adaptations de Pagnol d’ailleurs. Pourtant, Gilles Grangier reprend ici quelque chose de réel. En effet, après la première ou la seconde guerre mondiale, il y a eu quelques histoires du même type. Bien sûr, pour les besoins du film, Fernandel va carrément s’incruster dans ce qui était son auberge au départ. Le parti-pris est l’humour mais il faut déceler les souffrances vécues à cette époque.

Et comme nous sommes dans une période de pénurie de beurre (ça, j’avoue que je n’arrive pas à comprendre 🙄 mais ce n’est pas le sujet), je trouve que c’est le moment de mettre nos papilles en émoi !

Calvaire – Fabrice Du Welz

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Le titre et l’affiche du film l’indiquent : ce film est glauque ! Et ce n’est pas parce qu’il y a Jackie Berroyer qu’il faut se dire qu’il va y avoir de l’humour. En tous les cas, ce n’est pas Marc Stevens (joué par Laurent Lucas) qui dira le contraire ! Lorsque ce chanteur itinérant se rend dans le sud pour un gala, sa voiture tombe en panne en pleine forêt, le soir, sous une pluie battante (tiens, ça me rappelle le Rocky Horror Picture Show). Il pense être sauvé lorsqu’un jeune homme un peu attardé, Boris (joué par Jean-Luc Couchard) qui passait par là en cherchant sa chienne, l’emmène à l’auberge Bartel, tenue par un vieil ours qui semble avoir bon cœur (Jackie Berroyer). Ce dernier, ancien artiste, est ravi d’avoir une présence. Il lui tracte son véhicule jusqu’à l’auberge, lui propose de s’en occuper, appelle le garagiste… Bref, Marc n’a plus qu’à aller se balader en attendant de pouvoir repartir le lendemain. Mais attention, il ne doit pas descendre jusqu’au village…

Ce film, sorti en 2005, m’a rappelé, je le disais, le Rocky Horror Picture Show (1975) pour la scène de la panne de voiture mais il m’a évoqué également d’autres références, notamment pour le fait que le personnage se retrouve pris au piège. Une histoire similaire m’avait tenue en haleine dans Des nœuds d’acier, le roman de Sandrine Collette (2012). On songe également à Massacre à la tronçonneuse de Toobe Hooper (1974) ou encore à Malevil de Christian de Chalonge (1981).  Il est classé dans les films d’horreur. Je l’aurais plutôt mis dans les films « noirs », si tant est que cette appellation existe pour le cinéma. Les personnages sont complètement déjantés mais le scénario est construit. Nous sommes ici dans les tréfonds de l’âme humaine, dans la folie furieuse, dans… le côté obscur et malsain.

Si vous voulez plonger en enfer, vous savez ce qu’il vous reste à faire !

New-York 1997 – John Carpenter

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Ce film a été réalisé en 1981. Oui, je sais, je ne regarde pas des nouveautés !

Il nous transporte en 1997. Manhattan est devenue une prison à ciel ouvert dans laquelle des bandes rivales s’en donnent à cœur joie. Un attentat a lieu, ciblant l’avion du Président qui se rendait à une conférence. Mais celui-ci, grâce à une sorte de grosse capsule dans laquelle il s’enferme, parvient à s’en sortir. Le seul hic est qu’il est tombé dans un des immeubles de Manhattan. Il détient une mallette, accrochée à son poignet par une menotte, contenant des secrets nucléaires. Bob Hauk, chargé de la sécurité, décide alors d’envoyer un prisonnier à la rescousse du chef du gouvernement, Snake Plissken. Mais pour s’assurer que ce dernier accomplira sa mission, il lui fait injecter deux mini-bombes dans le cou. Elles exploseront au bout de 23h ou seront déconnectées s’il parvient à sauver le Président et les documents…

J’aime les univers post-apocalyptiques et le décor est particulièrement soigné dans celui-ci, filmé pratiquement dans son ensemble de nuit. Les ruines, les fumées, l’ambiance, tout y est. Et on voudrait ne pas tomber dans ces rues sales où la vermine pullule. Snake est un personnage particulier. Il n’est pas là pour sauver le monde, sa patrie ou le Président. Non, il est là pour sauver sa peau ! C’est tout de même à noter. Nous ne sommes pas dans le cliché américain prônant l’image de garant de la paix mondiale. Ajoutons à ceci la musique et vous comprendrez pourquoi ce film est un petit bijou.

La Cité de la peur – Les Nuls

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Synopsis : 

Odile Deray, en tant qu’attachée de Presse, doit présenter le film Red is Dead à Cannes. Mais celui-ci n’intéresse personne. Jusqu’au moment où tous les projectionnistes du film meurent…

Mon avis : 

La Cité de la peur est un de mes films cultes, avec Le Père Noël est une ordure. J’en connais pratiquement toutes les répliques ! Oui, que voulez-vous, à chacun ses faiblesses, nul n’est parfait !

Nous étions alors dans la grande époque des Nuls et il fallait regarder ce film avec le deuxième degré qui lui incombait. Les références cinématographiques ou publicitaires sont nombreuses, de même que les jeux de mots ou le burlesque. À la cadence d’une blague toutes les dix secondes, le spectateur ne respire pas !

On se pose, on met 16 sucres dans sa tasse et on regarde ce film…

Alors, on est content ?… Euh, non, non, vous n’avez rien entendu, j’ai rien dit !

Les Aventures de Jack Burton dans les griffes du Mandarin – John Carpenter

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En 1986, John Carpenter sort de sa zone de confort en réalisant ce film mi-comédie, mi-aventures. Il met en scène un camionneur, Jack, qui accompagne son ami Wang Chi à l’aéroport de San Francisco. La fiancée de ce dernier, Miao Yin, doit arriver par le prochain vol. Mais c’est sans compter sur les sbires du sorcier Lo Pan qui veulent l’enlever. En effet, Lo Pan est désincarné. Pour récupérer son enveloppe charnelle, il devra épouser une chinoise aux yeux verts. Et devinez quelle est la couleur des prunelles de la future épouse de Wang Chi ? Voilà comment Jack se retrouve à combattre les forces du mal en plein Chinatown !

J’ai passé un bon moment en regardant ce film. Celui-ci a fait un flop à sa sortie (mais a connu du succès dès sa sortie en cassettes puis DVD). Peut-être l’attendait-on dans son genre habituel… ou n’a-t-on pas aimé le personnage de Jack Burton car il y avait déjà sur le marché Indiana Jones ? C’est bien dommage car cette parodie des films d’arts martiaux, associée à un brin de fantastique, est franchement sympathique.

 

Ascenseur pour l’échafaud – Louis Malle

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Le décès de Jeanne Moreau n’a pas donné lieu à une grande bousculade au niveau des chaînes de télé ! Cependant, deux ou trois ont quand même changé leurs programmes, ce qui m’a permis de revoir ce film qui n’a rien à envier aux polars du moment.

Jugez plutôt : Julien Tavernier, sous la pression de sa maîtresse, la femme de son patron, assassine ce dernier. Il pense avoir fait le crime parfait, sort de son bureau comme si de rien n’était et monte dans sa voiture. Mais il aperçoit, de dehors, la corde qui lui a permis de passer du bureau de feu monsieur Carala au sien. Il décide d’y retourner mais se fait coincer dans l’ascenseur. Pendant ce temps, Florence Carala le cherche partout, d’autant plus qu’elle est certaine de l’avoir vu passer en voiture avec une jeune femme. Peu de temps après, un couple de touristes allemands est assassiné dans un motel. Et c’est la voiture de Julien que l’on a vu sur les lieux du crime, ainsi qu’un couple se disant être monsieur et madame Tavernier…

Ce film est magnifique, et je pèse mes mots ! D’abord parce qu’il y a une tension tout du long. Ensuite parce que l’errance de Jeanne Moreau dans Paris est sublimée par la trompette de Miles Davis. Le jeu des lumières est judicieusement mis en scène. Et Lino Ventura est, comme à son habitude, époustouflant dans son rôle d’inspecteur. Le scénario est bien ficelé… J’aime beaucoup Louis Malle qui sait mettre en relief des scènes qui pourraient paraître banales. Bref, ce film n’a pas vieilli et même en l’ayant déjà visionné, j’ai eu l’impression de le redécouvrir.