Les noces funèbres – Mike Johnson et Tim Burton

Victor Van Dort est un jeune garçon appartenant à une famille aisée. Il doit se marier avec Victoria Everglot, issue d’une famille de petite noblesse ruinée, selon les désirs des deux familles, comme il était courant au XIXe siècle. Les deux jeunes gens se plaisent cependant. Mais Victor est très maladroit et tête en l’air. Lors de la cérémonie, il n’arrive pas à prononcer ses voeux. Le prêtre, excédé, renvoie les deux familles en demandant aux jeunes époux de préparer leur mariage. Mortifié, Victor s’enfuit dans la forêt, répète encore et encore ses voeux. Et quoi de mieux qu’une branche pour simuler le passage de la bague au doigt ? Aie ! C’est à partir de là que les ennuis commencent !

Ce film d’animation date de 2005 mais je n’en avais jamais entendu parler. Il a fallu qu’ils le diffusent hier à la télé pour que j’en prenne connaissance. J’avais une petite appréhension au départ car Tim Burton, ça passe ou ça casse. J’ai vraiment aimé et je me suis laissée embarquer dans cette histoire. En faisant quelques recherches a posteriori, je me suis rendue compte que Burton s’était inspiré d’une légende. Quant au film d’animation, il est fait selon la technique du « stop-motion », c’est-à-dire qu’il y a des décors et des marionnettes et, si j’ai bien compris, ils leur font prendre des poses et les photographient au fur et à mesure. C’est rudement bien fait car je ne m’étais même pas aperçue que c’était des marionnettes !

Bref, j’ai passé un très bon moment.

Ton Fils (Tu Hijo) – Miguel Ángel Vivas 📺

Jaime Jimenez mène une vie bien tranquille : il est chirurgien, a une femme et deux enfants, Sara et Marcos. Sa vie bascule le jour où, à l’hôpital où il travaille, on lui annonce que son fils vient d’arriver. Ce dernier est en bien mauvais état, passé à tabac à la sortie d’une discothèque. Pourquoi ? C’est ce que ce père va s’acharner à trouver.

Le cinéma espagnol est souvent d’une intensité remarquable. Ce film ne déroge pas à la règle. J’ai été absorbée du début à la fin, sans aucun temps mort. L’acteur, José Coronado, joue son rôle à la perfection, celui du père impuissant, prêt à tout pour venger son fils. Ana Wagener, qui tient le rôle de son épouse, est également remarquable : non seulement elle doit gérer sa douleur mais elle doit aussi canaliser son mari, qui tourne en boucle, rumine sa vengeance, et se retrouve plus d’une fois au poste de Police. Le décor vient ajouter à la puissance dramatique : Jaime se retrouve souvent la nuit dans les bas-fonds de Séville.

Quant à la fin… on se prend une grande claque ! Quel film, mes aïeux ! C’est noir, c’est glauque, c’est limite malsain mais ça prend aux tripes !

Euh… je dois ajouter autre chose ou vous avez compris qu’il faut absolument le voir ?

Carambolages – Marcel Bluwal 🎞

Me revoici avec des vieux films dans lesquels Louis de Funès avait un rôle… et dont on ne parle pas (ou plus). Celui-ci date de 1963. de Funès a failli ne pas avoir le rôle car c’était Bernard Blier qui était pressenti. Mais ce dernier était sur un autre tournage (Les Tontons flingueurs). Merci mon ami Google pour ces infos ! 😄

Norbert Charolais, personnage joué par notre Fufu national, est le directeur du 321, une grosse boîte spécialisée dans l’organisation de loisirs. Il remarque un petit jeune, Paul Martin (Jean-Claude Brialy), qui doit épouser la fille de son supérieur. Le futur beau-père devant partir à la retraite, Paul occupera sa fonction et aura la paie qui va avec… Bref, tout devait rouler mais un décret tombe : l’âge de la retraite est reculé (tiens, ça me rappelle quelque chose… 😉). Mais Paul doit absolument monter en grade et il va oeuvrer pour que les choses avancent, coûte que coûte !

Il n’y a que du beau monde dans ce film : de Funès, Brialy, Serrault, Sophie Daumier, Philippe Castelli, Pierre Tchernia… et même Alain Delon ! Très honnêtement, ce film n’a pas pris une ride et le thème traité est encore très actuel. J’ai passé un très bon moment.

Le gentleman d’Epsom – Gilles Grangier 🎞

Mon synopsis :

Richard Briand-Charmery, dit « Le Commandant », est un homme qui, à première vue, a l’air bien sous tous rapports. Sa passion étant les courses hippiques, il en vit et donne des tuyaux à ses connaissances qui, en échange, misent pour lui. Mais il faut toujours se méfier de l’eau qui dort…

Mon avis

Si certains agonisent dès qu’ils voient un film en noir et blanc, de mon côté j’aurais plus tendance à les rechercher. Et lorsque ce film réunit deux pointures du cinéma, à savoir Jean Gabin et Louis de Funès, j’applaudis. De Funès n’a pas un grand rôle ici mais on reconnait bien ses mimiques et son humour si particulier. Gabin reste Gabin et ce rôle lui sied à merveille : gentleman et escroc. Il joue à la perfection. Mais en 1962, date de sortie de ce film, il est déjà connu.

Je me disais pourtant que je connaissais cette histoire… et pour cause : il s’agit d’un thème que j’avais déjà vu dans Courte-Tête (il faudra que je fasse la fiche), un film de Norbert Carbonnaux avec des dialogues d’Audiard. Louis de Funès y jouait dedans également.

Bref, c’est un petit film sympa. Si vous aimez les chevaux, n’hésitez pas ! Mais ce n’est pas non plus LE critère de sélection, hein ! 😉

Moi, moche et méchant – Pierre Coffin / Chris Renaud

Moi-moche-et-mechant

J’ai profité du temps instable et des vacances pour regarder un certain nombre de films, d’animation ou non. Et vous me connaissez, je ne les visionne que très rarement à leur sortie.

Je n’avais donc toujours pas vu celui-ci, datant de 2010 (ah, oui, quand même ! Oh, j’ai fait pire), car on en avait fait une telle publicité que j’avais tout bonnement fui ! Mais comme il est passé à la télévision, j’y ai jeté un œil en corrigeant mes copies… et j’ai jeté l’autre œil car l’humour noir de Gru, le personnage humain, a attiré toute mon attention. Alors, non, je n’ai pas jeté les copies mais j’ai reporté au lendemain la correction car je n’étais plus apte, riant comme une idiote devant ce mal-embouché et les fameux minions (qui riment, pour certains, avec couillons) !

Un personnage aussi noir, voulant voler… la lune pour faire un coup d’éclat, et qui se retrouve avec trois gamines orphelines dans les pattes, c’est du lourd. Bref, j’ai adoré ! Je vais me procurer le 2 et le 3, c’est certain !

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