Le feu follet – Louis Malle

Le Feu Follet - Louis Malle Image

Alain Leroy est en cure de désintoxication dans une clinique privée. Il est, selon le médecin, complètement guéri. Il revoit une de ses amies, Lydia, et passe la nuit avec. Mais lorsqu’elle lui propose de changer de vie, de partir avec elle à New-York, il refuse. Il a déjà fait souffrir une première femme, Dorothée ; il ne veut pas que cela recommence. Il revient, désabusé, à la clinique. Le docteur lui signifie qu’il ne peut pas le garder ainsi indéfiniment, ce ne serait pas honnête de sa part. On sent alors dans cet homme (Leroy) une tristesse infinie, un dégoût ultime de la vie. Il prépare dès lors son suicide…

Ce film est tiré d’un roman de Pierre Drieu La Rochelle, lui-même inspiré par la vie de Jacques Rigaut, écrivain ayant mis fin à sa vie à l’âge de 31 ans. L’acteur principal, Maurice Ronet, incarne à la perfection cet être torturé. On ne sait pas vraiment ce qui le met dans cet état même si on peut s’imaginer qu’il a sombré dans l’alcool à la suite de son échec avec Dorothée. Ceci dit, le spectateur peut laisser libre cours à son imagination, il y a suffisamment d’éléments noirs pour cela. L’atmosphère est mimétique du tourment du personnage. On ressort de là avec un sentiment de malaise. Du grand art !

Ferdinand – Carlos Saldanha

Ferdinand est un taurillon un peu spécial : il ne veut pas combattre, n’aime pas la violence et préfère les fleurs. Les autres taureaux de La Casa voient les choses autrement et feraient tout pour être sélectionnés et aller dans l’arène, persuadés qu’ils peuvent gagner contre le torero. Raf, le père de Ferdinand, est choisi mais il ne revient pas ou, du moins, pas en vie. Ce soir-là, son fiston comprend qu’il doit s’échapper de là et c’est ce qu’il fait. Il arrive à monter dans un train qui l’emmène loin de cet endroit de malheur. Il est recueilli par Nina, une fillette, et son père, horticulteur. Quoi de mieux pour notre taureau passionné de verdure ? Il y grandit pendant deux ans, considéré comme un membre à part entière de la famille. Cependant, un événement viendra bouleverser cette vie idyllique… Je n’en dis pas plus…

J’ai adoré ce film d’animation ! D’abord pour le graphisme. Les paysages sont sublimes, les villages espagnols bien représentés… et les animaux portent sur leurs têtes leur gentillesse ou leur antipathie. On a juste envie de prendre Ferdinand, quand il est petit, dans ses bras. Ensuite, j’aime le message qu’il y a derrière. Pour avoir habité trente ans tout près de la frontière espagnole, j’en ai vu des affiches de corrida, des figurines de matadors ou de taureaux… Et à chaque fois, je pensais à la même chose : Pourvu que le taureau soit sauvé. Je n’ai jamais été voir de corrida, je ne supporte pas qu’on fasse du mal, gratuitement, à un animal.

Je ne savais pas que cette histoire prenait sa source dans un livre pour enfants, encore moins que Disney l’avait déjà adapté en 1938.

En tous les cas, voilà qui intéressera petits et grands !

Le projet Blair Witch – Daniel Myrick / Eduardo Sanchez

Le projet Blair Witch - Daniel Myrick et Eduardo Sánchez 19196742

Trois étudiants en cinéma tournent, caméra au poing, dans une forêt. Ils veulent faire un documentaire sur une sorcière. On retrouvera leur bande vidéo, mais les trois cinéastes amateurs ont disparu.

Ici encore, comme dans REC, plus tardif, la technique joue pour beaucoup dans l’atmosphère. Tout est suggéré, aucune goutte de sang. L’atmosphère est pesante. On joue sur les nerfs des spectateurs. J’avais regardé ce film une première fois d’un œil distrait, en pleine après-midi. Je me demandais ce qu’on pouvait bien lui trouver. En revanche, je l’ai visionné un soir, en étant concentrée, lumière éteinte… effectivement, c’est autre chose. Le résultat est garanti. J’imagine l’impact sur grand écran !

Bon, je ne parle même pas du Projet Blair Witch 2 qui, comme toutes les suites ou presque, ne vaut pas grand chose. Mais ce n’est que mon avis bien sûr !  tongue

REC – Paco Plaza / Jaume Balagueró

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Angéla est journaliste pour une télévision locale. Accompagnée de son caméraman, Pablo, elle relate le quotidien de ceux qui travaillent la nuit pour l’émission télévisée Pendant que vous dormez.

Ce soir là, elle se trouve dans une caserne de pompiers de Barcelone. La nuit est calme, aucune urgence. Jusqu’au coup de fil d’une vieille dame qui réclame du secours. Le tandem suit les pompiers et découvre en arrivant sur place des voisins très inquiets. D’horribles cris ont été entendus dans l’appartement de la vieille dame. Angéla perçoit la tension des habitants. Lorsque les pompiers pénètrent à l’intérieur de l’appartement de la vieille dame, ils découvrent que deux policiers sont déjà là. L’un des deux a été sauvagement mordu par la dame.  Ils s’enfuient, oubliant un des pompiers derrière eux. Mais ils vont vite découvrir qu’ils ont été mis en quarantaine par les autorités…

L’angoisse que peut ressentir le spectateur est indescriptible. Ce film tient en haleine du début à la fin. La technique y est pour beaucoup d’ailleurs puisque, comme pour Le projet Blair Witch, de Daniel Myrick et Eduardo Sanchez, il est filmé par une caméra sur l’épaule. On a vraiment l’impression d’y être, de se retrouver au cœur  de cette ambiance glauque dont on ne peut pas sortir. Seul bémol, le film est trop court (1h20 à peine).

J’ai adoré !

Guet-Apens – Sam Peckinpah

Ce film est paru en 1972 (et le premier qui me dit qu’il est vieux se prend ma main dans la tronche mon mépris éternel) aux États-Unis et en 1973 en France. Steve McQueen, inutile d’en parler, non ? Tout le monde le connait (enfin, j’espère !). Quant à Ally MacGraw, sa partenaire dans le film (qui deviendra d’ailleurs son épouse après avoir eu une relation avec lui sur le tournage alors qu’elle était mariée à Robert Evans… Mais ceci ne nous regarde pas ! comme le diraient Les Inconnus Winkd’autant plus que le Steevounet ne crachait pas sur les aventures non plus Sam Peckinpah - Guet-Apens 3329283428), elle est surtout connue pour son rôle dans Love Story (1970). MacQueen interprète le rôle de Carter (dit « Doc ») McCoy, un malfrat, qui, en échange de sa liberté, devra commettre un braquage pour un truand, Jack Benyon. Ce dernier lui fournit les hommes. Mais bien évidemment, cela ne se passe pas comme prévu. Et McCoy découvre que Benyon veut le descendre… Le coup classique dans le monde des mafieux, non ? Il part donc en cavale avec sa femme (oui, bon, on a bien compris qui jouait le rôle… Il n’y a pas cinquante femmes dans le film !) mais il la soupçonne également.

Entre doutes Sam Peckinpah - Guet-Apens 388121193, amour Sam Peckinpah - Guet-Apens 1120958002 et courses-poursuites Sam Peckinpah - Guet-Apens 206231591, McCoy n’a pas le temps de souffler… Le téléspectateur non plus d’ailleurs car le rythme est vraiment soutenu Sam Peckinpah - Guet-Apens 555433233! J’ai passé un très bon moment ! 

Ce film entre dans le challenge de Sharon