La vierge froide et autres racontars – Jørn Riel

Les apparences sont trompeuses. Je sais bien que le titre et la couverture pourraient laisser penser que je me laisse aller à vous faire un billet sur de la littérature érotique mais laissez au placard, sur-le-champ, vos petits sourires en coin et vos pensées salaces. Car ici, point de tout ça ! Eh, revenez !

Oui, bon, allez, je ne dis pas qu’il n’y a pas quelques passages croustillants, bien sûr, mais on n’est pas non plus dans Cinquante nuances.… Vous m’avez comprise ! Nous partons au Groenland. Tout le monde a son passeport ? Alors on embarque ! Et on va à la recherche des trappeurs ! Mais lâchez-moi donc ce sourire, crénom de diou ! Il y en a qui vont se prendre des coups de raquettes ! Et faites gaffe, il y a un ours derrière vous, moi, j’dis ça, j’dis rien !

Valfred, Anton, Herbert, William Le Noir et d’autres encore, sont des hommes vivant dans l’extrême-Nord. Leur entourage est exclusivement masculin. Ces trappeurs vivent par deux, dans des conditions extrêmes. Alors à quoi rêve -t-on lorsqu’on est ainsi, entre mââââles ? Je vous fais un dessin ? Et de quoi parle t-on ? Mais de tout ma brave dame ! Et c’est justement ce quotidien que nous transmet, à sa manière, l’auteur.

Conçu sous la forme de petites nouvelles, de brèves anecdotes, de petits contes remaniés, ce roman est un remède à la mélancolie, je vous l’assure. C’est bourré d’humour (oui, je sais, je ne fais pas dans la finesse aujourd’hui mais vous m’excuserez, je ne suis pas en train de chroniquer La Princesse de Clèves, hein !) et ça fait un bien fou !

Ah, j’oubliais ! Pour ceux qui se poseraient encore la question : non, ce bouquin ne parle pas QUE de ça ! J’me comprends ! 

Extrait :

« Qu’est-ce que je dois faire ? hurlait-il. Qu’est-ce que je dois faire, Valfred ? » Et comme ça, sans arrêt. Que diable peut-on faire quand la première fille publique est à des milliers de kilomètres ? Je le tapote sur l’épaule et lui dis qu’on va arranger ça. « D’abord tu quittes ton pantalon, que je lui ai dit, et après tu cours face au vent du sud-est, du mieux que t’as appris. » 

Violentée – Cathy Glass

J’ai découvert Cathy Glass avec son livre Maman dit que c’est ma faute. Je pensais qu’on avait déjà atteint la paroxysme de l’horreur avec les souffrances infligées à Donna. Mais non… Ce qu’a subi la pauvre Jodie n’est même pas imaginable. Je n’ai même pas de mots… Quel courage de la part de cette petite fille et quel courage également de la part de cette famille d’accueil qui cherche toujours le meilleur pour ces enfants ! Cathy Glass et ses enfants n’ont pas hésité à voir leur vie complètement chamboulée par l’arrivée de cette petite tornade difficile à maîtriser, et pour cause !

J’ai vraiment été bouleversée par cette lecture. Je vais lire quelque chose de plus léger ensuite parce que là, il est difficile de s’enlever certaines images de la tête.

Maman dit que c’est ma faute – Cathy Glass

Traduction : Anne Bleuzen

Je connaissais les livres témoignages de Torey Hayden mais pas ceux de Cathy Glass. Leur point commun est que leurs deux narratrices aident les enfants maltraités. Cathy Glass nous fait découvrir les familles d’accueil et les joies et les peines de ce sacerdoce. Car si elles sont importantes, vitales, pour les enfants victimes de mauvais traitements, il n’en reste pas moins qu’il y a tout un parcours du combattant derrière.

Dans ce livre, on lui confie Donna, une fillette de dix ans, d’une grande tristesse. Elle ne s’ouvre que très peu, saccage sa chambre… Cathy va découvrir au fur et à mesure tout ce que l’enfant a subi de la part de sa mère avec qui elle est toujours en contact…

Evidemment, je suis sortie de cette lecture à la fois vidée et révoltée. Comment peut-on faire subir un tel calvaire à sa propre fille ? J’ai souvent eu la larme à l’oeil.

Agatha Raisin, Sale temps pour les sorcières – M.C Beaton

Traduction : Amélie Juste-Thomas

Je ne présente plus notre enquêtrice de choc qui me fait toujours passer de bons moments. Que lui arrive-t-il donc cette fois ? Figurez-vous qu’une coiffeuse lui a fait un shampoing à la crème dépilatoire. On peut aisément imaginer les dégâts. Agatha se réfugie donc sur la côte, dans un hôtel, en attendant d’être à nouveau présentable à Carsely. Là, elle fait la connaissance d’un petit groupe de retraités avec qui elle fera quelques parties de Scrabble. Une des personnes lui indique l’adresse d’une sorcière dont les lotions seraient miraculeuses. Pourquoi pas après toutes dit Agatha, prête à tout pour que ses cheveux repoussent. Mais comme d’habitude, là où Agatha passe, les autres trépassent. Et l’on retrouve la sorcière passée dans l’autre monde…

C’est avec le sourire que j’ai parcouru de bout en bout ce roman, sans aucun sentiment de lassitude. Voilà une excellente thérapie pour garder le moral et la bonne humeur. Les Agatha devraient être remboursés par la Sécurité Sociale !

Cette image a un attribut alt vide ; son nom de fichier est arabesque1-1.png

Ce roman entre dans le challenge Polars et Thrillers chez Sharon

Le Fantôme – Franck Thilliez

Image d’illustration Pixabay

Cette nouvelle a été publiée dans le journal Libération en 2007.

Mais qui est ce personnage si tourmenté ? Pourquoi les gens s’agglutinent-ils autour comme s’il était un personnage de foire ? Ce texte est le premier que je lis de cet auteur réputé pour ses thrillers. Et cela m’engage à m’y intéresser car je trouve son style intéressant. Comme dans toute nouvelle qui se respecte, je ne m’attendais pas à la chute. Et ce texte donne à réfléchir, vous pouvez me croire ! Il impose le respect.

Cette image a un attribut alt vide ; son nom de fichier est arabesque1-1.png

Challenge Les textes courts. 

Genre : Nouvelle

Auteur : Franck Thilliez

Pays : France

Nombre de pages : 07 pages 

Cette image a un attribut alt vide ; le nom du fichier est mon-challenge.png