Inspection – Josh Malerman

La 4ème de couverture avait attisé ma curiosité. L’histoire d’une école pour garçons orphelins, cachée dans une forêt, qui faisait en sorte que ces derniers puissent grandir et travailler sans que rien ne les perturbe, me paraissait originale. En commençant le roman, j’ai fait le lien avec Le Meilleur des mondes d’Aldols Huxley. Bref, tout me semblait réuni pour passer quelques heures de lecture sympathiques. Cependant, le soufflé est vite retombé. J’avoue ne pas vraiment avoir compris où l’auteur voulait en venir. Je me suis vite essoufflée, perdue entre les lettres des garçons (nommés par une seule lettre de l’alphabet), les personnages manquant de relief…

Je suis complètement passée à côté de cette dystopie. Tant pis…

Sous terre – James Delargy

Traduction : Maxime Shelledy et Souad Degachi

J’ai tourné frénétiquement les pages de ce thriller ! Celui-ci met en scène une famille, apparemment bien sous tous rapports, venant habiter dans une ville minière abandonnée en Australie. Oui, j’ai bien dit « apparemment » car pour venir ainsi se cacher dans un taudis qui n’a de maison que le nom, il faut avoir des choses à se reprocher.

Le lecteur n’a pas une seconde pour respirer (ou presque… attention à l’étouffement sinon ! 😄). Le rythme est haletant, les chapitres très courts, mimétiques de la folle course-poursuite de cette famille avec… mais avec qui ? A qui appartient cette ombre que le garçon aperçoit et qui le terrifie ? Y a-t-il une âme dans cette ville qui s’écroule de part en part ? Que sont ces bruits bizarres que l’on entend sans savoir s’il y a quelqu’un derrière ? Emmaline Taylor de la police criminelle va mener l’enquête après la disparition des Maguire. Et lorsqu’elle découvre du sang séché dans la maison saccagée, elle se dit que les minutes sont comptées… en espérant qu’il ne soit pas trop tard !

Je conseille vivement la lecture de ce livre !

Cette image a un attribut alt vide ; son nom de fichier est arabesque1-1.png

Ce roman entre dans le challenge Thrillers et polars chez Sharon.

Maman pour le dîner – Shalom Auslander

Traduction : Catherine Gibert

J’avais beaucoup aimé le fameux roman de Shalom Auslander, La lamentation du prépuce, aussi, lorsque Babelio (que je remercie) m’a proposé ce livre, je n’ai pas hésité une seule seconde. L’histoire est particulière car nous nous trouvons face à une famille de cannibales. Le personnage, Septième Seltzer, voit son monde s’écrouler lorsque son frère lui téléphone pour lui annoncer que leur mère est décédée. Ce bouleversement ne vient pas, bizarrement, de la funeste nouvelle en elle-même, mais plutôt de l’expectative de la suite des événements. Si la mère en question avalait des burgers à longueur de journée, il va falloir désormais manger cette dernière, ainsi que le veut la tradition…

Ami lecteur, s’il y a des références à Montaigne, ce qui ne peut que me réjouir, n’attends pas qu’il y ait le même style ! Ne prends surtout pas ton petit-déjeuner en le lisant, ou quelque nourriture que ce soit sous peine de la gâcher. Parce que pardon du peu mais « l’assimilation » de la mère (vous apprécierez la métaphore) se fait dans les détails, et pas des moindres !

J’ai apprécié ce livre qu’il ne faut surtout pas lire au 1er degré. Si l’on y retrouve, à travers Septième, les idées qui étaient déjà dans La Lamentation du prépuce, à savoir les critiques de sa propre culture, il s’agit ici, surtout, d’un cheminement de la pensée aboutissant à une meilleure compréhension de cette dernière, de ses rituels, et, finalement, s’opère un changement d’avis vis-à-vis de ce que le personnage pensait au départ. Sous des dehors à la fois sanglants et humoristiques, c’est toute une philosophie de vie qui transparaît et qui donne à réfléchir. Comme quoi, il ne faut jamais s’arrêter à une idée préconçue !

Idaho – Émily Ruskovich

Traduction : Simon Baril

Ann est la deuxième épouse de Wade. La première, Jenny, est en prison pour avoir assassiné leurs deux filles, June et May. Ann a connu Wade peu de temps après et s’est émue de cette histoire. Elle n’a pas prêté garde au comportement bizarre de son futur époux, à ses excès de colère allant jusqu’aux sévices corporels. Alors que Wade commence à perdre la mémoire, elle essaie de reconstituer le puzzle de cette histoire sordide, de cette famille éclatée.

Voici un roman qui ne laisse pas indifférent ! J’ai eu du mal à lire quelque chose par la suite. J’ai été emportée par cette histoire, me disant qu’il allait peut-être y avoir une issue, qu’on allait apprendre quelque chose de plus. J’ai tourné frénétiquement les pages, j’étais Ann, je cherchais avec elle des éléments permettant de mieux comprendre…

L’écriture est superbe, les paysages décrits sont grandioses et viennent s’ajouter à l’atmosphère. Que dire de plus ? Lisez-le ! 😉

Cette image a un attribut alt vide ; son nom de fichier est arabesque1-1.png

Ce livre entre dans le challenge Thrillers et polars chez Sharon

Ce que l’on ne peut confier à sa coiffeuse – Agata Tomazic

Traduction : Stéphane Baldeck

Un grand merci à l’amie qui m’a offert ce livre. J’ai passé un très bon moment à lire ces nouvelles hors du commun. Je ne connaissais pas Agata Tomazic mais je peux vous dire qu’elle mérite d’être lue. Ne vous attendez pas à quelque chose de classique. Mais avec le titre, impossible de se dire cela ! Bienvenue dans un monde déjanté où les personnages le sont tout autant ! Cette écrivaine slovène revisite des thèmes connus issus, pour la plupart, du fantastique. C’est fort plaisant, d’autant plus que les critères de la nouvelle sont respectés.

Mais cela ne s’arrête pas là. Il faut lire ces nouvelles à un autre degré. En effet, Agata Tomazic est « la voix » de la Slovénie. Dans tous les récits de ce recueil, nous pouvons retrouver ce petit quelque chose qui la rattache à l’Histoire de son pays.

Bref, j’ai vraiment apprécié la plume de cette écrivaine qui gagne à être connue.