Lettres cachées de François M. à Anne – Laurent Gerra et Pascal Fioretto

J’ai ri du début à la fin ! Il faut dire que j’aime beaucoup Laurent Gerra et j’imaginais bien ses mimiques en lisant ces fameuses lettres. Bien entendu, tout est parodié et, cerise sur le gâteau, on a même droit à quelques dessins pas piqués des vers. Ce recueil reprend des émissions radiophoniques. Il est très vite lu et si vous avez envie de sourire un peu, n’hésitez pas !

Cette image a un attribut alt vide ; son nom de fichier est arabesque1-1.png

Challenge Les textes courts. 

Genre : Lettres

Auteur : Laurent Gerra et Pascal Fioretto

Pays : France

Nombre de pages : 96 pages

Cette image a un attribut alt vide ; le nom du fichier est mon-challenge.png

Cent mètres – Pierre Gagnon

Je ressors mitigée de cette courte lecture. On y voit deux amis, Pierre et Henri. Pierre est plutôt calme, il est amoureux d’Axelle qui travaille dans un cirque. Il aime la regarder virevolter. Il prend le temps. Henri, en revanche, est plus dans l’accélération… Aller toujours plus vite pour oublier… Les deux prennent exemple sur leurs pères.

J’ai lu ce livre car il s’inscrivait dans un des thèmes -la vitesse- de mes élèves de BTS. Mais j’avoue que je n’ai pas vraiment accroché. J’ai eu du mal à comprendre où l’auteur voulait en venir. C’est dommage car l’écriture est fluide, parfois poétique. Tant pis, je suis passée à côté de ce roman.

Challenge Les textes courts. 

Genre : Roman

Auteur : Pierre Gagnon

Pays : Québec

Nombre de pages : 70

Cette image a un attribut alt vide ; le nom du fichier est mon-challenge.png

Le Planétarium – Nathalie Sarraute

Nathalie Sarraute [XXe s] 83481866_p

Paru en 1959, Le Planétarium est un des textes fondateurs du Nouveau Roman. Quelque peu réfractaire à ce courant, je trouve quand même que le style de cet auteur reste facile d’accès. Certes, il est déroutant car Sarraute joue énormément avec la ponctuation. Elle utilise les points de suspension afin d’éluder les pensées de ses personnages ou leurs interruptions. Elle crée, par là-même, une sorte de langage parallèle.

Dans ce livre, ses personnages sont caricaturaux. On trouve ainsi un jeune couple, Gisèle et Alain, ainsi que leur vieille tante, Berthe, qu’ils aimeraient voir partir afin de récupérer son appartement. Sarraute va nous faire part de leurs conversations, les disséquant consciencieusement. Le lecteur se retrouve également face à de longs monologues. Pourquoi faire de choses quotidiennes tout un roman ? L’auteur manie ici l’ironie dans toute sa splendeur et le lecteur ne peut qu’adhérer, se retrouvant parfois dans la peau d’un des protagonistes. 

Le goût de Lyon – Gilbert Vaudey

Encore une fois, un grand merci à Soene pour cette belle découverte. Non seulement elle m’a fait découvrir cette ville si chère à son coeur mais en plus elle m’a offert cet ouvrage qui me rappelle à chaque texte cette belle journée.

À travers les textes d’auteurs de différentes époques, on voyage, on se balade, on découvre, on contemple Lyon…

Mais il n’y a pas que des textes positifs. Ainsi, Flora Tristan (encore quelqu’un qui se trouvait dans mon dossier du concours… concours passé à Lyon si vous vous souvenez… Décidément, les coïncidences…) n’a pas apprécié au premier abord cette ville : « La première impression m’a été pénible, très désagréable et a jeté dans mon âme un sentiment de tristesse et de rage indéfinissable. L’aspect de ces maisons-casernes, toutes uniformément sombres, noires et sans la moindre élégance ni la plus petite richesse, a présenté immédiatement à mon esprit la misère, la souffrance et le dur labeur de la classe ouvrière renfermée dans cette ville » (P35) Elle décrit Lyon en 1844, on peut facilement imaginer qu’en pleine Révolution Industrielle, les quartiers ne devaient certainement pas ressembler à ce qu’ils sont aujourd’hui. Et pour cette femme si attachée à la condition ouvrière, on peut se mettre aisément à sa place et voir les choses autrement.

Mais finissons sur une note positive avec le poème de Joachim du Bellay (P28-29) :

Scève, je me trouvai comme le fils d’Anchise 
Entrant dans l’Élysée et sortant des enfers,
Quand après tant de monts de neige tous couverts
Je vis ce beau Lyon, Lyon que tant je prise.

Son étroite longueur, que la Saône divise, 
Nourrit mille artisans et peuples tous divers :
Et n’en déplaise à Londre, à Venise et Anvers, 
Car Lyon n’est pas moindre en fait de marchandise.

Je m’étonnai d’y avoir passer tant de courriers, 
D’y voir tant de banquiers, d’imprimeurs, d’armuriers, 
Plus dru que l’on ne voit les fleurs par les prairies.

Mais je m’étonnai plus de la force des ponts 
Dessus lesquels on passe, allant delà les monts, 
Tant de belles maisons et tant de métairies.

Là-haut le Paradis – Bernard Nuss

Bernard Nuss [XXe-XXIe s] Arton102-8eb90

Quatrième de couverture :

Ce groupe d’amis devait passer quelques jours de rêve dans ce chalet loin de tout. Mais deux forcenés en ont décidé autrement. Un Paradis qui tourne au huis-clos sanglant.
Et bientôt, les tensions apparaissent, les secrets ressortent, la violence monte, les caractères se révèlent dans ce qu’ils ont de plus sordide. Hommes, femmes, enfants, tous les habitants du chalet sont emportés dans une spirale de veulerie et de cruauté. Jusqu’où ira leur descente aux enfers ? Même l’auteur, personnage ridicule et aussi lâche que les autres, et qui croyait tirer les ficelles, se retrouve trahi par les acteurs de son histoire. Jusqu’au dénouement, aussi surprenant que jubilatoire.

Mon avis :

Un véritable tour de force… voilà les premiers mots qui me viennent en tête après avoir fermé ce roman. Je n’étais guère optimiste à la lecture des premières pages. Je m’explique : je ne suis pas une fervente admiratrice des histoires imbriquées qui me rappellent le système du Nouveau Roman – que j’évite le plus possible. Et là, horreur ! Je découvre que non seulement on a affaire à l’histoire des personnages et à celle de l’Auteur, mais qu’en plus Bernard Nuss a poussé le vice jusqu’à supprimer toute forme de ponctuation lorsqu’on rentre dans la pensée du narrateur. Je me voyais déjà abandonner ce livre au bout d’une vingtaine de pages.

Et pourtant… j’y ai mis le nez et n’en suis pas sortie. Certes, il y a bien quelques longueurs et des passages sanglants à en faire pâlir un réalisateur de films d’horreur. Mais l’histoire, ou plutôt les histoires, sont bien menées. A tel point, que le suspens a pris le dessus sur toutes les appréhensions que j’avais. Le style est simple, clair et, au final, on suit les histoires assez facilement. Quant à la chute – car cela ressemble bien à une chute – , elle est digne des meilleures nouvelles… et vous savez à quel point j’aime les nouvelles.

Ce livre entre dans le challenge de Sharon :