Georges : Le voyage sans retour – Solveig Josset

Un grand merci à Babelio et à son équipe qui, grâce à l’opération Masse Critique, m’a fait découvrir cette petite pépite. Ce beau livre recèle des surprises dans certaines pages : coins à soulever, médaillons… bref, le lecteur participe encore plus activement à la lecture.

L’ancêtre de Solveig Josset a cumulé des dettes de jeu et s’est mis à voler pour les combler. Au début du XXe siècle, cela lui vaut les assises et le bagne. Ce livre est le carnet qu’il aurait pu faire de Saint-Laurent-du-Maroni.

J’ai vraiment apprécié cette lecture. En effet, rien n’est caché au lecteur, il n’y a aucun pathos, aucune victimisation. Simplement de l’honnêteté. Et rien que pour cela, je trouve qu’il s’agit d’un bel hommage à son trisaïeul.

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Cet album entre dans le challenge Les textes courts (80 pages).

Molière – Martial Poirson

On croit toujours tout savoir sur Molière mais il n’en est rien. Je me suis régalée à lire ce bel ouvrage, offert par une amie. Le sous-titre, « La fabrique d’une gloire nationale », laisse déjà présager qu’il ne s’agit pas d’une simple biographie. Martial Poirson, spécialiste et critique de théâtre, nous fait découvrir ici les coulisses. Comment, dès la mort de ce comédien, le mythe a pris place, comment on a détourné son oeuvre pour refaire connaître, y compris en dehors de l’hexagone…

Ce livre est non seulement enrichissant car bien documenté, mais il est également beau. Les illustrations ou les documents viennent compléter les textes. J’ai aimé le fait qu’il fasse tomber un certain nombre de clichés.

N’hésitez pas !

Une histoire de l’école – D. Brillaud / M. Vignau

Il m’a fallu un certain temps pour finir ce magnifique ouvrage illustré tant il est riche d’enseignement. Vous le savez, c’est un univers qui m’est familier, auquel je suis tout particulièrement attachée. On a beau en faire partie depuis bon nombre d’années, il n’en reste pas moins qu’on n’en connaît pas forcément toute l’histoire dans ses moindres détails. Pour beaucoup, l’histoire se résume à la création de l’école par Charlemagne (la chanson de Sheila a fait des dégâts) et aux lois de Jules Ferry (dans le meilleur des cas).

Chapeau bas à Daniel Brillaud et à Michel Vignau qui ont dû passer des heures et des heures à recenser toutes les informations, tous les documents nécessaires à la réalisation de cet ouvrage qui, en 317 pages, nous permet de tout savoir sur cette institution qui nous est si chère.

Carnets buissonniers – Carl Vanwelde

J’ai craqué sur la couverture. Puis sur la 4ème de couverture dans laquelle on nous précise qu’il s’agit d’une promenade à travers les consultations d’un médecin. Effectivement, nous suivons ce dernier dans ses pérégrinations. Ce qui ressort de ses petits billets, ce sont des tranches de vie. Le médecin se fait poète sans oublier toutefois son métier. On sent toute l’humanité de ce praticien pour qui les patients ne sont pas simplement des numéros de sécurité sociale. Pour bien mettre en relief cela, il prend soin de donner comme titre, à chaque rencontre, le prénom de la personne qu’il rencontre. Si je ne devais retenir qu’une page de ces carnets, ce serait celle qui concerne Pol ou la dernière, relatant les derniers moments de Georges. Ces deux billets montrent avec pudeur une vie qui s’est éteinte ou qui ne va pas tarder. Ces instants tragiques sont retranscrits avec une telle beauté, avec une telle poésie, que l’on en oublie presque qu’il s’agit de vrais instants.

Carl Vanwelde nous retranscrit la réalité, dans ses bonheurs et dans sa cruauté. Il ne se limite pas à des succès, ce qui est révélateur de son côté altruiste, de sa générosité, de sa conscience. Le médecin devient homme, un être qui fait ce qu’il peut pour sauver les autres sans pour autant se prendre pour un surhomme.

Ce livre est un véritable coup de coeur. Je remercie vivement Babelio et les Éditions Weyrich pour cette belle découverte.

Rome et l’impossible conquête de l’Écosse – Patrick Galliou

« Je suis venu, j’ai vu et je n’ai pas vaincu« , aurait pu dire César, lui qui avait fait débarquer ses troupes dans l’île de Bretagne en 55 et en 54 av. J-C. Rome tenta par trois fois de s’emparer de l’Écosse, à la fin du Ier siècle, au début du IIe et au milieu du IIIe après J-C. Mais elle s’est pris un mur, ou plutôt deux : le mur d’Hadrien, au sud, et le mur d’Antonin, allant de l’Ouest à l’Est.

Il s’agit d’un épisode dont on parle peu, remis au goût du jour par l’album Astérix chez les Pictes. Je suis ravie d’avoir pu lire ce livre. On sent toute l’érudition de son auteur, sa passion également et ses recherches qui ont dû être colossales ! J’ai apprécié la mise en valeur des documents de l’époque et la parole donnée à différents auteurs antiques. Un petit bémol cependant : Les nombreux détails et les abréviations ont eu tendance, parfois, à me perdre.

Un grand merci aux Éditions Lemme Edit pour cette belle découverte.