Blossom Creek – Kirsteen Duval

Le vieux Pope Mayer, figure emblématique, est retrouvé mort par un gamin, un tube de somnifères vidé à ses côtés. Cela aurait pu passer pour un suicide. Qui en voudrait à ce vieil homme vivant comme un clochard dans une maison où la saleté côtoie un bric-à-brac innommable ? Mais Pope a bel et bien été assassiné, étouffé. La jeune inspectrice Eva McCarthy va devoir tirer les ficelles de cet imbroglio afin de découvrir tous les mystères de cette mort.

J’avais déjà beaucoup apprécié Origines et Soupçons, j’ai adoré celui-ci. Je n’ai pas réussi à décrocher du roman ! Pourtant, en ce moment, je cours après le temps. Mais là, impossible d’en sortir. Et quand on pense avoir deviné quelques ressorts, il y en a d’autres qui surgissent, donnant ainsi un dynamisme effréné à l’histoire.

Ah, ça fait du bien, ça faisait un moment que je n’avais pas ressenti ça ! Merci beaucoup Kirsteen pour ce très agréable moment de lecture ! Et encore bravo pour cette couverture que j’adore !

Le Chevalier et le diable – Bernard Jouve

Quatrième de couverture :

C’est un parcours initiatique mêlé d’une enquête véritablement policière. Le chevalier de l’Ordre de Malte, Aymar de Mortimer, a découvert un parchemin écrit par un templier quatre siècles auparavant. Ce manuscrit parle d’étapes à franchir, d’énigmes à résoudre pour parvenir à la révélation. Au même moment, le grand maître de l’Ordre lui confie la garde de Djem, frère banni du sultan Bajazet. De l’île de Rhodes à la France, il va accomplir sa mission et, parallèlement, débuter ses recherches qui le mèneront du Midi à Paris puis en Italie. Mais Mortemer est troublé par le manichéisme : doit-il être un homme de Dieu ou un disciple du Diable ? Satan est-il le Dieu de la Terre inspirant tous les crimes, supérieur au Dieu du bien des chrétiens comme l’auraient avoué certains templiers ? Sa quête le fait passer de doutes en certitudes. Elle lui fait rencontrer des personnages célèbres comme les rois de France, Savonarole, Léonard de Vinci, mais surtout le pape Alexandre VI et son fils César Borgia. Sa maîtresse, Lucia, suivante de Lucrèce Borgia, va même l’initier aux pratiques sataniques. Après de nombreuses péripéties machiavéliques, c’est en définitive la découverte de l’énigme qui va apporter la solution à son interrogation métaphysique.

Mon avis :

J’ai découvert ce livre grâce à Babelio et à son opération Masse Critique. Merci à toute l’équipe.

En lisant la quatrième de couverture, je m’étais dit que ce roman allait me plaire, mêlant tout ce que j’aime : une intrigue policière, une période que j’apprécie, des éléments historiques… Malheureusement, cela n’a pas suffit car je n’ai pas du tout accroché à l’histoire. Elle m’a paru pesante, froide. Je n’ai pas pu me raccrocher à un quelconque personnage…

Peut-être est-ce dû au style de l’auteur ? Dès les premières pages, on se retrouve avec des pans d’Histoire qui, à mon goût, venaient ralentir le récit et n’étaient pas fluides. Sans compter la somme des personnages…

Bref, c’est rare mais j’ai abandonné…

Tant pis ! Je passe au suivant !

Lettres à Elise – Jean-Louis Spieser et Thierry Fuchslock

Quatrième de couverture :

Grâce à près de 250 lettres inédites, découvrez pour la première fois la guerre de 1870 à travers le regard de soldats prussiens : de l’entrée en guerre au rapatriement des troupes en Allemagne, en passant par les premières batailles en Alsace et Lorraine, les combats contre l’année de la Loire, le siège de Paris, ou encore la Commune, plongez dans le quotidien de ces hommes. Dans ces lettres, tantôt émouvantes ou drôles, tantôt sinistres ou mélancoliques, les soldats se livrent avec sincérité et racontent leur guerre. Découvrez ainsi les péripéties de Peter Grebel, l’amoureux d’Elise ; d’Anton Kirchhofer, le contemplateur ; d’Otto Drecker, le narrateur aux récits sanglants ; de Wilhelm Overath, le compatissant ; d’Albert Beucker, le revanchard ; de Wilhelm Ervens, celui dont la maîtresse de maison française pleure le départ, et bien d’autres encore !

Mon avis :

Cette guerre reste trop méconnue à mon goût et les livres sur le sujet ne sont pas légion. Aussi, lorsque j’ai vu celui-ci lors de l’opération Masse critique sur Babelio, j’ai sauté sur l’occasion. Que toute l’équipe ainsi que les auteurs et éditeurs en soient remerciés.

J’ai pris un réel plaisir à lire ces lettres. Il est toujours intéressant de savoir ce que pense celui qui est de l’autre côté de la barrière. Nous avons évidemment tous les points de vue : celui qui se bat contre l’ennemi, celui qui se bat parce qu’il ne peut pas faire autrement et celui qui ne comprend pas vraiment cette guerre. Les témoignages de ces soldats permettent de se faire une idée de leur quotidien mais également de la société à cette époque.

Pourquoi ce titre, Lettres à Elise ? Parmi les nombreuses lettres, nous suivons la correspondance de Peter Grebel avec celle qui deviendra sa femme plus tard, Elise. Je vous propose d’ailleurs un petit extrait d’une de ses lettres, celle du 5 novembre 1870, écrite à Saint-Cyr, près de Versailles :

« Ma chère Elise,

(…) Pour nous, ça s’est plutôt bien passé depuis que nous sommes ici, à part les pénuries ou les restrictions qu’il y a eu pratiquement en tout. Mais, ma foi, on finit par s’habituer à tout ! Il y a juste eu une fois où nous avons été mis en alerte et nous avons dû sortir mais nous sommes revenus sur nos pas comme nous étions partis. De toute façon, il n’y a absolument pas de comparaison avec Strasbourg ; il arrive qu’on ait l’impression de vivre en pleine paix et de se trouver dans une ville de garnison en Prusse. On laisse tranquillement les Parisiens avoir faim, sans leur tirer dessus ; il peut arriver qu’ils tentent une sortie, mais alors ils se font taper sur le nez et on les repousse. » (P244)

tous les livres sur Babelio.com

Dinosaures, les géants du vignoble – Ronan Allain

Fiche écrite le 05/01/2018

Quatrième de couverture :

Octobre 2010, coup de tonnerre dans le monde de la paléontologie et dans les médias les restes d’un des plus grands dinosaures connus au monde venait d’être découvert en France. Et plus précisément en Charente. Et il n’était pas tout seul… Crocodiles. Tortues, poissons. Reptiles volants et toutes sortes de dinosaures vivaient il y a 140 millions d’années dans le nord de la Nouvelle Aquitaine actuelle.
Jadis région tropicale couverte de marécages. De lagunes et de cours d’eau. L’histoire de ces découvertes inédites dans des carrières et sous des vignes, est celle d’un formidable monde disparu, ressuscite par les paléontologues. Elle méritait d’être racontée au public dans un ouvrage accessible à tous.

Mon avis :

Voici un livre comme je les aime : beau, pratique, enrichissant et richement illustré. Voilà, c’est tout pour aujourd’hui. Non, je plaisante, je vais développer, arrêtez de piaffer  (sinon je fais venir un dino) !

Je vous rassure, je n’y connais rien en paléontologie et pourtant j’ai vraiment pris plaisir à tourner les pages de cet ouvrage. Ce qui m’a plu tout d’abord, c’est qu’il est aéré et qu’il fait la part belle aux photos, schémas, dessins explicatifs ou illustratifs. L’enfant qui sommeille toujours en moi aurait aimé se retrouver il y a des années en arrière (je vous fais grâce du nombre) avec un manuel de ce type entre les mains (et non pas avec un type s’appelant Manuel, ne confondons pas)… Voyez plutôt :

Dinosaures, les géants du vignoble - Ronan Allain [XXe-XXIe s - France / Paléontologie] Eidola-dinos2-7
(Source : Eidola)

Ensuite, j’ai appris beaucoup de choses et c’est aussi ce que j’aime car lorsqu’on reçoit ce genre de livre, la question est souvent de savoir ce que l’on va vraiment en retenir. D’autant plus que les études se situant en Charentes, à moins d’être du coin, on peut se dire que cela ne va pas nous intéresser. Pourtant, j’ai été littéralement fascinée. Car l’Histoire, elle, nous permet justement de ne pas nous confiner dans un seul lieu et l’on peut facilement imaginer que ces mastodontes se trouvaient également sur tout le territoire. Alors pourquoi les Charentes allez-vous me demander ? Tout simplement parce que, je cite, « ce livre a été conçu en parallèle de l’exposition d’intérêt national intitulée « Dinosaures, les géants du vignoble » [actuellement] au musée d’Angoulême (du 20 mai au 31 décembre 2017), avant de tourner dans d’autres musées en France et à l’étranger. » 

La vie des hommes de la Préhistoire – B. et G Delluc

Brigitte et Gilles Delluc [XXe-XXIe s / France ; Histoire] Image


Quatrième de couverture :

Les livres de préhistoire sont habituellement des romans, comme La Guerre du Feu, ou des livres austères, avec un vocabulaire compliqué et illustrés de planches de silex taillés. L’homme préhistorique y apparaît comme un pauvre hère ou comme une sorte de patchwork ethnographique brossé par des gens pleins d’imagination.Pour faire vraiment revivre la préhistoire de notre pays, raconter la vie quotidienne des Erectus, des Néandertaliens et des Cro-Magnons, Brigitte et Gilles Delluc ont adopté un ton nouveau. Voici un ouvrage ne s’appuyant que sur des faits réels – ils sont déjà extraordinaires – mais aussi très vivant, écrit avec un certain humour. Cet ouvrage documenté, clair et lisible, bouscule bon nombre d’idées reçues et livre le résultat des dernières recherches. Les images qui l’accompagnent sont souvent inédites et toujours parfaitement choisies.

Mon avis :

Ne connaissant pas grand chose de cette période, je n’avais pas envie de lire un fastidieux essai scientifique jargonnant dans tous les sens et m’occasionnant ainsi une sévère migraine qui me ferait traiter son auteur d’Australopithèque. La quatrième de couverture de celui-ci étant fort alléchante, je me suis empressée de l’acheter afin de découvrir cet univers inconnu. Bien m’en a pris car la publicité faite au dos du livre n’est pas, croyez-moi, une publicité mensongère. Cet ouvrage est beau (papier glacé, dessins, schémas, photos), clair, à la portée de tous. Bien plus, non seulement il déboulonne un bon paquet d’idées reçues mais il le fait sur un ton humoristique qui rend la lecture d’autant plus agréable. Mais attention, ce n’est pas parce qu’il y a un brin d’humour que ce n’est pas sérieux (je vois arriver d’ici les esprits chagrins) ! Les auteurs s’appuient non seulement sur des sources précises mais en plus, ils ne sont pas les premiers venus puisqu’ils sont préhistoriens et spécialistes de tout ce qui touche de près ou de loin à cette période.

Alors, si comme moi, vous êtes novices en la matière et que vous vous intéressez à ces ancêtres bien lointains, n’hésitez plus : ce livre est fait pour vous ! 

Extrait :

Les Cro-Magnons, des hommes modernes.

(…) Les enfants meurent souvent en bas âge (c’était vrai encore au XIXe siècle), avec un maximum vers 2 ans, lâge du sevrage, tardif, progressif mais non sans danger : on ne passe pas si facilement du sein maternel au rôti de renne dans l’abri familial. Ces enfants jouaient un rôle non négligeable. Il leur arrive de faire des incursions dans les grottes profondes en Ariège. Ils ont peut-être des jouets (des bâtons percés miniatures à La Garenne ou une poupée articulée il y a 22 000 ans à Brno, en Tchéquie). Ils sont parfois enterrés avec leur mère (abri Pataud*, Cro-Magnon), sans doute à la suite d’un drame obstétrical, ou, plus grands, dans quelques cas, en grande pompe dans une sépulture. 

Petites misères et grands malheurs.

Nous n’avons pas le monopole des maladies. Les Cro-Magnons, comme tout le monde, connaissent des petites misères : l’arthrose, la scoliose, l’hallux valgus (le gros orteil en « oignon ») et, surtout chez les hommes, des fractures.

Les ennuis dentaires, eux aussi, ne datent pas d’hier. Comme ses prédécesseurs, Cro-magnon a mal aux dents : ici une dent surnuméraire infectée, là de nombreuses infections gingivales par manque d’hygiène, aboutissant à la chute des dents. Ils ne se nettoient sans doute pas les dents avec un petit bout de bois comme le font les Africains encore aujourd’hui. Mais ils ne souffrent jamais de carie, car l’alimentation est coriace, sans sucres rapides ni purées. Les dents pourtant s’usent vite car on ne fait pas trop attention au sable qui se glisse dans la nourriture.



* Site préhistorique qui se trouve au cœur du village des Eyzies-de-Tayac en Dordogne.