Guet-Apens – Sam Peckinpah

Ce film est paru en 1972 (et le premier qui me dit qu’il est vieux se prend ma main dans la tronche mon mépris éternel) aux États-Unis et en 1973 en France. Steve McQueen, inutile d’en parler, non ? Tout le monde le connait (enfin, j’espère !). Quant à Ally MacGraw, sa partenaire dans le film (qui deviendra d’ailleurs son épouse après avoir eu une relation avec lui sur le tournage alors qu’elle était mariée à Robert Evans… Mais ceci ne nous regarde pas ! comme le diraient Les Inconnus Winkd’autant plus que le Steevounet ne crachait pas sur les aventures non plus Sam Peckinpah - Guet-Apens 3329283428), elle est surtout connue pour son rôle dans Love Story (1970). MacQueen interprète le rôle de Carter (dit « Doc ») McCoy, un malfrat, qui, en échange de sa liberté, devra commettre un braquage pour un truand, Jack Benyon. Ce dernier lui fournit les hommes. Mais bien évidemment, cela ne se passe pas comme prévu. Et McCoy découvre que Benyon veut le descendre… Le coup classique dans le monde des mafieux, non ? Il part donc en cavale avec sa femme (oui, bon, on a bien compris qui jouait le rôle… Il n’y a pas cinquante femmes dans le film !) mais il la soupçonne également.

Entre doutes Sam Peckinpah - Guet-Apens 388121193, amour Sam Peckinpah - Guet-Apens 1120958002 et courses-poursuites Sam Peckinpah - Guet-Apens 206231591, McCoy n’a pas le temps de souffler… Le téléspectateur non plus d’ailleurs car le rythme est vraiment soutenu Sam Peckinpah - Guet-Apens 555433233! J’ai passé un très bon moment ! 

Ce film entre dans le challenge de Sharon

Une rue de Paris et son habitant – H. de Balzac

Je découvre tout juste cette nouvelle de Balzac. 35 pages dans lesquelles on découvre le Paris du XIXe siècle, avec « des rues courbes, des rues qui serpentent. » Mais qui est ce fameux habitant indiqué dans le titre ? Il s’agit d’un savant, un certain Marmus, ou plutôt, pour être plus exacte, du « célèbre professeur Jean-Népomucène-Apollodore Marmus de Saint-Leu, l’un des plus beaux génies de ce temps. » C’est à travers ce personnage quelque peu particulier que nous déambulons dans la Capitale, en 1827. Nous faisons également connaissance avec l’épouse du savant. Il faut avoir un bon caractère pour être la compagne d’un tel homme ! Elle dira ainsi, à sa domestique, « un savant, voyez-vous, est un homme qui ne sait rien du tout… de la vie, s’entend. »

Cette nouvelle oscille entre le sérieux et l’humour. Oui, oui, j’ai bien dit « humour ». Je sais que ce n’est pas courant chez cet écrivain mais c’est bien le cas ici. J’ai pris plaisir à la lire.

Challenge Les textes courts. 

Genre : Nouvelle 

Auteur : Honoré de Balzac

Pays : France

Nombre de pages : 35

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La belle Rémoise – Hubert Haddad

Dernière nouvelle du recueil Nouvelles du jour et de la nuit, « La belle Rémoise » nous conte l’histoire d’un jeune professeur de piano déménageant à Reims. Breton d’origine, il est obnubilé par le naufrage de l’Erika qu’il compare à une femme. Arrivé dans la cité du Champagne, il intègre une institution de jeunes aveugles, du nom de Perseval, dirigée par M. Gauvain (on notera les références médiévales). Une des élèves paraîtra très sensible à sa musique…

Cette nouvelle nous permet de déambuler dans Reims comme si nous accompagnions le narrateur. Après moultes pages de descriptions, on se demande où veut en venir l’auteur sans pour autant lâcher des yeux le texte. La symbolique des femmes est intéressante. La nouvelle commence avec cette Erika, sorte de fantôme féminin associé au fameux bateau, et finit avec Orable (tiens, encore un personnage médiéval : Guillaume d’Orange était amoureux de la fille du roi sarrasin Desramé qui portait ce prénom). Cette jeune aveugle envoûte le professeur telle les sirènes dans Ulysse, non pas par son chant mais par sa musique et son aura. Elle prononce par deux fois des termes mystérieux : « le miracle de la Sainte-Épine ». Serait-ce une référence au miracle qui s’est produit au XVIIe à Port-Royal ? Quoi qu’il en soit, il semblerait que cette jeune fille ait guéri le narrateur… Sous des dehors anodins, cette nouvelle contient bon nombre de références qui amènent le lecteur à réfléchir.

Challenge Les textes courts. 

Genre : Nouvelle 

Auteur : Hubert Haddad

Pays : France

Nombre de pages : 45

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Les Plumes chez Émilie : Chocolat

Les mots à insérer sont : BROYER- DOUCEUR- CABOSSE – TABLETTE- EMBALLAGE – NOIR- SURANNÉ – FOLLE- DÉGUSTER- CÂLIN- CHAUD- PRESCRIRE- PÂTISSERIE – PLAISIR

Le goûter

Séraphine : Madame a sonné ?

La Baronne : Oui, bien évidemment Séraphine ! Qui voulez-vous qui agite cette clochette ? Seriez-vous devenue folle ?

Séraphine : Vos réponses sont toujours un plaisir ! J’étais dans la cuisine, la cocotte-minute fait un boucan de tous les diables, j’ai à peine entendu le bruit, voilà pourquoi je vous pose la question !

La Baronne : Mais que fait la cocotte-minute en marche à cette heure ? Il est à peine 15h00. Ne me dîtes pas que vous préparez déjà le dîner !

Séraphine : Ah, ah ! Ce serait un peu tôt ! Non, c’est votre goûter que je suis en train de confectionner.

La Baronne, surprise : Mon goûter ? À la cocotte-minute ? J’en reste sans voix Séraphine ! Vous me surprendrez toujours dans vos façons de cuisiner ! Et puis-je savoir ce qui…hum… mijote ?

Séraphine : Une pâtisserie.

La Baronne, estomaquée : Plait-il ?

Séraphine : Un gâteau au chocolat. Lorsque j’ai ouvert la tablette de ce chocolat noir à l’emballage suranné, avec le dessin de la cabosse…

La Baronne : Oui, oui, je vois bien cette tablette. C’est du chocolat de dégustation, pas du chocolat pour faire de la pâtisserie.

Séraphine : … il y avait une recette à l’intérieur. Le gâteau minute.

La Baronne, les yeux écarquillés : Minute, pas cocotte-minute ! Ma pauvre Séraphine ! Et comment avez-vous fait votre chef-d’oeuvre ?

Séraphine : J’ai broyé le chocolat, ajouté de la farine, du beurre, du sucre, des oeufs. J’ai mélangé le tout et je l’ai mis dans la cocotte. Je dois attendre une minute après le sifflet. Vous verrez, c’est marqué sur le papier : « Aussi doux qu’un câlin ». Vous m’en direz des nouvelles !

La Baronne, reniflant : Ça ne sentirait pas le brûlé ?

Séraphine : Mon gâteau ! (Elle court à la cuisine) Oh ! Mais quelle horreur ! On ne peut même plus se fier aux recettes qu’ils prescrivent maintenant ! « Aussi doux qu’un câlin » qu’ils disaient ! Tu parles d’une douceur ! Aie, c’est chaud ! Saleté ! Je crois que la cocotte est foutue !

La Baronne, éclatant de rire devant l’air dépité de la domestique : Séraphine, pour le goûter, on fera dans le classique, on sortira les madeleines !

Le défi du 20 : Lettre M

Ce mois-ci, c’est Soène qui nous propose le mot concret : Mandarine, et le mot abstrait : Malédiction

Savez-vous comment je fais pour éviter la malédiction du pépin dans la mandarine ? Je coupe les tranches pour en faire une petite salade de fruits. Hors de question de me passer de ce fruit que j’adore, dont l’odeur, comme la madeleine de Proust, me renvoie directement aux festivités de Noël à l’époque où je les aimais encore. La véritable malédiction pour moi serait de ne plus en manger !

@LB

C’est à mon tour de proposer deux mots pour le mois de mars avec la lettre N. Je propose donc noisette et naïveté.