Les défis du 20 : Lettre J

Les règles sont ici. C’est Catichou qui est aux manettes avec la lettre J. Elle nous propose « jeu » et « janotisme ».

Pour ce jeu, je suis allée voir la définition de « janotisme ». Ce terme me faisait penser à la chanson 🎤 »Jeanneton prend sa faucille » 🎼… Allez, tous en choeur : La rirette, la rireeeeeeeeeeeette !!! Non, ne me remerciez pas, vous allez l’avoir dans la tête toute la journée, c’est cadeau ! Allez, histoire de jouer encore un peu, je vous mets la version soft, vous pourrez vous l’écouter en boucle !

Bon, mais restons sérieux, même si le janotisme peut prêter à sourire puisqu’il s’agit, pour faire vite, d’une phrase mal construite. Et il me revient en mémoire, même si je ne me souvenais pas du terme exact, l’exemple que nous avait donné un de mes professeurs : « Battant des ailes, la fermière lâcha le poulet ». Ah, que de bons moments passés avec cet enseignant ! Je ne pensais pas que la nostalgie allait faire surface de bon matin… C’est le jeu ma pauv’ Lucette !

Les défis du 20 : Lettre I

Les règles sont ici. C’est Vonnette qui est aux manettes avec la lettre I. Elle nous a d’abord proposé ICEBERG et IGUANE. Puis, se rendant compte qu’il fallait un mot abstrait, elle a changé l’iguane en INSOUCIANCE. Mais ça n’arrangeait pas mon affaire car j’avais déjà préparé mon billet… Donc vous aurez les 3 mots dedans et pis c’est tout !


Un iguane sur un iceberg, a-t-on déjà vu ça ? Même chez La Fontaine on ne le trouve pas. Mais avec le changement de climat, l’iguane n’aura t-il pas envie d’être un peu au frais ? Ou, à force de fondre, les icebergs ne se retrouveront-ils pas à des endroits improbables ? Ceci dit, la bestiole ne fait-elle pas preuve d’insouciance en risquant une pneumonie ?

Vous avez 2h ! Je ramasse les copies ensuite. 😄

Les Plumes chez Émilie : Rasséréner

Voici la liste des mots à insérer : Calmer, soutien, douceur, héroïque, patient, cool, grrr, méditation, maternel, modérer, embrouille, évasion, éveil. J’ai laissé « cool » de côté, il aurait été anachronique. Voici mon texte :

Le nouveau foyer

« Non, non, au secours !!! » Antoine avait fini par s’endormir dans son nouveau lit mais son sommeil était encore tout agité par ce qu’il avait vécu : l’incendie de la ferme.

– Calme-toi Toinou, tu es en train de faire un cauchemar !

Rosalie essayait, avec une douceur toute maternelle, d’apaiser son fils. Louis vint la rejoindre et lui passa son bras autour du cou.

– Alors, comment va mon petit patient ?

Antoine était dans un semi-éveil. Dans un brouillard, il perçut les deux personnes qu’il aimait le plus : sa mère et son sauveur.

– Le feu… la ferme… où suis-je ?

– La ferme a brûlé, Antoine, dit le médecin d’un ton qui frôlait la méditation, mais il faut modérer à présent la gravité des choses. Vous auriez pu, ta mère et toi, brûler vifs. Ce ne sont que des dégâts matériels. Il est normal que ton cerveau s’embrouille pour l’instant. Dans quelques temps, tu verras, tu iras mieux.

– Merci docteur ! Rosalie appréciait le soutien que lui apportait ce dernier. Vous avez été héroïque.

– Oh, c’est un bien grand mot Rosalie !

Louis rougissait. Il appréciait de plus en plus la présence de ces deux êtres malmenés par la vie.

– Grrr…

– Qu’y a-t-il Médor ?

Le docteur alla ouvrir la porte. Les villageois étaient venus demander des nouvelles des deux rescapés et apporter des provisions.

– Nous avons une bonne nouvelle : l’incendiaire a été attrapé. Il s’agit de Maurice Vialat. Après son évasion, il a mis le feu à plusieurs fermes pour se venger. Il est sous les verrous et sous bonne surveillance. Il n’est pas prêt de sortir cette fois !

Rosalie était sortie sur le pas de la porte et avait tout entendu. Louis la prit dans ses bras.

– C’est une excellente nouvelle. On va pouvoir tourner la page de ce désastre.

Rosalie se blottit dans ses bras. La chaleur du médecin lui procurait une sensation de bien-être. Elle était prête à se reconstruire à ses côtés.

Atelier 3 chez Le Rimarien

Pixelie25 nous propose cette fois de faire un poème dont tous les vers se termineront par le son U.

Turlututu chapeau pointu ! criait le Père Ubu,

qui n’était autre qu’un hurluberlu,

au Roi de Pologne combattu.

Mon héros ! gloussait la mère Ubu,

qui le trouvait couillu

d’avoir ainsi exclu

du trône le vaincu.

Merdre ! corrompu je fus, dit le Père Ubu,

par la Mère, qui m’a convaincu.

Mais il faut que je la rétribue

si je veux la paix revenue,

sinon, tout est foutu !

Les Plumes chez Émilie : Flamme

Voici la liste des mots à insérer : Bois, incendier, éteindre, vive, danse, déclarer, passion, lance, lampe, long, poudre, pyromane, protéger. Voici mon texte :

L’incendie

– Docteur, venez-vite ! Docteur !!!

Louis Paillon se réveilla en sursaut et alluma sa lampe. Quelqu’un criait sous sa fenêtre. Mais quelle heure était-il donc ? « Voilà, voilà, j’arrive ! » grommela t-il en enfilant son pantalon. Les cheveux en bataille, les yeux bouffis de sommeil, il ouvrit sa porte qui émit un grincement significatif de ces vieilles demeures ayant du vécu.

– Hortense ? Que se passe-t-il ? Quelqu’un est malade chez vous ?

Hortense était la dame qui s’occupait d’entretenir l’intérieur de la maison du médecin. Il savait qu’un de ses enfants était de santé fragile.

– Non, Docteur, c’est pour les Martin, leur ferme brûle !

– Que dîtes-vous ?

Cette fois, Louis était bien réveillé. « Vite, prenons ma voiture » dit-il en attelant le cheval. Vous m’expliquerez sur le chemin.

– Le feu s’est déclaré dans le petit bois, à la lisière de leur ferme. Les voisins sont sur place mais ils n’arrivent pas à l’éteindre. Il leur faudrait une lance à eau. Ils n’ont que des seaux. La paille de la grange d’à-côté a pris comme une traînée de poudre. On imagine que c’est encore l’acte de ce pyromane qui traine dans le coin et qui avait incendié la ferme des Tonnelier et la grange des Brousson. Il parait que certains aiment voir le feu qui danse et crépite, la couleur vive des flammes. C’est une passion qui les pousse à passer à l’acte…

– Et Rosalie et Toinou ?

– Je ne sais pas encore, c’est pour ça que je suis venue vous chercher.

Louis faisait courir son cheval comme jamais. Il espérait que les deux allaient bien. Que ce trajet lui paraissait long d’un coup ! Il sentait l’odeur du brûlé et commençait à percevoir les lueurs de l’embrasement. Il arrêta sa voiture sans même attacher sa bête. Tout était dévasté. Ses yeux cherchèrent au milieu des voisins un visage connu. Soudain, il vit quelqu’un arriver sur lui et s’effondrer dans ses bras.

– Docteur, merci d’être venu. Qu’allons-nous devenir à présent ? Nous n’avons plus rien.

– Rosalie ! Ma pauvre, tout va bien ? Où est Toinou ?

– Là-bas, il est choqué mais il va bien.

Elle essaya d’appeler son fils mais son cri se perdit dans un sanglot. Louis la prit par les épaules et rejoignit Antoine, accroupit dans un coin, la tête entre ses mains.

– Ne restons pas là, ça ne sert à rien. Allons chez moi, il y a largement de la place pour trois.

– Mais que diront les gens ?

– Ce qu’ils veulent… Le rôle d’un médecin n’est-il pas de protéger ?